CHAPITRE VII
de ces substances. Tous ces résultats mettent en évidence le principe énoncé ci-dessus, savoir : que tous les corps qui se trouvent près d une aiguille aimantée qui oseille, exercent sur elle une action dont reflet est de diminuer l’amplitude des oscillations sans altérer leur nombre. Cette découverte a été annoncée parM. Arago à l’Académie des sciences de Paris , le 22 novembre
233. M. Seebeek, immédiatement après la découverte de M. Arago , répéta l’expérience en faisant osciller une aiguille de 2 pouces f de longueur, à 3 lignes de distance au-dessus de plaques de diverse nature, et compta le nombre des oscillations nécessaires dans chaque cas, pour que l’amplitude fût réduite de â5" h io°. "Voici les résultats qu’il a obtenus :
Nombre des oscillations.
Épaisseur des plaques.
Substances.
• • • 0,0 lig
. . Mercure.
. . Or.
. . Zinc.
. . Fer.
Nous ferons observer que M. Seebeek n’a pas opéré avec des plaques ayant les mêmes dimensions ; ainsi il est impossible de tirer aucune induction de tous ces résultats. A la vérité, plusieurs d’entre elles ont la même épaisseur; mais comme le rayon n’est pas donné, on se trouve toujours dans le vague.
M. Seebeek a avancé qu’en alliant des substances
3ç)6 PHENOM. MAGNET. PROD. BANS LES CORPS, ETC.
magnétiques avec d’autres qui ne le sont pas, on forme des composés qui n’exercent aucune action sur l’aiguille aimantée. Il cite particulièrement les alliages de quatre parties d’antimoine et d’une de fer ; de deux parties de cuivre et d’une de nickel.
§ III. Des phénomènes magnétiques produits dans tous les corps par la rotation.
2 3/j . M. Arago, ayant observé qu’une plaque de cuivre, ou de toute autre substance solide ou liquide, placée au-dessous d’une aiguille aimantée, jouissait de la propriété de diminuer l’amplitude des oscillations sans changer sensiblement leur durée, eut l’idée d’essayer si cette même aiguille ne serait pas entraînée par une plaque en mouvement. La conséquence était naturelle : l’expérience vint confirmer ses prévisions, et la physique s’enrichit alors d’un fait capital par les résultats importants qui en découlent.
Commençons par décrire l’appareil, fig. g5, qui a servi à observer faction d’une plaque en mouvement sur une aiguille aimantée.
II est une horloge en cuivre, à l’exception de deux ou trois pivots qui sont en acier. Elle est portée sur un trépied qui est mis d’aplomb au moyen de trois Vis calantes, et est destinée à imprimer un mouvement de rotation très-rapide à un axe vertical , auquel est assujettie une pièce b b' b" à trois branches, sur laquelle on place les disques que l’on soumet à 1 expérience. Ces disques sont percés h leur centre d’un petit trou qui reçoit le prolongement de l’axe de rotation ; on les retient sur les branches b b' b" au moyen d’une vis de pression. Des volants v v v\ que l’on incline à volonté, sont destinés à ralentir plus ou moins la vitesse des disques.
Une table TT' porte un plateau pp percé au milieu d’une ouverture un peu plus grande que les disques. Une feuille de papier est collée en fj\ fig. 96, à la