CHAPITRE II
M. Moll, en soumettant le fer à cheval à l'action de deux ou plusieurs éléments voltaïques , a observé que la puissance magnétique n'acquérait pas plus d'intensité qu'avec un seul, Ce fait démontre que la force de l'aimantation dépend de la vitesse du courant , qui diminue avec le nombre d'éléments dont se compose la pile.
Un fer à cheval en cuivre, soumis à la même épreuve que celui de fer doux, ne reçoit de la part du courant aucune force magnétique.
Un barreau d'acier courbé en fer à cheval, et aimanté d'avance,, soumis à l'action des courants électriques , n'en reçoit pas une nouvelle force magnétique.
267. Plusieurs physiciens se sont occupés de la construction des aiuiants électro-magnétiques, comme nous l'avons vu dans la notice historique, M. Henry est également un de ceux qui ont traité cette question. Nous allons rapporter l'appareil dont, il a fait usage (1). Il courba , en forme de fer à cheval , une barre de fer doux, de 2 pouces carrés et de 20 pouces de longueur, haute de 9 pouces ~; les extrémités de la barre furent d'abord un peu arrondies avec un marteau; une pièce de fer de la même barre, pesant 7 livres, fut aplanie à la surface pour servir d'armature ; les extréinites des branches du fer à cheval furent appuyées sur la surface de l'armature : autour de ce fer à cheval il enroula un fil de cuivre de 5/\o pieds, en neuf tours de 60 pieds chacun; les différentes extrémités étaient séparées, afin de pouvoir varier les combinaisons des fils, joignant la seconde extrémité du premier à la première extrémité du second fil, et ainsi dans toutes les séries, de manière à avoir des spirales à long fil ou à fil court. Le fer à cheval fut suspendu à un fort châssis de bois rectangulaire; une barre de fer fut fixée sous l'aimant, de manière à agir comme un levier du second ordre ;
(1) The American journal of Se. and Arts, voL xix, n° 2.