‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 172 sur 278 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

faut entre le çoar&nt primaire et le courant secondaire. Quoi qu%l ea soit, M. Henry s^est servi de cette loi pour expliquer l'action neutralisante des plaques interposées, eixx partant de rinduction du courant secondaire dans la plaque : quoique l'action de ce dernier soit dans le même* sens que le courant de la batterie,' il tend néanmoins à induire un courant de direction contraire dans la matière conductrice adjacente. Cette explication s'applique également à tous les autres cas de neutralisation qui ont lieu entre les conducteurs des différents ordres de cou" rants.

Le même principe peut expliquer quelques effets que l'on rapporte à l'induction d'un courant sur lui- Hiênie : osx sait qu'en mettant en communication une spirale plate avec la batterie, Finduction produit des étifiieelles à chaque rupture du circuit; mais si l'on pose sur la première spirale une autre spirale dont les bouts sont réunis, l'intensité du choc est de beaucoup diminuée^ lorsqite les diverses spires des deux fils sont mutuellement interposées , en enroulant les deux fils Y\in sur l'autre , les étincelles disparaissent entièrement dans» le ruban qui transmet le courant de la batterie, toutes les fois que les bouts de l'autre sont réunis. Dans ce cas, le eourant induit dans la première spirale est un véritable courant secondaire qui est neutralisé par l'action du courant secondaire dans le conducteur voisin , puisque celui-ci tend à produire un courant dans une direction opposée^.

Il paraîtrait, d'après l'expérience précédente, qui indique une par£aite neutralisation du courant induit dans la i*^ spirale^ que le courant induit dans le conducteur voisin est plus puissant que celui du premier conducteur, puisqu'il* l'anéantit. On conçoit comment cela peut avoir lieu : les deux bouts de la seconde spirate étant réunis, elle fonne un circuit parfait ; tandis que le circuit de l'autre spirale peut être considéré comme interrompfi, nofihseulement à cause des solutions de continuité de la pile, mais encore parce que, pour rendre

1 00 DES COUL. IWO. DE DIFF. ORDR. , PROD. AU MOT., ETC.

l'étincelle visible, rélectricité doit être projetée pour ainsi dire h travers une petite distance dans l'air.

Il semble résulter encore des observations précédentes, que deux courants secondaires contigus, produits par •la même induction, se contrarient partiellement l'un l'autre; car ces deux courants, se mouvant dans la même direction, tendent chacun à induire un courant dans une direction opposée.

§ VI. Des courants induits de différents ordres, produits au moyen de V électricité ordinaire.

ri

iSgi. On a vu précédemment que le courant secon- j

daire dont la durée est instantanée peut induire un courant d'une énergie considérable; on a dû penser que Ton pouvait obtenir des effets semblables avec une décharge d'électricité ordinaire quand l'isolement est assez imparfait. Pour vérifier cette conjecture, le professeur Henry a fait l'expérience dont le dispositif est représenté (fig. 37) : on prend un <îylindre de verre creux a, d'environ i5 centimètres, avec une bande étroite de feuille d'étain, d'environ 10 mètres de long, qu'on enroule eh spirale à l'extérieur , et une bande semblable , de la même longueur, qu'on enroule à l'intérieur, de sorte que les spires correspondantes des deux spirales sont directement opposées l'une à l'autre, afin que les effets de l'induction soient les plus forts possible. Les bouts de la spirale intérieure passent dans un tube de verre, pour empêcher toute communication directe entre les deux. Quand les bouts de- la spirale intérieure sont mis en communication avec la spirale magnétisante c, et que Ton fait passer un courant dans la spirale extérieure, l'aiguille qui se trouve dans la spirale devient fortement magnétique, ce qui indique un courant induit à travers le fil intérieur, dans la même direction que celle du courant de la bouteille. £n plaçant presque en contact les bouts de la spirale intérieure, on voit une

Page 1