‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 287 sur 314 · CHAPITRE lit · texte numérisé non relu

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traduire plus ou moins son bord entre les pôles magnétiques. On couvrit d'amalgame le bord du disque, afin d'obtenir un contact mobile; la partie du disque autour de l'axe fut préparée de la même manière ; des conducteurs de cuivre ou de plomb de 4 pouces environ de long, de { pouce de large et de £ pouce d'épaisseur, furent é vidés à l'une de leurs extrémités et munis d'amalgame pour être appliqués avec plus d'exactitude sur les bords du plateau. On mit les conducteurs en communication avec un multiplicateur dont le fil de cuivre entouré de soie formait autour du châssis 16 ou iS circonvolutions. Les choses étant ainsi disposées, les pôles magnétiques se trouvant à une distance d'un demi* pouce environ l'un de l'autre, le bord du disque fut introduit entre eux jusqu'à la moitié de leur largeur environ. On attacha l'un des fils du multiplicateur autour de l'axe de rotation , et l'autre au conducteur qui était maintenu en contact avec le bord amalgamé du disque*, précisément dans la partie située entre les deux pôles. Aussitôt que le disque fui mis en mouvement , l'aiguille du multiplicateur éprouva une déviation de 900, et se mit à osciller à cause de la difficulté d'opérer un contact qui fût parfait. Mais en faisant les expériences avec soin, et régularisant le mouvement de rotation, on obtint une déviation permanente de 45°. Celte expérience démontre évidemment la production d'un courant électrique continu au moyen des aimants ordinaires. En imprimant un mouvement de rotation en sens inverse, sans faire aucun autre changement à l'appareil, la déviation fut en sens contraire. Quand le conducteur était placé au bord du disque, comme on le voit dans les positions ponctuées de la fig. lia, le courant avait toujours la même direction, et il en était encore de même jusqu'à une distance de 5o ou 6o° de chaque côté des pôles magnétiques; mais le courant allait en décroissant à partir du point de la plus grande intensité qui se trouvait entre les deux pôles. A une égale distance des pôles magnétiques le courant avait la même intensité; il n'y

$7$ EXPt. DES PTL± MAGNAT. DE Hff. ARAGO, ETC.

avait renversement de pôles que - lorsque là rotation avait lieu dans un autre sens.

27'8vLorsqu'on éleva le disque jusqu'à ce que les pôles magnétiques fussent complètement cachés l'un à l'autre par son interposition (fig. 1 1 3) les résultats étaient absolu-^ ment les mêmes; en l'élevaut encore plus haut, de manière que c fût la place des pôles, les résultats furent encore les mêmes. Lorsque le. conducteur était appuyé sur les bords du disque et qu'il en suivait le mouvement entre les pôles, l'aiguille aimantée fut déviée de peu de degrés , et indiquait un courant électrique tel qu'on l'aurait obtenu en faisant tourner la roue dans la même direction, et en retenant le conducteur stationnaire.

En mettant en contact les deux conducteurs avec les bords du disque de cuivre, M. Faraday obtint également des courants électriques ; en appliquant les fils, comme l'indique la fig. 1 14, le multiplicateur indiquait un courant ; mais pour peu que leur place fût changée, comme dans la fig. 1 1 5, le courant était dirigé en sens contraire. Dans le premier cas , le- multiplicateur indiquait la différence entre un courant énergique à travers À, et un faible courant à travers B ; dans le second c'était le contraire 5 d'où devait résulter une déviation dans un sens opposé. Quand les deux conducteurs étaient équidistants des pôles magnétiques, comme dans la fig. t 16, l'aiguille aimantée n'éprouvait aucune déviation; résultat facile à concevoir, puisque les deux courants égaux étaient dirigés en sens inverse.

279. M. Faraday disposa ses appareils pour rendre les résultats indépendants du magnétisme terrestre, ou de l'influence mutuelle des aimants et des aiguilles du multiplicateur. Il opéra les contacts à l'équateur magnétique du disque et en d'autres endroits. Le disque fut placé horizontalement , les pôles verticalement ; l'absence de toute action autre que l'action principale se fit promptement reconnaître par le défaut absolu de résultats, lorsque le disque était éloigné des pôles.

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