‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 288 sur 314 · CHAPITRE Itî · texte numérisé non relu

CHAPITRE Itî

Pour établir laf relation du courant électrique produit par l'influence du pôle magnétique avec la direction de rptation du disque, M. Faraday a remarqué que lorsque le pôle austral est au-dessous du bord du disque, et que ce dernier tourne horizontalement à la manière d'une vis, l'électricité qui est recueillie au bord du disque le plus près du pôle est positive.

Si le pôle boréal est placé au-dessus, rien n'étant changé ffa reste (fig. 117) l'électricité en B est encore positive; s'il est placé au-dessous ou bien si l'on place le pôle austral au-dessus , il y a renversement dans l'électricité.

Il résulte des faits précédents, que l'expérience du disque en rotation revient à celle par laquelle on fait passer un morceau de métal entre les pôles magnétiques dans une direction rectiligne; dans ce cas, il y a des courants électriques produits à angles droits à la direction du mouvement, et qui traversent cette direction à l'endroit des pôles ou du pôle magnétique. Ce fait peut être rendu sensible par une expérience très-simple : on place entre les pôles magnétiques un morceau de cuivre amalgamé sur ses bords, qui communiquent avec les. deux bouts du multiplicateur. Si l'on tire la plaque dans la direction de la flèche (fig. 118) l'aiguille du multiplicateur est aussitôt déviée, et le sens de la déviation indique que le fil A reçoit l'électricité négative ; en ren* versant le mouvenient de la plaque , l'effet est contraire. Nous ne suivrons pas M. Faraday dans toutes les expériences qu'il a faites pour montrer les courants électriques qui sont produits en différents points de la plaque de cuivre en mouvement, et leurs différents rapports avec les pôles excitateurs, parce que nous serions entraînés dans des expériences dont les développements donneraient trop d'étendue à cet ouvrage. Je dirai seulement que les faits qu'il a observés , et particulièrement ceux que nous avons rapportés précédemment, l'ont mis à même de conclure que le courant électrique, qui : est excité dans un meta) mis en gouvernent auprès d'un

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aimant, dépend entièrement, quant à sa direction, des rapports de position du métal avec la résultante de l'action magnétique, ou avec les courbes magnétiques dont on détermine la position avec la limaille.

On peut indiquer ces rapports de la manière sui- • vante, d'après M. Faraday:

4 a8o.Soient A B (fig. 1 1 9)un cylindre magnétique, dont le pôle qui est tourné vers le nord soit désigné par A, et P N une lame de couteau d'argent placée en travers de l'aimant, le tranchant en haut et le bord entaillé tourné vers A. Quelles que soient la direction et la position que ' prenne le couteau, le tranchant étant toujours en avant, tant vers le pôle austral que vers le pôle boréal, le courant ira toujours de P en N, pourvu que les courbes qui procèdent de A, rencontrent la surface entaillée du couteau, et que celles qui partent de B rencontrent, la surface non entaillée.

Si le couteau est mû avec le dos en avant, le courant chemine de N à P. Il semble donc que l'induction des courants électriques soit excitée circulairement par une résultante magnétique ou axe de puissance, de même que le magnétisme circulaire dépend d'un courant électrique et est représenté par lui. Il paraît démontré maintenant que lorsqu'on fait passer une pièce de métal, soit devant un simple pôle, soit entre les pôles opposés d'un aimant, il en résulte des courants électriques à travers lé métal, transversalement à la direction du mouvement, lesquels, dans les expériences de M. Arago, approchent de la direction des rayons. Si donc l'on fait mouvoir un simple fil, comme le rayon d'une roue, près d'un pôle magnétique, il se manifeste dans toute la longueur du fil un courant électrique. Si l'on considère maintenant une roue, comme formée de la réunion d'un nombre. infini de ces rayons tournants près du pôle, de la même manière que le disque de cuivre, on aura dans chaque rayon un courant électrique, à l'instant où il passera près du pôle.

Vçici maintenant l'explication que donne M. Faraday

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