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CHAPITRE VU

cillations, dont le nombre est souvent de plus de 3o par minute. Le poids et la figure des aiguilles étant donnés, il est facile de déterminer la force qui produit les oscillations. Coulomb ne voulut pas se prononcer sur la cause du phénomène : il se demanda si elle était magnétique, ou si on devait l’attribuer à la présence de quelques particules de fer répandues indistinctement dans tous les corps, et qui ne pouvaient être rendues sensibles par les analyses chimiques.

Or, comme aucun corps n’échappe à l’action attractive de forts barreaux , il fallait donc admettre que tous les corps, sans exception, renfermassent du fer.

Les aimants artificiels dont il a fait usage étaient formés chacun de quatre barreaux d’acier trempés à blanc , de 36o millimètres de longueur et de 4 millimètres d’épaisseur. Ayant fait d’abord osciller chaque aiguille hors de l’influence des aimants, il détermina la force de torsion du fil par le nombre d’oscillations qu’elle faisait dans cette position; puis il la fit osciller lorsqu’elle était placée entre les pôles des aimants, pour avoir la force réunie de la torsion et de la force magnétique ; en retranchant les carrés des nombres d’oscillation, il obtenait seulement l’action magnétique.

Pour préserver les aiguilles des agitations de l’air, Coulomb employait une cloche de verre AA (fig. C)4 bis) percée par le haut, et surmontée d’un tube AB, dont l’extrémité supérieure était fermée par un bouchon de liège qui pouvait monter et descendre à volonté. Ce bouchon était traversé par une tige de bois ou de métal à laquelle était attaché le fil de cocon, dont l’extrémité inférieure portait un anneau de papier très-fin dans lequel il plaçait la petite aiguille. La cloche était placée sur les pôles n , s , des deux aimants, dirigés sur la même ligne.

Les aiguilles de métal soumises à l’expérience avaient 7 milli. de longueur, et pesaient L\o milligrammes. Hors de l’influence des aimants, elles faisaient 4o oscillations

384 ACT. DES AIM* SüR T0US LES COUPS EJN" REPOS.

en 44 secondes. Descendues entre les pôles des aimants, elles exécutaient :

Pour

l’or

oscillations en

Pour

l’argent

Pour

le plomb ....

Pour

le cuivre . . . . .

Pour

l’étain

U en déduisit le rapport du moment de la force magnétique de chacun de ces métaux par la méthode que nous avons fait connaître :

Pour l’or = 3,oo.

Pour l’argent = 3,8o.

Pour le plomb = 4^97*

Pour le cuivre rr=: 3,oo.

Pour l’étain = 4^4-

Ces résultats obtenus, Coulomb a cherché à déterminer la quantité de fer qui peut être alliée avec un autre métal, lorsque la rapidité des oscillations produites par un seul barreau aimanté sur une lame tirée de ce corps est un signe qu’il renferme du fer en quantité, cependant si petite , qu’il est difficile de l’apprécier par les moyens ordinaires. Il expérimenta d’abord avec un culot d’argent, séparé par la fonte d’un culot de fer; le barreau aimanté agissait sensiblement sur cet argent , qui , dissous dans l’acide nitrique et précipité par le prussiate de soude, ne donna pas la plus petite nuance de bleu. Coulomb pensa néanmoins qu’il devait s’y trouver du fer, et employa le moyen suivant pour découvrir le rapport du fer a l’argent.

Il forma avec de la cire trois cylindres pesant chacun 212 milligrammes, et de a3 millimètres de longueur : dans le premier il introduisit en limaille de fer le quart du poids de la cire; dans le deuxième, le huitième; et dans le troisième, le seizième. Les pôles des deux ai-

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