‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 283 sur 362 · CHAPITRE VU. 3q · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU. 3q

insensiblement et d’une manière irrégulière, de sorte qu'il est impossible de les apprécier.

En résumé, on voit que les effets magnétiques produits par l’influence d’un fort barreau aimanté, dans l’acier trempé ou le fer doux, diffèrent essentiellement de ceux qui ont lieu dans tous les corps où le magnétisme est très-faible. Dans les premiers, quelles que soient leurs positions respectives et par conséquent leurs directions, la distribution, du magnétisme s’y fait toujours dans le sens de la longueur, à l’exclusion de toute autre direction, tandis que dans le tritoxide de fer, le bois, la gomme laque, elle a beu dans un sens qui dépend de la distance du corps aux pôles de l’aimant, de sorte que cette distribution varie avec la direction que l’aimant fait prendre au corps, en raison de Faction qu’il exerce sur lui.

§ IL Action de tous les corps sur T aiguille aimantée pour diminuer T amplitude des oscillations sans changer leur nombre.

a32. Nous venons de voir que tous les corps, placés en présence d’aimants très-puissants, manifestent de faibles propriétés magnétiques, que l’on peut attribuer aussi bien à de petites quantités de fer, que l’art n’a pu découvrir jusqu’ici dans leurs parties constituantes, qu’à la nature même de ces parties. Nous allons actuellement nous occuper d’autres propriétés magnétiques , essentiellement différentes des premières , que l’on fait naître momentanément par le mouvement dans ces mêmes corps. M. Arago fut conduit à cette découverte importante en faisant osciller une aiguille aimantée audessus ou près de corps d’une nature quelconque. Si l’on suspend une aiguille aimantée horizontalement audessus d’un métal ou sur de l’eau, et qu’on l’écarte de sa position naturelle d’un certain nombre de degrés, en l’abandonnant ensuite à elle-même, elle oscille dans des arcs de moins en moins étendus, comme si elle se

3c)4 ACT. DE TOUS LES C0RPS SUR l’aig. aim., etc.

trouvait dans un milieu résistant. Ce qu’il y a de remarquable dans ce mode d’action, c’est que la diminution dans l’amplitude des oscillations ne change pas leur nombre dans le même temps.

Donnons quelques exemples avec l’eau, la glace et le verre, comme l’a fait M. Arago. Pour fixer les idées, saisissons l’instant oii la demi-amplitude n’est plus que de 43°, et comptons combien il s’effectue d’oscillations depuis le départ.

La distance de l’eau à faiguille étant de o mil. 65, il se perd io° en 3o oscillations.

A. 5a mil. 2 de distance, il faut pour la même perte. , . 6o oscillations.

Ainsi, selon que l’aiguille est à o mil. 65 ou h. 5a mil. 2 de distance de la surface de l’eau, elle perd io° dans l’amplitude de ses oscillations en 3o ou en 6o oscillations ; la différence , comme on voit , est du double. . Arago a obtenu les résultats suivants en plaçant la

même

aiguille sur

e ia glace :

De

0 mil.

dist.

oscill.

De

i mil.

de

dist.

oscill.

De

3o mil,

de

dist.

oscill.

De

52 mil

de

dist.

oscill.

Sur un plan de verre (crown-glass) avec une autre aiguille.

De 90° à 4i°, à o mil. 91 de distance, il s’é-

coule.. 122 oscill.

De 90° à 4i°, à 0,99 . 180

De 90° à 4i°, à 3,o4 208

De 90° à 4t°? ‘5 4a)1 221

Les plans de métal ont donné des résultats semblables; mais néanmoins M. Arago a remarqué que les métaux qui agissent avec plus d’énergie que le verre, le bois, etc., ont un mode d’action qui diffère de celui

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