CHAPITRE Vf. 3l
dans laquelle A et p. sont déterminés par deux observations. M. Biot a trouvé une telle concordance entre les résultats de l'expérience indiqués par Coulomb et ceux donnés par cette formule, que l'excès du calcul, ordinairement faible, est tantôt positif, tantôt négatif.
M. Biot a cherché principalement les intensités magnétiques des points situés à plus de 2 centimètres des extrémités, pour éviter les corrections; il pouvait agir ainsi, parce que le développement du magnétisme libre s'étendait dans les fils de Coulomb jusqu'à une distance de 6 ou 8 centimètres. Mais dans les fils très-fins d'acier, dont nous nous occupons, on n'a pas ce même avantage, attendu que le développement du magnétisme devient insensible au-delà de 3 centimètres. Il a donc fallu découvrir un moyen de trouver par approximation l'intensité magnétique des points situés à peu de distance des extrémités; c'est ce que nous avons tâché de faire.
Il reste maintenant à faire voir que ces intensités, telles que nous les avons obtenues, sont données par la formule de M. Biot. Si nous prouvons l'identité entre ces deux espèces de résultats, ce sera une preuve que la méthode pratique dont nous nous sommes servis peut être employée à déterminer par approximatiou les intensités magnétiques des points situés à peu de distance des extrémités.
Déterminons les constantes A et (x, au moyen du quatrième et du cinquième résultat, et prenons 5 millimètres pour unité de longueur , on aura
En substituant successivement ces valeurs dans l'équation
jr — k\ix,
on en déduira A -==126,6 et (*. = 0^7; l'équation des intensités sera donc/= 126,6. 0,57*.
3aO IMSTR1B. DU MAGRET. LIBRE BANS LES FILS, ETC.
Faisant successivement, dans cette équation, x=zi , #:=2, jr=3, on en déduira l'intensité magnétique que possèdent les points de l'aiguille qui se trouvent à 5, 10, i5 millimètres de l'extrémité boréale.
DISTANCE
i l'extrémité
boréale.
INTENSITÉ du maguétisine libre déterminée