‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 165 sur 278 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

BB l'IhductIou d*u* gqubaïit sur Lui-mAbib, Wi à

DISTAKCB.

§ P'. Circonstances qui exercent urie influence sUi" Fin* , duction ctuh courant sur lui-même.

1373. Depuis l'époque où M. Faraday a fait sa belle <îéco^ve^te de Tai^tion inductive qu'exerce un courant électrique sur un fil ou un barreau de métal , situé à une certaine distance , tous les physiciens se sont livrés à une foule de recherches pour étudier cette nouvelle propriété des courants. Le lecteur a pu voir dans cet ouvrage Ti) i|ne analyse des travaux qui ont été exécutés à ce sujet dans l'espace de quelques années. Récemment encore M. Henry, professeur ae philosophie naturelle à New- Jersey, a étendu le domaine de cette partie dé la physique; les résultats auxquels il est parvenu sont d'une telle iniportance, particulièrement en raison de l'intensité des effets obtenus, que je crois devoir les exposer ici avec, quelques détails. Les divers appareils dont il a fait usage dans ses expéi*iences consistent en spirales plates, formées d'un ruban de cuivre recouvert de soie, et aiixqiieljes il dopne le nom de spirale n^ i , n° a ^ etc. , et en hélices cQmppj^ées de fils longs qu'il appelle hélice |i^ i , n° a , etc. , pour les 4istinguer entre elles.

(i) Tom. Il; pag. \6q et suivantes.

88 COND. QUI INFL. l'iNDUCT. d'dN COUR. SUR LUI-MEME.

La spirale n® i est composée d'une lame de cuivre, du poids de i4 kilogrammes^ de 3o mètres de longueur et de 4 centimètres de largeur. Sa forme est représentée en a (fig. 3o). La spirale n® a n'a que lo mètres de long et a la forme è; cette spirale est ouverte à son centre afin de pouvoir y introduire une hélice. Les autres spirales ont à peu près la même longueur, la même épaisseur, mais elles ont moitié moins de largeur.

L'hélice n° i est formée d'un fil de cuivre de 6o3 mètres de long et d'un demi-millimètre de diamètre; l'hélice n*^ a, d'un fil de 904 mètres de long, et la troisième d'un fil de 3 19 mètres. La figure 3i représente ces hélices qui peuvent se mettre l'une dans l'autre , quand on veut n'en former qu'une seule. Le fil dont elles sont formées est recouvert de coton enduit de cire d'abeilles. L'hélice n® 4 ^ ^4^ mètres de long et le même diamètre que les précédentes ; l'hélice n® 5 , 1371 mètres de long et environ un demi-millimètre de diamètre j le fil de cette hélice est de cuivre argenté , recouvert de coton. On a fait usage, en outre, d'une grande roue formée d'un fil de cuivre enroulé en hélice, recouvert de coton, et de 4^70 mètres de long. Cette roue tourne sur un petit axe de fer.

La direction des courants induits est déterminée au moyen d'une spirale électro-magnétique, formée de 3o spires, dans l'intérieur de laquelle on peut introduire une aiguille à coudre.

On s'est servi encore d'un petit fer à cheval, en fer doux , dont chaque branche est entourée d'un fil de laiton; d^une batterie formée de trois cylindres de cuivre et de deux cylindres de zinc interposés; elle présente une surface d'un décimètre carré en cuivre, et de trois quarts de décimètre en zinc. Arrivons aux expériences :

i374- Lorsque l'électricité a une faible intensité, comme dans le cas où l'on emploie une pile thermoélectrique , ou un seul grand couple voltaïque, faiblement excité avec une dissolution acide, on obtijent avec la spirale n^ i , les déflagrations les plus brillantes, tandis que les commotions sont très-faibles.

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