‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 181 sur 314 · CHAPITRE V. 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 3l

dans la partie supérieure du moule, on a un cylindre d'argent dont l'axe est un fil d'acier : on tire ensuite le tout à la filière. Si le rapport entre les deux diamètres est comme i : 20, et que le cylindre soit réduit à un fil d'un millimètre de diamètre, celui d'acier n'aura que ^~ de millimètre. Pour le dégager de l'argent dont il est entouré, on se sert de mercure, dont on élève convenablement la température. Cette opération exige de grandes précautions si l'on veut obtenir des fils d'acier intacts d'une certaine longueur. Ces fils, en sortant du mercure, possèdent assez de magnétisme pour que l'action terrestre les dirige dans le plan du méridien magnétique, quand ils sont suspendus à des fils de cocon.

J'ai cherché la loi du développement du magnétisme dans les fils, pour savoir si elle était la même que dans les aiguiljes ordinaires: je me- suis servi à cet effet de la balance magnétique.

Le fil possédant un très-faible degré de magnétisme, il faut prendre, pour fil de suspension, un fil très-fin de platine, dont la force de torsion soit très-faible.

On suspend, à l'extrémité de ce fil, le fil d'acier aimanté, dans lequel on veut découvrir la distribution du magnétisme, et qui est encore recouvert de son enveloppe d'argent, afin de pouvoir agir sur des fils de plusieurs décimètres de longueur; ce qu'on ne pourrait faire avec des fils d'acier simples de cette dimension, vu la difficulté de les maintenir dans une direction rectiligne.

" Ensuite, comme l'a fait Coulomb, on dispose l'appareil pour que l'aiguille suspendue soit dans le plan du méridien magnétique quand le fil de. platine est sans torsion. Sur la direction du même plan, on place une planchette en bois de 2 à 3 millimètres d'épaisseur, et l'on dispose l'appareil comme précédemment; on présente ensuite , à tous les points de l'aiguille suspendue, le même pôle d'un fil aimanté vertical. Suivant le procédé de Coulomb , c'est l'une defc extrémités de l'aiguille horizontale que l'on présente successivement

3l/| DISTRIB. DU MAGNAT. LIBRE DANS LES FILS, ETC.

à tous les points du fil vertical : ici , c'est le contraire ; l'aiguille horizontale est d'abord chassée par la répulsion, mais on la ramène, par la torsion du fil de suspension, dans le plan du méridien magnétique.

L'aiguille soumise à l'expérience avait 128 mill. de longueur et -— de mill. de diamètre; on obtint les résultats suivants :

DISTANCES

à l'extrémité boréale eu millimètres.

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