‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 291 sur 362 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

serve aucune différence dans l’action exercée par les disques incandescents et les disques qui se trouvent à la température ordinaire.

§ Y. Des phénomènes magnétiques produits dans une

sphère de fer pleine ou creuse, parla rotation.

^4o. M. Barlow, le 14 avril 1825, six mois par conséquent après la première communication de M. Arago à l’Académie des sciences, a annoncé à la Société royale de Londres le résultat de ses recherches sur les effets magnétiques produits dans le fer par la rotation.

Ayant fixé un obus à un tour, auquel on pouvait communiquer un mouvement de 64o tours par minute, il plaça à peu de distance une aiguille de boussole, qui fut déviée de plusieurs degrés et resta ensuite stationnaire pendant tout le mouvement ; mais elle reprit sa direction aussitôt que le mouvement eut cessé. Le mouvement ayant heu en sens inverse , l’aiguille se dévia d’un même nombre de degrés dans un sens contraire, et tous les phénomènes précédents se reproduisirent.

L’expérience fut répétée plus en grand : une bombe de 12 pouces fut fixée au mandrin d’un tour mû par une machine à vapeur.

L’effet fut plus considérable. Dans certaines positions, l’aiguille ne recevait aucune action : il y en avait pour lesquelles la déviation avait lieu en un sens, et d’autres où elle avait beu en sens contraire. La limite de la déviation était comprise entre zéro et 80 degrés. En raison de la situation de l’aiguille et de sa distance à l’appareil, les autres effets se reproduisirent comme précédemment.

241 • M. Barlow, pour trouver les lois qui déterminent la direction de l’aiguille pour tous les cas, construisit un appareil, dans lequel il n’avait plus à craindre l’influence de la masse de fer qui faisait partie des tours. En voici la description, dont on concevra facilement le mécanisme en jetant les yeux sur la figure 98.

4o8 PHÉNOM. MAGNET. PROD. DANS UNE SPHERE, ETC.

Cet appareil consiste en un châssis ou cadre, comme celui d’une machine électrique. Une bombe de 8 pouces de diamètre et d’un poids de trente livres remplace le cylindre. Les pieds de la table massive sont fortement assujettis sur le sol ; le système moteur se compose de deux roues, l’une de 18 pouces de diamètre, et l’autre de 3.

La manivelle pouvant tourner aisément 2 tours par seconde, on imprime ainsi à la bombe un mouvement de y 20 tours par minute. On place près de l’appareil un guéridon suffisamment affermi , qui a une échancrure demi-circulaire, au moyen de laquelle on peut le placer aussi près de la bombe qu’on le veut.

Une aiguille placée dessus peut en être approchée dans toutes les directions. Des trous pratiqués dans la table permettent de fixer le cadre ou châssis dans tous les azimuts. Le guéridon peut s’élever à toutes les hauteurs, afin que l’aiguille soit placée au-dessus ou audessous de la bombe.

Le guéridon fut d’abord élevé à la hauteur de l’axe de la bombe, et l’aiguille placée successivement en diverses positions autour d’elle.

L’aiguille, quel que fût l’azimut, pourvu que l’on détruisît l’influence terrestre au moyen d’un aimant, présenta les effets suivants : le pôle nord s’approchait de la bombe quand la partie supérieure de celle-ci descendait vers l’aiguille; dans le mouvement en sens contraire, c’était le pôle sud.

M. Barlow , tantôt mit l’axe de rotation dans le méridien magnétique , tantôt dans la direction de l’est à l’ouest, et plaça successivement la boussole autour de la bombe. Parmi les résultats qu’il a obtenus, nous rapportons ceux qui suivent :

Ayant neutralisé faction terrestre avec un aimant convenablement placé , pour que l’aiguille fût dans une direction tangentielle à la bombe, il a trouvé que, quelle que soit la direction de l’axe de rotation , si le mouvement de la bombe est dirigé vers l’aiguille, l’extrémité

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