CHAPITRE VIIL U
moyenne est i, 5 pour le pouvoir de Tappareil. La la* que a donc un pouvoir supérieur à l'air pour produire l'induction.
IjCS expériences ont été recommencées avec la laque pure dissoute dans l'alcooL très-fort, et la dissolution filtrée et évaporée : les effets ont été les mêmes. Us ne sont pas dus évidemment à la conduction ordinaire, puisque les sphères éiectrisées primitivement ne perdent pas dans les expériences la quantité d'électricité qu'elles ont acquise. Le rapport i y 5, quoiqu'il exprime la capacité d'induction de l'appareil qui contient l'hémisphère de laque, ne doit pas être considéré néanmoins comme représentant le rapport de la laque à l'air, attendu que la laque n'occupe que la moitié de l'espace oo de l'appa* reil , le reste étant rempli d'air. Si l'on écarte l'effet des deux parties supérieures des globes, alors le pouvoir de la laque dans la moitié inférieure est au pouvoir de l'air dans la moitié inférieure de l'autre, comme â est i. Ce rapport même doit être au-dessots de 1^ vérité, attendu que l'induction de la partie supérieure de l'appareil, c'està-dire dû fil i de la boule B (fig. 4'-^)? sur les objets extérieurs, étant la même dans les deux cas, doit diminuer considérablement la différence provenant de l'inQueucc de la laque à l'intérieur.
i4o5. M. Faraday a opéré ensuite avec une coupe hémisphérique épaisse de flint-glass semblable à celle de lat laque, mais qui ne remplissait pas aussi bien l'espace oo, puisqu'il existait un espace vide de o^ aa de pouce; avant d'être introduite dans l'appareil, elle fut recouverte d'une cbyche de laque. On a trouvé encore que le verre, comme la gomme laque, surpassait l'air dans son pouvoir de favoriser l'induction à travers sa propre substance. La moyenne des résultats obtenus. , après les corrections faites, a donné i,38.
Or, 1,38 étant l'expression de l'appareil du verre, la capacité spécifique d'induction sera supérieure à 1,76, en se rappelant que cette valeur est pour un morceau de verre dont l'épaisseur n'occupe pas tout à fait les deu9ç
Iï8 Dtr POUVOIR mUtrCTEtlR des Bn^LECTRIQtTES»
tiers de Fespace dans lequel l'induction se soutient. Avec le soufre on a obtenu pour la capacité de l'appareil à air , comparée à celle de l'appareil de soufre , le rapport moyen i : 1,62; il en résulte que la capacité spécifique du soufre lui-même, comparée à celle de l'air, est égale ou un peu supérieure à !2, 24* Ce résultat est un des plus exacts qu'on ait obtenus.
La capacité spécifique d'induction du blanc de baleine paraît comprise entre i,3 et î,6. Les liquides qui sont meilleurs isolants , tels que l'essence de térébenthine , le naphte rectifié, soumis à l'expérience, ont donné encore Une capacité spécifique supérieure à celle de l'air.
l4o6. M. Faraday a soumis aussi à l'expérience diffé-» rentsgaz,en commençant par l'air à diverses densités. L'un des appareils ayant été chargé, on a èxamijié successivement la tension de cette charge quand l'air intérieur était plus ou moins raréfié. On a trouvé , en commençant l'expérience avec une certaine charge, que celle-ci ne changeait pas de tension ou de force lorsque l'air était raréfié jusqu'au point où la décharge s'opérait à travers l'espace 00. Dans ce cas, la décharge était proportionnée à la raréfaction ; et quand elle avait lieu et qu'elle abais* sait la tension à un certain degré, ce degî'é n'était nullement affecté en rétablissant la pression et la densité de l'air telles qu'elles étaient au commencement de l'expérience. En effet :
Quantités. Pouces de mercure. Charges.
à une pression de 3o . . la charge était de 88®
réduite à r 4 87
élevée de nouveau à . . . 3o .^ . . . 86
réduite encore à 3, 4 81
élevée à 3o 81
Avec une charge plus faible , et la pression de l'air dans l'appareil ayant été réduite à i,g, on a eu une