‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 134 sur 278 · V. 'i!^ partie · texte numérisé non relu

V. 'i!^ partie

S4 -DÈS EFI*. DÛ CONT. QUI PROB« tA PASSIV. , EïC.

a^lressé ensuite cette question : Pourquoi le fer uni voltaïquement au platine ne s'oxicle^t-il pas lorsqu'on le plonge dans une solution de potasse? lia cherché ensuite à prou* ver que, contrairement à l'hypothèse de M. Delarive,un courant se produit alors et va du 1er au platine, à travers» la dissolution de potasse. Puis il ajoute que c'est un fait bien connu, que des courants de trè^-faible intensité peu« vent passer à travers des électrolytes sans les décomposer et sans oxider le fer, et qu'en admettant même qu'une petite portion de l'eau soit décomposée par l'effet du courant, il n'en résulte pas quel'oxigène devenu libre doive se combiner avec le fer positif, attendu que lorsque le fer remplit les fonctions d'électroposilif , il peut rester chimiquement indifférent à l'égard de l'oxigène. Telle est l'opinion de M. Schœnbein sur la production de courants voltaïques, indépendamment de toute acCion chimique. Je prendrai la liberté de lui faire remarquer que l'état de polarisation de deux lames de platine qui ont çervi à faire passer le plus faible courant possible dans une solution saline , ne peut jamais s'effectuer sans un dépôt d'élémejits surles lames et par suite sans qu'il en résulte une décomposition électro-chimique; dès lors on ne peut admettre, comme il le dit, que des courants de très-faible intensité puissent passer à travers des électrolytes sans les décomposer. Quant à son observation , que lors même qu'une petite portion d'eau serait décomposée, il n'en résulte pas que l'oxigène devenu libre se combine avec le fer, elle est extrêmement juste; mais il peut se faire aussi que cet o^gène réagisse sur l'eau et donne lieu à un courant secondaire; au surplus, dans tous les cas il y a action chimique.

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