‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 182 sur 278 · CHAPITRE IX. I · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. I

avec la densité de l'air. Qband la densité est moitié, la décharge a lieu avec la moitié de la quantité accumulée, c'est-à-dire, ^vec un quart de l'intensité ou action libre.

2^ La distance à travers laquelle peut se décharger une accumulation donnée est dans le simple rapport inverse de la densité de l'air. Par conséquent, dans l'air d'une densité moitié moindre, la décharge a lieu à une distance double.

En diminuant la densité et augmentant la distance entre les points de décharge , l'étincelle électrique approche de plus en plus de l'état d'une flamme à lumière diffuse sans être accompagnée d'aucun bruit. Cet effet a lieu aussi quand la distance entre les points de décharge étant la même, la quantité accumulée diminue continuellement. Lorsqu'on fait varier la température de l'air contenu dans le ballon, duquel il ne peut s'échapper, on trouve que la chaleur est sans effet pour modifier le pouvoir isolant de l'air; ce pouvoir, comme M. Faraday Ta trouvé depuis, est donc tout à fait indépendant de sa température et ne dépend que de sa densité. M. Barris conclut enfin des expériences qu'il a faites, i° que Tair échauffé n'est pas, comme on l'a dit souvent, un conducteur de l'électricité, et que la chaleur ne facilite sa transmission qu'en diminuant sa densité ; 2^ qu'en supposant que la chaleur soit matérielle, elle serait un non conducteur de l'électricité, attendu que l'incorporation d'unç substance conductrice avec une substance qui ne l'est pas, affaiblit le pouvoir isolant de la dernière, comme dans le cas de l'air charge de vapeur; tandis que dans l'unjon intime de deux corps non conducteurs le pouvoir isolant reste parfait.

On peut expliquer maintenant le fait annoncé par le ' docteur Ritchie (i), contrairement à. ce que Davy avait trouvé, savoir : que la chaleur n'affaiblit pas le pouvoir % conducteur des métaux.

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{i) Trans. philos. i8a8,p. BjS.

laQ DES GIRG. QUI ACCOMP« hk DiCHAR. £LEG., £TG.

. L'expérience principale de c^ physicien consiste dans la transmission de 1 électricité ordinaire à travers une tige de fer fourchue, dont Tune des branches est chauffée au rouge; il trouve alors que l'électricité passe plutôt par le côté chauffé que par le côté froid. Mais ce résultat ne peut déinontrer la supériorité du pouvoir conducteur 4u fer échauffé, aussi longtemps que Texpérience est faite dansi'air, attendu que l'air raréfié par la chaleur perd à un degré plus ou moins fort son pouvoir restrictif. De plus, l'air en contact immédiat avec une tige de fer cliauffé au rouge, est dans un grand état de raréfaction ; dans ce cas, l'affaiblissement du pouvoir conducteur du métal est plus que compensé par la diminution de résistance à sa surface; de sorte que le pouvoir conducteur du métal, ainsi que la grande diminution de la densité de l'air d'un côté, peut encore offrir un passage plus facile à l'électricité que le pouvoir conducteur du métal seul.

1 4 1 2 • M, Harris, en étudiant la distribution de l'électricité sur des corps de diverses formes^ a trouvé que la plus grande intensité d'une quantité donnée d'électricité, distribuée sur une aire donnée, se montre quand l'aire est contenue dans un cercle, et que l'intensité est moindre quand elle se répand sur une ligne droite indéfinie; que les intensités de^ conducteurs sont en raison inverse de leurs périmètres, quand la pression de l'air est constante. L'intensité ne varie pas dans un rapport inverse du carré de la surface , si ce n'est lorsque ces aires sont tellement disposées , que tout le périmètre des diverses plaques est comme les surfaces respectives ; résultat qui s'applique aussi aux conducteurs cylindriques, les capacités électriques de ceux-ci étant les mêmes que les aires planes, dans lesquelles on peut supposer qu'elles se développent

1 4 1 3. Si l'on passe à l'intensité de l'accumulation in- * duite , on trouve qu'elle n'est pas soumise à la même loi que cette qui a été observée dans un des corps électrisés d'une manière permanente. La force, dws uo eus, est

comme raccamulation induite simplement ; dans Tautre, conime le carré de la quantité communiquée. La cause de cette différence peut être attribuée à uue différence dans la nature des accumulations respectives.

