CHAPITRE III
0U AJÈ6AGEMBNT BE L'ÉL£GTRI€l*ré PRODUIT DANS LES ACTIONS CHIMIQUES ET DANS LES TARIATIONS DE TEnpA- RATURE.
§ 1*'. Des courants électriques pwduits dans V action chimique des liquides les uns sur les autres.
i334- M. Mousson, professeur à l'université de Zurich , frappé de l'influence qu'exercent sur les phénomènes électro-chimique§ les courants électriques produits dans l'action chimique des liquides les uns sur les autres, a repris l'étude de ces courants, sur lesquels j'avais déjà donné de grands développements (i).
Voici les principes qui ont servi de point de départ à M. Mousson pour faire ses expériences (2) :
i^ Fixer d'une manière précise le moment où commence l'action chimique^ afin qu'il ne reste aucun doute sur sa coïncidence avec le mouvement de l'aiguille.
a^ Eviter le mélange irrégulier des liquides, d'où résulterait un affaiblissement du courant recueilli par le galvanomètre.
3® Multiplier le nombre de points des deux liquides qui au même instant réagissent les uns sur les autres, attendu que de ce nombre dépend là quantité d'électricité développée.
I\ Diminuer enfin le plus possible l'étendue des li*-
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il) Tom. 11, p. 29, 3o et. suiv.
a) Bibl. univ. de Genève, t. xxi , p. 170.
36 DES COUR. iLECT. PROD. DANS l'aCT. CHIM. , ETC.
quldes que le courant doit parcourir avant d'atteindre les fils polaires, puisque l'obstacle qui en résulte se trouve être, sui,vantles expériences de M. Fechner, directement proportionnel à la longueur du trajet, et inversement à la section des liquides.
' Voyons de quelle manière M. Mousson a rempli ces quatre conditions, dont l'importance est incontestable, quand il s'agit de trouver un rapport entre l'énergie de l'action chimique et l'intensité du courant : il a choisi pour électrodes deux disques circulaires de deux pouces de diamètre, de platine ou d'argent ; à chacun d'eux, et au centre de l'une des faces, est fixé un fil de platine destiné à être mis en rapport, au moyen d'une capsule remplie de mercure, avec Un des bouts du fil du multiplicateur. Ou applique sur ces disques d'autres disques de même diamètre, de papier non collé et humectés des liquides sur lesquels on veut expérimenter, puis Ton rapproche chaque disque parallèlement, et ou. les pose l'un sur l'autre avec pression. La déviation de l'aiguille aimantée annonce aussitôt l'existence du courant.
1 335. L'expérience a prouvé qu'en se bornant à l'action initiale, et en interrompant immédiatement après la communication avec le multiplicateur, on n'avait pas à craindre l'action des liquides sur les disques opposés. Ce moyen est, à la vérité, le seul qu'on puisse employer pour éviter la grande diminution qu'on observe dans l'intensité du courant, par suite de la prompte combinaison des substances en présence, et de la cristallisation qui en est la suite, laquelle arrête peu à peu la circulation de l'électricité.
Mais on peut dire aussi que les disques de métal se couvrent promptement de substances provenant de la décomposition électro- chimique, lesquelles ne pouvant pas être enlevées aussi rapidement que lorsque ces disques plongent dans des liquides, polarisent instantanément ces mêmes disques, de manière à produire des courants en sens contraire; mais comme ce mode, par sa simplicité, présente des avantages, je vais rapporter les