‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 164 sur 278 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

:: ù. : I. Cette loi cependant commence à changer et devient irrégulière, quand on augmente la quantité d'électricité; phénomène observé précédemment. Dans la colonne horizontale c\ il en est de même, excepté quand les quantités d'électricité deviennent plus considérables ; la loi commence bientôt à changer comme sur la pla-^ que d. Dans la colonne £ la quantité d'électricité étant fortement accrue, la loi change encore plus vite; dans le tableau II on observe des effets semblables.

1370. Lors donc qu'on cherche à établir des rapports entre les quantités d'électricité qu'on suppose être distribuées sur le grand cylindre chargé à divers degrés,' .on peut s'attendre à les trouver plus ou moins troublés par l'action inductive, variable entre les corps répulsifs.

£n se reportant au tableau III, on voit que le rapport du centre c à l'extrémité E est à peu près , d'abord avec des plaques ab, comme ii'i; résultat semblable à celui qui a été obtenu par Coulomb. Sous la plaque cce rapport ,tend à changer, comme on le voit plus clairement au tableau I; c'est à ce point oîi la loi pour la plaque c touchée à rextrémité commence à varier, ainsi qu'on le voit dans le même tableau.

13.71. Tous les faits observés' rendent donc très*-probable que la quantité d'électricité enlevée à la surface d'un corps électrisé, au moyen d'un petit disque isolé et mince, peut être très-influencée par la position du point d'application, indépendamment de la quantité d'électricité possédée parce corps au point touché, de sorte que la même quantité peut exister en deux points différente, et cependant ce plan d'épreuve se charger inégalement, si le pouvoir d'induction de la plaque est différent dans les points touchés. Si, par la position mutuelle des particules électriques, la susceptibilité inductive du disque tan^ gent était à peu près nulle , ce plan ne se chargerait à aucun degré et serait aussi inefficace qu'une plaque de verre verni ou de quelque autre substance non conductrice, dont la susceptibilité inductive serait si faible, qu'elle n'enlèverait pas dans les circonstances ordinaires la plus faible

86 DU PLAN d'ÉPREUVB EX DE SES INDICATIONS.-

portion cFélectricité à jin corps chargé sur l^qqelle on l'appliquerait. M. Harris en conclut qu'il n'es^ pas improi)able qu'un petit plan isole plongé dans une sphère chafgé|3, ne présente ces circonstances. Dans ce cas, ce plan ne se chargerait pas , quand bien iqême il y aurait réelle-^ ment de l'électricité.

f 37a. Si toutes les considérations que je viens d'exppsef* sont exactes, il est quelquefois douteux que Ton puisse prendre le plan d'épreuve comme élément d'un corps chargé , puisque ne faisant pas partie intégrante de la surface, il en résulte des effets d'induction qui compliquent la charge prise par ce plan.

Quoi qu'il en soit, nous ne savons réellement rien de la distribution actuelle de l'électricité sur une surface chargée, si ce n'est par l'intermédiaire des corpjs qu'on y applique. D'un autre coté , M. Harris , et depuis M. Faradiay, cpmme nous le verrons bientôt, ont essayé de démpntrer qu'un corps électrisé n'exerce une action à distance que par l'iqfluence des parties n^atérielles placées entre lui et d'autres corps; ce qui porte à croire qu'une sphère électrisée, ou parfaitement isolée, dans le plus * grand vidé qu'on puisse obtenir, conserverait pendant un tem.ps indéfini son état électrique, s'il était placé hors de j'influence d'une source d'attraction.

Je crois en avoir dit assez pour faire sentir la nécessité aux physiciens de soumettre les vues de M. Harris à de nouvelles épreuves expérimentales , afin de déterjuiner jusqu'à, quel point les' effets d'induction produits parles corps électrisés sur le plan d épreuve , qu'on applique pn différents points de Ijeur surface, pour avoir les tensions électriques de ces points , compliquent les réàuU^ts obtenus, au point de faire perdre quelquefois aux lois de CQuloinb toute leur généralité;

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