chapitre vi. aa
éviter cet inconvénient que l'on tient l'armature extérieure à quelques pouces de distance du goulot/ Le verre ne perdant pas entièrement sur-le-champ les deux électricités qui adhéraient aux deux surfaces, il s'ensuit qu'en employant plusieurs fois l'excitateur, même après un temps assez long, on obtient encore des décharges assez sensibles. On mesure la charge d'une bouteille de Leyde avec l'appareil décrit figure 12.
Si l'on suspend dans l'air, avec un cordon de soie, une bouteille de Leyde électrisée, l'action absorbante de ce fluide n'agit que sur les quantités d'électricité qui se trouvent successivement libres sur chacune des garnitures, puisqu'elle ne peut rien sur celles qui sont dissimulées; aussi, avec le temps, la bouteille se trouvet-elle complètement déchargée.
En plaçant la bouteille de Leyde sur un plateau de résine et la prenant ensuite par son crochet , on rend libre sur la garniture extérieure une certaine quantité d'électricité négative. On se sert souvent de ce procédé pour se procurer de l'électricité négative.
Pour décharger une bouteille de Leyde, on se borne à mettre en communication l'intérieur avec l'extérieur au moyen d'une chaîne de métal , sans craindre que la décharge s'opère à travers le corps, attendu que l'électricité suit toujours les meilleurs conducteurs ; mais il est nécessaire de s'assurer préalablement que la chaîne n'a pas de solution de continuité , et qu'elle est assez grosse pour donner passage à tout le fluide. Dans le cas contraire , si l'on tenait la panse et un bout de la chaîne dans une main, et l'autre bout dans l'autre main, une partie de la décharge passerait par le corps.
Quand la décharge traverse le corps, elle produit ce
- qu'on appelle la commotion de la bouteille de Leyde.
L'effet peut être dangereux dans le cas où les surfaces
• ont beaucoup d'étendue. Si l'on tient la panse d'une main
et que" l'on touche le bouton de l'autre , la commotion
se fait sentir jdans les bras et Ja poitrine. Avec de fai-