‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 178 sur 278 · V. Tk^ partie · texte numérisé non relu

V. Tk^ partie

Il4 DU POUVOIR INDUCTEUft DE§ DIELECTRIQUES.

l'électricité négative qui disparut rapidement et fut remplacée par de l'électricité positive dont la tension crois* sait graduellement pendant quelque temps.

Une coupe hémisphérique épaisse de fllnt-glass a présenté les mêmes effets, mais non au même degré, attendu que l'action de retour donnfiit des charges qui allaient de 6 à i8®, tandis qu'avec la laque les charges étaient plus fortes.

Le blanc de baleine, quoique isolant très -bien une faible charge pendant quelque temps, conduit mieux ensuite que la laque , le verre et le soufre.

Avjsc une coupe de soufre, la charge de retour n'a été que de 17 à 18°. Le verre et le soufre, corps très-mauvais conducteurs, sont ceux qui ont donné les charges de retour les plus faibles.

En plaçant de lair dans l'appareil d'induction, l'actioa de retour a été très-faible,

LtîS effets précédents sotit dus, côpme on le sait depuis longtemps, à une pénétration de. la charge dans le corps diélectrique, à chacune de ses deux surfaces, en vertu de son faible pouvoir conducteur.

i4o3. Il paraît qu'en général les forces électriques qui produisent l'induction ne se trouvent pas seulement sur les surface^ métalliques, mais ex^core sur et dans l'intérieur des diélectriques. Cela résulte évidemment de l'influence qu'exercent les diélectriques suf l'induction; Teî^périence suivante vient confirmer cette conjecture.

Soit c (fig, 48) la section d'une plaque d'un diélectrique, a et b les armures métalliques, b non isolé et a chargé positivement. 10 ou 1 5 minutes après, si a et ^ sont déchargés, isolés et examines aussitôt, on n'y trouve aucune charge d'électricité. Peu de temps après ils sont chargés, de la même espèce d'électricité, mais non au même degré.

Supposons maintenant qu'une portion de l'électricU^ positive ait pénétré le diélectrique et se fixe en jo, Unç portion correspondante de la force négative prendra po«sition en h; l'iuduçtion de ces ^\x\ fçrc^ ^^^ plu$

CUAPITRE VUI.

grande de^l'une à l'autre, et moindre dans la direction extérieure, attendu qu'elles sont à une distance np moindre que ab. Eu déchargeant ah on détruit toute l'induction extérieure, et la boule de transport indique que les deux doublures ne sont ps^s électrisées; mais cette charge enlève aussi toutes les forces qui la poussaient dans l'intérieur. Cette force n'existant plus, la plus grande partie retourne sur les surfaces. Ces résultats montrent que les meilleurs isolants solides , comme la laque, le verre et le soufre, ont des propriétés conductrices qui permettent à l'électricité de les pénétrer, tout en étant soumis à la condition de l'induction; plus les corps sont de bons isolants, moins la charge sensible pénètre dans l'intérieur du diélectrique.

1 404. Voyons maintenant comment on trouve le rapport entre le pouvoir inducteur de deux diélectriques. M. Faraday, auquel on doit la méthode d'expérimentation à l'aide de laquelle on fait cette détermination, a commencé par opérer sur la laque et le soufre. Commençons par l'induction à travers la laque. Lorsqu'une portion de la surface d'une . plaque épaisse de laque est excitée, il y a peu de différence sensible dans le caractère de l'induction produite par cette partie chargée, soit d'un côté dans l'air, soit dans la laque de la plaque, pourvu toutefois que la seconde surface n'ait pas été chargée préalablement. Là laque et l'air ont d'abord été comparés ensemble : une coupe hémisphérique épaisse de laque a été placée dans Fhémisphère inférieur de l'un des appareils d'induction ( fig. l\'X ) ; puis on a laissé de l'air dans l'autre. Ces appareils étaient tellement semblables qu'ils avaient le même pouvoir inducteur quand l'air était le diélectrique commun.

Appelons i l'appareil à l'hémisphère de laque, et li l'appareil rempli d'air. La charge primitive donnée à l'appareil rempli d'air ayant été partagée avec l'appareil de laque , on a eu :

Il6 DU POUVOIR INDUCTEUtt DES DIELECTRIQUES.

App. i laque. ' App. ii air.

Écartement des boules : a55**

Charge partagée.

)) \ii

o après la décharge.

» 7 après la décharge.

luterprélonâ maintenant ces résultats : 297-7 ^^ ^9^ est la charge divisible de l'appareil ii (7 représentant l'action de la tige fixée), dont la moitié est i4^; mais l'appareil de laque i a donné r 1 3 pour le pouvoir de tension acquis après la division , tandis que Tappareil à air ii n'a retenu que 121— 7 ou it4. Ces deux nombres sont à la vérité sensiblement égaux, mais ils différent l'un et l'autre de i[\S que l'on aurait dû obtenir si le pouvoir inducteur des deux appareils avait été le même , c'est-à-dire si l'on n'eût pas employé de l'air dans l'un et de la laque dans l'autre. Nous voyons par là que dans le partage, l'induction à travers l'air a pej^du 176, tandis qu'à travers la laque elle n'a gagné que 11 3. En admettant que cette différence provienne uniquement de la plus grande facilité que possède la laque sur l'air de transmettre l'action inductive à travers sa substance, la .capacité pour l'induction électrique sera en raison inverse de la perte respective et du gain; la capacité de l'appareil étant ï, celle de l'appareil de laque sera 176 divisé par ii3 ou i,55. En répétant cette expérience un certain nombre de fois, et corrigeant les erreurs pra* venant de la perte d'électricité par diverses causes, on a obtenu successivement 1 ^ 47 9 < 9 ^^ ; i ,55 ; i ; 49? dont Ja

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