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CHAPITRE VII

métal pour rendre le magnétisme au disque de laiton fut tel , que celui-ci décrivit ses révolutions dans le nombre de secondes qui suit :

i tour. 2 tours. 3 tours. 4 tours. 5 tours.

La force accélératrice est devenue plus que double de celle qui avait été développée dans la dernière expé- - rience.

Le bismuth ayant été enlevé, et les parties découpées remplies avec de l’étain, on trouva pour le temps des révolutions :

ai", 7. 3o",8. 38", o. 43", 5. 48", 7.

Ainsi le disque était revenu à son état primitif.

En se servant de la formule f ■— 1000000 — , e les

moyennes des cinq résultats pris dans chaque cas ont donné pour les forces accélératrices :

Airain non coupé 1,00.

coupé 0,24.

Soucié avec le bismuth. . o,53.

Soudé avec l’étain 0,88.

Cuivre non coupé 1,00.

— coupé 0,20.

Soudé avec l’étain. .... 0,91.

Tous ces résultats nous montrent l’influence des vides, et des substances qui les remplissent dans les plaques, sur leur énergie magnétique.

Les mêmes métaux réduits en fils ou en poudre ont donné des effets beaucoup moindres encore.

Tels sont les faits que MM. Babbage et Herschell ont ajoutés à ceux qui ont été découverts par M. Arago.

4o6 EFFETS DE LA FORCE COERCIT. DANS LICIER, ETC.

§ IV. Des effets de la force coercitive dans Vacier sur le magnétisme par rotation.

239. M. Haldat (1) a cherché la limite à laquelle une aiguille d’acier ou de fer cessait d’être entraînée par le disque rotateur; il a trouvé que toute aiguille, pourvu qu’elle fût magnétique, quoiqu’à un très-faible degré, obéissait toujours à l’action du disque, mais que cette action était sans effet sur elle aussitôt que la polarité disparaissait.

Il fit ensuite de vaines tentatives pour aimanter des aiguilles de fer ou d’acier au moyen du disque en mouvement, même lorsque la rotation était la plus grande possible.

Ayant attribué cet effet à l’absence de la vertu coercitive, il soumit à l’expérience des disques de fer et d’acier, et fut conduit à un résultat auquel il était loin de s’attendre.

Un disque de fer doux a agi avec plus d’énergie qu’un disque de cuivre; comparé à un disque de laiton, il a entraîné l’aiguille à une distance double pour la même vitesse. Le fer fortement écroui s’est comporté comme le fer doux, et n’a pu communiquer la polarité à une aiguille d’acier. Mais un disque d’acier non trempé, d’un millimètre d’épaisseur, qui devait exercer, suivant sa manière de voir, une forte action, en vertu de sa force coercitive, ne produisit aucun effet appréciable sur l’aiguille aimantée qui , après quelques oscillations irrégulières , s’est maintenue dans sa position d’équilibre ordinaire. M. Haldat en a conclu que la force d’entraînement était en raison inverse de la force coercitive.

Le même observateur a cherché comment la chaleur, qui exerce une influence sur la force coercitive de l’acier , agit sur le magnétisme par rotation. Il n’a ob-

(1) Annal, de Ch. et de Phys., t. xxxix, p. 23 1.

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