‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 14 sur 278 · IP · texte numérisé non relu

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Des faits précédents nous pouvons conclure, i* que lorsque le platine, l'eau et une substance minérale conductrice et difficilement altérable par elle, forment un circuit fermé, il se produit une décharge électrique instantanée, analogue à celle que donne la bouteille de Leyde, à l'instant où Toa ferme le circuit; a* que Ton ne peut obtenir une seconde décharge qu'autant que le circuit reste interrompu pendant quelque temps; 3** que la décharge est d'autant plus intense que le circuit est resté plus longtemps interrompu; 4*^ que l'accroissement, dans l'intensité de la déviation, a y ne limite qui est déterminée par la tendance que possèdent les deux électricités V. 3

34 CONSIDÉRATIONS Gl^KKRALES.

dégagées à franchir la Surface du courdnt^ pour reformer du fluide neutre , tendance qui dépeqd de la conductibilité des corps et des causes qui font varier leurs propriétés électriques* Adalysoiis ce phénomène: l'effet produit ne doit-il pas être attribué à un excès d'ëlectrioité libre ^ dégagée dans la réaction irès*lente de l'eau sut le ibinéral, lequel excès ^ en raison de sa mauvaise conduô-* tibilité, est resté engagé entre ses particules, où il s'est 4ecumu!é jusqu'à Uii certain degré, de manière à produire enspite une déchargiç, quand bn établit Ift communication de la manière indiquée? C'est ce qi^e nous ignorons. Tout porte à croire que lés deux électricités dégagées se trouvent en équilibre à la surface de conthct des deux corps qu'elle ne peut franchir, comme dans le condensateur, où là couche isolante s'oppose à leur recomposition.

io58. Nous voyons bien qu'un minéral suffisamment bon conducteur se charge d'un excès d'électricité libre, qui efet dissimulé par l'excès d'électricité contraire que prend l'ieau; mais c^tte dissimulation est*ellé complète, surtout dans les cot*ps où la conductibilité n'est pas aussi grande que dans les métaux? Pour le savoir^ il faut plonger à moitié dans Teau un morceau de péroïide de manganèse cristallisé, d'un certain volume, puis le touchek* avec les deux bouts du multiplicateur, en divers points, afin de s*assurer si ces points possèdent ou non la même espèjce d'électricité. L'e:ifpj?rience prouve. qu'en touchant, dune part, à peu de distance de la surface immergée^ et de l'autre dan^ la partie la plus éloignée, ou a un courant dirigé dans un sens tel que celle-ci fournit l'électricité négafive. Cet effet doit être attribué à une petite couche d'eau hygrométrique, adhérente à la surface dans la pa^^i} inférieure; car on peut obtenjr le même effet en appliquant à deux points du minéral , qui ne donnent pas ordinairement de courant, les deux bouts du fil du multiplicateur, diont l'un a été plongé préalablement dans Feaiiy puis essuyé* Là petite quantité d'eau bygrpmétriqjie qui reste sufjÇt ppiir r^gir $f}r le perpxide de

GQÂ.PITRE IV. 35

ipangauè.8e^ de ipanièrç à dpnnei: lieu aux effets ob^

lo5ç^. Quoique hpvis rcçqnn4is§ions iint? qrigiae pMt^r ni^^it c)iia)ique À l'é)ec|rjcilé voltuï<]i|^| (St ^i|e ( e^M f fagit sjar le *p4?rp)tiçl§ île ii)angfinèf^^ pour \p chmigçr en hydrate^ jipus ppHS deïwandphs qMiç)lç RsJ ja ilatuié dç T^çtiiift. cbirnjjqq^ qw iVftM disMU^e e*§r<îÇ sur Ja plpiiifedgipe ^\ ^iirU>jLit ^pr laiithr^cile, doa^ |<^ fp^ce de ^oli^^ion ert fi gi-gn^e, que pêtte ^ubstaofce résjî^l^ JHsqw'à up qçrtaiti p0it)jt à r^0tioo ïilii fep? D^ps rjmppfsjbilité de répppdf?^ k ç^m qnmioxi , HQH6 ém^tions^ dp »puv^a rppinio^ qw'il peqt trè^-bjra $.e ftire qu'ij y ^i^ j[jég»getoieft|: d elecfi'ipil^ d^i)6 l^ fioWUqt cj^ d^H?^ corps, quand Ityfe Ht» traction est suffisante pqur troubler réqujlibre p$itMre} d^ HiolécMleç e» piéeençp» ïiJîliâ i)pu ppt|r v^inc?r^ la fo^ce dfe cQhésioQ qui s 'ppppse à Ifeur çpi|?^it)aisoQ. ISex^^ ri^npe sijivapi^ tend p f;pi)fifme^ çîçfte çoiljjécture : J)rèT npo^ uhQ lamp d'pr et Hn(? ^«tie d^ pl^^tine, l'unç H r^u^re en cpiîiïnunieftUpp ^yec Ig multiplicateur. PJoii-

geon^-ljî^ dans de l'e^ij ordinaire : il les degjc Siirfaçè» §ont irè^-petles, il n'y a pas de cpur^iit; piqp^ e^ ajou* tant quel(|u€s goutt^^ d'^cjdj^ nitii^^ue, intprrpmppnt le circuit et je réferiti^nt aussitôt, il ei) e^f^ eiiçpice de même, cpnform'émeiit au prinl^ipe qjLjie tious avon^ établi il y 2| loogteinps, qu'il n'y a jaiTiais de courant électrique continu à moios que l'un des corps ne &pit attQtjMé cbiioiqu^^ nîept. Au lieu de refiçr^mer le çiricuit iminedi0tement aprè»> laissoos-le ouvert pendant quelque^ ipstints, cm

a alors une déviation de S à 6 degt'és, pixiduite pat une décharge. instantanée analogue aux précédentes et dont le seps irtdiqM<5 qP^ r^ap» l.égètetiifenj: jacjdulée, a pris l'électricité positive, comme si l'or avait été attaqué; et pependisipt la chiniie p'adniet apcpne apti'On de ce ^ gepi^, p^rci^ qu'ellp JB!ch^ppif à lpps,ces moyens d'investigatÎQu , à pîoin$ fcependant qup l'acide nitrique ne «epn^tienpe dp ga^ nitreux.

iq6p. yoici encore tin Auire exemple des effets électriques produite clans les ictîpfts chimiques d'une très<*

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