CHAPITRE V. 34t
Ier Essai. L'aiguille, suspendue librement sur son pivot, a donné l'angle A de 8 ou io'.
2e Essai. La même aiguille, chargée de deux petites plaques de cuivre, pesant ensemble 3oo grains, a donné l'angle A de 3o\
3e Essai. Idem, chargée de 6oo grains, 6o'.
4e Essai. Idem, chargée de îaoo grains, 3° i5'.
5e Essai. Idem, chargée de 1800 grains, 5°.
Si nous supposons que le moment du frottement soit comme une puissance n du poids, ou plutôt de la compression , nous trouverons , en négligeant le premier essai, dont il est difficile, à cause de la petitesse de l'angle À, d'avoir une mesure juste, et en comparant ♦ ensuite le deuxième essai avec tous les autres , qu'il résulte des deuxième et troisième essais
(45o)w : (750Y :: 3o' : 6o', d'où 11=1,357.
Les ae et t\ essais donnent /î= 1,703. Les a* et 5e essais donnent 73=1,571.
En prenant une valeur moyenne, l'on a ft = ï,544> ce qui indique' que le moment du frottement est à
peu près proportionnel àPî, P étant la pression exercée par le système. Il en a conclu que, lorsque la pointe d'un pivot est comprimée par un plan impénétrable, tous les points du cercle de contact éprouvent, à peu près une pression égale.
ao5. Il a fait un très-grand nombre d'expérieuces en suspendant, comme dans les essais précédents, les aiguilles ajmantées par le moyen de plaques de verre, d agate,,, de cuivre jaune et de différentes compositions, et il a toujours trouvé des résultats analogues à. ceux que nous venons d'exposer.
Lorsque les pivots servaient depuis long-temps, et que leur pointe était usée, Coulomb a trouvé que le moment des frottements était assez exactement proportionnel au* pressions.
Pour peu que l'aiguille ne conserve pas son horizon-