‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 15 sur 278 · DE L\ CÉMENTATION EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DE L\ CÉMENTATION EN GÉNÉRAL

faible intensité : on sait, d'après M. Payen, comme nous le verrons plus loin, que les solutions alcalisées jouissent de la propriété de garantir de toute altération , pendant un temps assez considérable, le fer et la fonte qui y sont plongés. Cela posé, nous avons pris un flacon d'eau distillée, dans lequel on a fait dissoudre -^^ de potasse, et l'on a plongé dedans une lame de fer, parfaitement polie, et une lame d'or. A chacune de ces lames on a fixé un fil d'or, passant à travers le bouchon qui feriAait le flacon, et que l'on a mastiqué avec tout le soii> possible, pour que l'air n'entrât pas dans l'intérieur. Dix-huit mois après, le fer avait conservé son éclat, aucun tubercule ne s'était formé, et tout annonçait qu'il n'avait éprouve au- . cune altération appréciable à la vue.

Les deux fils d'or ayant- été mis en communication aVec un multiplicateur à fil court, on a obtenu une déviation de 35^y et l'aiguille aimantée, après quelques oscillations, est revenue à zéro. En interrompant la communication et la rétablissant aussitôt après, l'aiguille aimantée ne s'est plus déviée. En laissant le circuit ouvert pendant un quart d'heure et le refermant ensuite, l'aiguille a été chassée à a5**. Ce n'est qu'après une interruption d'une demi-heure qu'elle a été déviée de 35°. Voilà donc encore une décharge électrique semblable à celle de la bouteille de Leyde, et qui est analogue aux précédentes; elle nous donne un caractère à l'aide duquel on peut reconnaître des actions chimiques excessivement lentes, dont l'existence ne peut être constatée par aucun des réactifs dont la chimie dispose.

§ Ilf De la cémentation en général.

1 06 î .Quiconque s'est occupé d'étud ier les actions lentes qu'éprouvent certains métaux et diverses substances minérales soumis à l'influence journalière des agents atmosphériques ou autres, ne peut s'empêcher de reconnaître qu'elles sont souvent le résultat d'un effet semblable à celui qui détermine dans l'acier la combinaison

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