CHAPITRE III
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étant ainsi disposées, retirons les deux corps delà compression, et plaçons le disque de liège, qui est censé avoir acquis un excès d’électricité de même nature que celle qui a été communiquée au disque de clinquant, au zéro du cercle horizontal , en y ramenant aussi le disque de clinquant qui possède une quantité d’électricité i o° -ha, il y aura répulsion. Ramenons encore par la torsion les deux disques à une distance angulaire de dix degrés, et soit d le nombre de degrés dont il faudra tordre pour cela le fil, on aura évidemment, en représentant par y l’excès d’électricité possédé par le disque de liège ou de
sureau yy. 1/7(7 -t - a = i o + d; d’où :
Telle est l’expression de la quantité d’électricité due à une pression P. Pour une autre pression P’ on aura :
, io -\- d
y, a\ cl étant des quantités analogues àjr, ci et d; donc les intensités électriques provenant de deux pressions P et P' sont entre elles comme :
io -f- d
io -f- d'
1/ 1 o -h a \/ 1 o -f- d Usage de l appareil.
5q. Les surfaces des corps soumis à la pression doivent être, autant que possible, dans un état semblable de poli; sans celte précaution les résultats ne seraient pas comparables, attendu que le plus ou moins de poli influe singulièrement sur la quantité d’électricité développée» Si ce sont des substances minérales, on les taille en plaques minces > et on leur donne tout le poli que 1 art peut
1 06 DÉGAG. DE LELEC. PAR PRESSION.
atteindre, ou bien, ce qui est encore préférable, on les clive naturellement quand elles en sont susceptibles. Ensuite on lave la surface avec de l’alcool pour enlever les matières grasses, et on laisse séjourner le corps pendant quelque temps dans l’ai r sec de la balance, pour enlever la petite couche d’humidité qui adhère ordinairement a la surface de tous les corps. Quant aux substances qui ne sont pas minérales, on se contente de les priver de leur eau hygrométrique. Cette dernière précaution est indispensable ; car certaines substances , telles que la baryte sulfatée cristallisée, le mica, la chaux sulfatée, ne sont électriques par pression qu’autant qu’elles ont été desséchées préalablement.
A l’instant ou l’on place les deux corps l’un sur l’autre, il faut éviter qu’ils éprouvent du frottement; car il en résulterait une complication d’effets dont on ne pourrait rendre compte. On remplit cette condition en posant ces corps de manière à ce que le fléau de la balance n’éprouve d’oscillations dans aucun sens; on fixe pour cela au pied de l’appareil une tige verticale, qui monte ou descend au moyen d’un engrenage à crémaillère, et qui est terminé, à sa partie supérieure, par une fourchette dans laquelle on place un des bras du fléau de la balance. Cet engrenage est tellement disposé, que le fléau de la balance peut monter et descendre sans oscillations latérales. De plus, pour être bien certain que le plus petit frottement n’a pas influé sur la quantité d’électricité due à la pression, on laisse subsister celle-ci pendant quelque temps.
Dans les expériences qui ont pour but de déterminer le rapport entre les intensités électriques et les pressions correspondantes, on doit éviter d’employer des substances à l’égard desquelles de légères altérations dans les surfaces apportent de grandes différences dans les quantités d’électricité développée. Par exemple, le liège et la moelle de sureau ne pourraient convenir pour leur pression réciproque, attendu que le plus petit changement de température, dans l’iin de ces deux corps, suffit souvent