CHAPITRE III
îaine distance. Supposons que le cercle nrî erï représente la limite de ces forces , on voit que l’aiguille penche du coté de la circonférence, à cause des forces supérieures qui existent du côté du centre; car de ce côté il y a une demi-circonférence rm n, et de l’autre il n’y a d’agissant que l’espace nnririiï, qui a de moins l’espace n n' e. Il en résulte que plus on porte l’aiguille vers le centre, plus il y a du côté extérieur de quantité de matière qui entre en action, et il y a un point où l’aiguille est également repoussée vers le centre et la périphérie; alors elle ne penche ni d’un côté ni de l’autre, et doit rester dans la ligne verticale. En continuant à avancer l’aiguille vers le centre, on se rend compte de la même manière de l’inclinaison en sens inverse. Enfin, quand elle se trouve immédiatement sur le centre, elle ne doit éprouver aucun changement.
9.83. MM. Nobili et Antinori ont établi un parallèle entre les effets observés par M. Arago et les courants de M. Faraday. Ils ont d’abord essayé de suivre la marche des courants qui se développent sur les disques de métal, quand, étant sous l’influence d’une aiguille aimantée, ils sont soumis à un mouvement lent de rotation ; dans ce cas, les courants sont faciles à reconnaître : mais la question devient très-difficile à résoudre quand la rotation augmente de vitesse, attendu que les courants sont disséminés sur le disque, de manière à compliquer singulièrement leurs cours. Pour essayer de se rendre compte d’une partie des effets produits , les deux physiciens italiens ont adopté une disposition particulière. Ils ont fait agir sur le disque les deux pôles d’un aimant en fer à cheval, placé à une même distance du centre et sur un même diamètre, afin de satisfaire a toutes les lois de symétrie. La fig. 19.4 indique la distribution des courants qu’ils ont reconnus avec leurs sondes. Dans ce cas, ONES est le disque ordinaire; RR les flèches qui indiquent la direction de la rotation; N' S' la projection des pôles de l’aimant situés au-dessous.
Nous avons rapporté, avec autant d’exactitude qu’il
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nous a été possible, les principales observations relatives à la découverte fondamentale de M. Faraday , ainsi que les développements qui sont dus à MM. Nobili et Antinori. Nous allons actuellement soumettre au lecteur une observation sur quelques-unes des méthodes d’expérimentation employées par ces trois physiciens.
Rappelons-nous que lorsque l’on a un fil de métal quelconque, de cuivre par exemple, et que l’on superpose Pun sur l’autre les deux bouts, quand ils n’ont pas la même température , on a toujours un courant électrique qui , pour le cuivre , va du coté chaud au coté froid. Cela posé, prenons les deux sondes de M. Nobili, plaçons Pune auprès du centre et l’autre près de la circonférence clu disque, et pressons-îes assez fortement sur le disque pendant qu’il tourne pour qu’elles y adhèrent continuellement; supprimons en même temps l’aiguille aimantée: il y aura évidemment dégagement de chaleur, par suite du frottement exerce par les pointes sur la surface du disque, et la chaleur dégagée sera plus forte sur la sonde qui est près du centre que sur l’autre, puisque les points qui environnent ce centre sont animés de plus de vitesse que ceux qui en sont éloignés. Eh bien, dans ce cas, on aura un courant thermo-électrique qui ira de la sonde placée près du centre à l’autre, en suivant le disque. D’ un autre côté, plus le mouvement de rotation est rapide, plus le frottement est grand, et plus aussi le dégagement de chaleur est considérable, ainsi que Pintentensité du courant électrique. Enfin , pour démontrer l’influence des courants thermo-électriques dans les expériences de MM. Nobdi et Antinori, nous dirons qu’en plaçant les deux sondes à la même distance du centre de rotation, et appuyant plus fortement sur une sonde que sur l’autre , pour déterminer un frottement plus grand sur la première, on a encore un courant qui va de la sonde la plus pressée, là ou a été le plus grand dégagement de chaleur, à l’autre. Les observations que nous venons de présenter sont de nature à être prises en considération, dans la méthode qui a été employée pour recon-