Voici encore d'autres conséquences auxquelles M. Har* ris a été conduit dans ses recherches : *

i® La force attractive produite entre un conducteur électrisé et un conducteur neutre non isolé, n'est nullement influencée par la forme et la disposition des parties non opposées. La force est précisément la même, que les corps opposés soient simplement des plans circulaires, ou des hémisphères, des cônes, etc.; deux hémisphères s'attirent l'un l'autre avec la même force que les sphères ;

a** La force est en rapport avec le nombre des points d'attraction dans l'action, et en rapport inverse des carrés des distances respectives ;

5^ La force attractive, entre deux aires inégales cir«culaires , n'est pas plus grande qu'entre deux aires sem^*' blables , chacune étant égale à celle qui est moindre ;

4^ La force attractive d'un simple anneau et d'une £(ire circulaire l'un sur l'autre , n'est pas plus grande qu'entre deux anneaux semblables;

5^ La force entre une sphère et un segment sphérique opposé, de la même courbure, n'est pas plus grande que celle de deux segments semblables , égaux chacun au segment donné. Ainsi l'attraction entre la sphère m et le segment non isolé n (fig. 5a) est la même que celle des segments semblables et égaux n ri.

iLes faits observés permettent de considérer la force attractive développée entre une sphèt*e chargée et une sphère neutre de diamètres égaux, comme étant le ré*^ sultàt d'un système de forces parallèles agissant en lignes droites entre les points analogues des hémisphères op^ posés.

Il est démontré en autre que la résistance de l'air au passage de l'électricité est en raison directe du carré de la densité, dç sorte qu'une quantité donnée ayant une iatç^irté 9fim 4ojmée «t prêlQ à a» désliarg^r, restera

ia8 DESCIRG. QUI ACCOMP. LA. DECHAR. l^LEC, ETC.

avec le même état relatif dans l'air^ dont la densité est moitié moindre , si l'on double la distance entre les points de décharge. Par conséquent, si la densité de Fair est diminuée d'une manière indéHnie, et que la distance entre les points d'action soit indéfiniment augmentée, le même état électrique relatif se continuera sans qu'il y ait dis^persion; de sorte que si l'on suppose iqué le corps opposé devient nul, alors l'électricité accumulée ne tendra pas du tout à quitter le corps électrisé , en supposant qu'il n'éprouve l'influence d'aucune autre substance. Cette .conjecture, du reste, est justifiée par les effets des actions électriques dans le vide dont j'ai déjà parlé. Ou doit encore à M. Harris quelques observations importantes dont voici l'énoncé :

i4i4« Des décharges delectridité ordinaire se transmettent plus facilement à la surface des corps, dans ùil milieu épuisé, que les courants voltaîques, ces derniers exigeant un isolement comparativement plus faible. Il est difficile, en effet, de fondre un fil fin par l'électricité ordinaire dans uii réceptacle très-épuisé, tandis que l'électricité voltaique l'échàuffe bientôt jusqu'au rouge. M. Harris a fait passer la décharge d'une batterie armée, de 'i5 pieds carrés, dans un fil fin de fer renfermé dans un réservoir bien épuisé , sans que ce fil en fût affecté. L'électricité surabondante paraissait trouver un passage pluâ facile à travers l'air raréfié de sa surface , ce qui produisait un effet très-brillant. £n laissant rentrer l'air, le fil était aussitôt fondu , ea^ n'employant seulement que 5 pieds cannés de revêtement.

Comme on l'avait fait avant lui, il a transmis, au moyen d'une machine électrique très-puissante, des rayons électriques continus dans de longs tubes épuisés, d'euviron 4 pouces de diamètre et de 6 pieds de long. IjCS extrémités des tubes étaient fixées et bouchées hermétiquement sur des plaques de cuivre , munies chacune d'une pointe armée. En épuisant modérément l'air et les pla-» ques mises en contact avec les conducteurs positifs et né- |[ati& de la machine, on obtenait des rayons lumineux

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