CHAPITRE III
naître la présence des courants électriques sur les disques de métal qui sont soumis à un mouvement de rotation au-dessus d’un aimant.
§ VII. De V induction magnéto - électrique terrestre.
284* M. Faraday a obtenu avec le magnétisme terrestre les effets qu’il avait découverts avec les aimants. Il s’est servi à cet effet de l’hélice creuse, qu’il a mise en communication avec le multiplicateur, et d’un cylindre de fer doux, qui n’avait aucune trace d’aimantation; ce cylindre fut placé dans l’hélice, qui avait été dirigée préalablement suivant l’inclinaison magnétique. Le fer devenant un aimant, l’induction se manifesta comme si on eût employé réellement un aimant : ainsi nous ne nous y arrêterons pas.
L’habile physicien anglais a rendu sensible l’induction magnéto-électrique (le la terre sur la spirale, sans employer le barreau de fer doux; il a montré aussi que tous les phénomènes électriques du plateau tournant se reproduisaient sans autre aimant que la terre. Voici comment il a fait l’expérience : le disque de cuivre fut disposé de manière à tourner dans un plan horizontal ; la direction de l’inclinaison magnétique coupant ce plan sous un plan de près de 70°, cet angle était assez approché de qo° pour donner naissance à l’induction magnéto-électrique, suffisante pour produire un courant d’électricité.
D’après les principes exposés précédemment, les courants tendent à passer dans la direction des rayons , soit du centre à la circonférence, soit de la circonférence au centre, suivant le sens du mouvement. L’un des bouts du fil du multiplicateur fut mis en communication avec l’axe de rotation, et l’autre, au moyen d’un conducteur, fut appliqué contre le bord du disque;
1 aiguille aimantée fut déviée a l’instant où l’on fit tourner le disque ; la déviation eut lieu dans un sens inverse,
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lorsque la rotation allait dans une direction opposée : en étudiant le sens du courant, M. Faraday les trouva dirigées conformément à la nature des pôles magnétiques terrestres.
L’effet peut être rendu sensible avec un disque de cuivre d’un pouce et demi de diamètre, d’un cinquième de pouce d’épaisseur, dont les bords sont amalgamés afin de rendre le contact plus immédiat avec les conducteurs qui établissent la communication avec le multiplicateur.
D’après toutes les observations précédentes, il est impossible qu’un globe de métal puisse tourner sans produire des courants électriques dans son intérieur, suivant un plan perpendiculaire au plan de révolution, pourvu que l’axe de rotation ne coïncide pas avec la direction de l’inclinaison magnétique.
Pour vérifier ce fait, M. Faraday a employé un globe de cuivre de 4 pouces d’épaisseur, et vide dans l’intérieur. Une tige de cuivre fixée dans le globe servait d’axe de rotation, et une aiguille astatique, comme celle dont on fait lisage dans le multiplicateur, fût employée à reconnaître les courants.
Les aiguilles se trouvaient dans le plan du méridien magnétique, et le centre du globe dans le même plan horizontal que l’aiguille supérieure. Dès l’instant que l’on imprimait un mouvement de rotation au globe (en prenant pour axe de rotation une ligne contenue dans le plan clu méridien magnétique et perpendiculaire à la direction que prend une aiguille aimantée librement suspendue) ,1a double aiguille était aussitôt déviée; cette déviation changeait avec la direction de la rotation. Quand le globe tournait de l’est à l’ouest, le pôle nord était tourné vers l’est. En mettant le globe à l’est des aiguilles, celles-ci étaient affectées de la même manière. Si l’on considère maintenant la partie supérieure du globe comme un fil de métal qui se meut de l’est a l’ouest, au-dessus du pôle sud de la terre, le courant électrique de cette partie ira du nord au sud. En envisageant éga™