‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 151 sur 278 · DESCRIPTION DES APPAREILS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES APPAREILS

afin que les physiciens puissent les discuter et voir jusqu'à quel point les conséquences qu'on en tire sont fondées.

Je dois faire observer néanmoins que .M. Harris,tout en reconnaissant que les résultats qu'il a obtenus sopt quelquefois en plein désaccord avec les grandes découvertes de Coulomb , avoue cependant qu'ils peuvent y rentrer, si l'on a égard aux-phénomènes d'induction qui ont lieu à de petites distances entre deux corps électrisés; au surplus, il désire et provoque même une discussion des résultats qu'il a obtenus , disposé qu'il est à accueillir favorablement les observations qu'on pourra lui adresser à ce sujet. Tout en payant un tribut d'hommages aux physiciens qui ont illustré la partie de l'électricité qu'il explore de nouveau , il ajoute qu'en i^endant compte de faits déduits de l'expérience et de l'induction, son but a été uniquement d'étendre le cercle de nos connaissances, sans chercher à renverser, uniquement par esprit de système, des théories solidement établies.

M. Harris a reconnu que la balance de torsion qui a rendu de si grands services a la science, était d'un usage un peu difficile, et présentait quelque inconvénient dans l'emploi d'un fil de métal, dont l'élasticité n'est jamais parfaite; c'est pour y remédier qu'il a construit une nouvelle espèce de balance appelée balance bi/ilf à cause des doux fils dont on fait usage au lieu .d'un seul. La force de réaction de cet instrument ne provient d'aucun principe d'élasticité, comme dans la balance de torsion, mais bien de la pesanteur. Je vais essayer d'en donner une description aussi succincte qu'il me sera possible.

1 358. Lorsqu'une aiguille m n (fig. 1 5) est suspendue à deux fils de soie non tordus ab d b\ placés parallèlement l'un à l'autre, à égale distance des centres c,6"', et fixés aux points «a', elle est dans sa position d'équilibre quand elle est horizontale dans le plan vertical passant par les deux fils. Au moyen de cette disposition en tournant l'aiguille autour de l'axe imaginaire c c', les lignes de suspension se dévient de la verticale , et la dis-

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tance ce devient moindre. On a donc une force de réaction provenant du poids de l'aiguille, laquelle est transmise, pour ainsi.dire, aux points de suspension, puisque le centré de gravité de la masse s'élève et tend sans cesse à revenir dans sa position première, et se trouve dans une position semblable à celle d'un corps qui tombe suivant un très-petit arc circulaire. D'après cela, si l'on fait osciller Taiguille et qu'on observe les effets produits, on peut déterminer, au moyen des formules uelatives aux corps oscillants, la nature de la force qui produit les oscillations.

1 359. Voici les accessoires de la balance bifile ; un cylindre de bois P (fig. 16), de 2 pouces de hauteur, et de a pouces de diamètre, est suspendu à deux fils de soie de cocon aé, d V ; un index fixé au cylindre indique sur un cadran gradué ig la durée et l'étendue des oscillations. Les fils ah^dU sont suspendus dans un châssis convenable ^6? éf»f(fîg. 17), soutenu par une base solide A B , élevée sur des vis à niveau ; chaque fil, après son passage daqs de pelits trous pratiqués dans la barre mobile rr', est joint au-dessus à un gros bout de soie se continuant par des trous dans la barre fixe<^^, et s'attachant enfin à des chevilles régulatrices en de\.e. Au moyen de cette disposition, les fils ab^ d V sont mis promptement en place, comme dans la fig. 16. En changeant déposition la barre rr (fig. 17), on fait varier les fils de longueur. Des trous successifs en rr^ correspondant à d'autres points placés à des distances égales, permettent de varier les distances respectives des fils.

Le centre du cylindre c* (fig. 16 et 1 7) étant suspendu au-dessus du centre du cercle gradué ig, on intercale entre les fils, à des distances données, des arrêts / s" /", en roseau ou en liège, afin d'empêcher leur contact; l'index étant tourné xd'un angle de 60°, le poids P oscille, et on note avec soin le temps d'une oscillation.

Voici les résultats obtenus : i^ Le temps d'une oscillation est comme la racine carrée de la longueur

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