CHAPITRE VI
jrait^as la généralité qu'on lui a reconnue jusqu'ici. Laissons parler maintenant l'expérience avant d'eu rien con* dure:
. Les résultats consignés dans le tableau suivant ont été obtenus dans une série d'expériences faites lorsque les disques électrisés/;//; (fig. j 8) étaient placés dans une atn)osphère parfaitement isolante, à diverses distances l'un de l'autre et chargés de quantités égales ou inégales d'électricité. Les charges relatives ont été obtenues avec le plan d'épreuve de Coulomb. On a pris pour unité de charge la quantité d'électricité nécessaire pour produire une répulsion de 24*^, quand elle était partagée également entre les^deux disques; la puissance réactive de Tiustî^ument était environ de tt'tt de grain pour chaque
degré; la longueur des fils de suspension était de 20 pouces, et leur distance mutuelle de 0,12 5 de pouce.
De ces résultats M. Harris tire les conséquences suivantes :
i^ Dans les colonnes A, B, les disques étant chargés également et avec une intensité donnée, les forces va-
^4 USAGE OIS tk tktk9tB BIFItE.^
rietit (à ûtlq ou deux exceptions pr^é) ûam lia rapport inverse des carrés des distancée rèspéctiveè. '
Dans la colonne A, il n'y a qu'une exception i ell(^ a Ueu a ]a distance de 9 degrés. Lorsque l'on dôtntnéhée à diminuer la quantité d'électricité fournie à Vuû déd dis^
aussi à la® et o^ dans là colonne A et de' 6^ et ^ dàiîs la colonne C, Ta loi est (Isins un ràppoi^t ifiverséf d# là simple distance, ou à peu près, tandis que , dans dp ^61^ taines limites, et a d'autres distances, la loi de la (ùVùB devient irrégulière et paraît troublée pai^quelque influen<îk étrangère. Des résultats semblables sont plus dU tnoins apparents dans toutes les colonnes àh les quantités ^'é*> lectricité des corps sont inégales.
a^ Les infractions à la loi de Coulomb sont plus apparentes et plus décidées y quand les forces spnt plus faibles, l'inégalité des charges respectives plu^ gi^àndp ^t la distance moindre. Dans ce^ diverses conditions , ^'accroissement d'action des forces répulsives diminue, ejt la répulsiouincline vers l'attraction, qui finitparrenjpqrtpc*
3** Les quantités d^électricité contenues dans l'un pfl l'autre des corps ne sont pas toujours propori|onnqUe^ aux forces répulsives. Ainsi, dans les colonnes H, d^ les quantités respectives sur un des corps son}: cbmnijr deux est à un, la quantité. de l'autre restant égale à tJ tandis que les forces répulsives sonf; presque con^rn^ (rois est à un , ou approchent beaucoup de ce rapppr^ La même chose se voit dans les colonnes b, d^ oxi le$ quantités sont dans les proportions de i : j et ^ : j. Orj pbserve aussi dans les colonnes È et C que les quantité^ Respectives sont comme 2:1, suf chacun des disqqes : i:andis que les forces correspondantes ne sont pas :: L : I , mais à peu près comme 5 : i. Ces résultats sont, il faut l'avouer, en plein désaccord avec les grandes lois fondamentales découvertes par Coulomb. Cependant elles peuvent y rentrer si l'on a ég^rd aux phénomènes d'induption qui ont j jeu à de p^lf tes distances , entre j^euç
Cô^p6 électrisés ; phénomènes qui doivent modifief* les actions attractives et répulsives, et dont l'étude est d'une grande importance pour l'interprétation 4'effets anomaux qui masquent les lois.
i364. M. Harris regarde comme évident qUe l'induction, entré deux corps électrisés de la même manière, peut se modifier indéfiniment, suivant divet^ses circonstances de quantité, d'intensité, dé distance; d'où résultent dès phénomènes en apparence {Complexes.
voici encore des résultats qui tendent à mettre en évidence les modifications dont il est question :
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IIO
Interprétpns maintenant ces résultats. On volt d'abord que dans la colonne A, où les intensités sont peu considérables et les distances petites, la force est comme
^ou à peu près; tandîsquelacplQnneF,où lesioti^nsir
tés sont considérables et les distances grandes, la force esf
sensiblementcomme-r \ dans les autres colonnes BCDE,
les forces sppt presque dans le rapport de 3 : i , quand jes distances sont cpmme a : i , excepté dans un cas (colonne B) où la force est à peu près comme -^lorsque les distances sont petites.
§ II|. Du plan (Tepreui^e et de ses indication ^ 1 365. M. Harris a examiné ensuite plusieurs ques*