‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 181 sur 278 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

D1SS CIRCOirSTAirCES QCI ACCOMPAGNEITT LA DÉCttAftOfil ÉLECTRIQUE ENTRE DEUX CONDUCTEURS.

i4o8. M. Harris a fait une étude particulière des circonstances qui accompagnent la transmission de l'électricité, entre deux corps conducteurs, sous la forme de décharge; je vais rapporter les faits principaux qu*i| a observes (i) et dont nous aurons besoin plus loin pour l'interprétation de divers phénomènes. Deux sphère^ étant eh èontact, en des points déterminés de positiori , si on. les sépare à des distances données, on trouve que les quantités d'électricité respectives, qui sont nécessaires pour produire une décharge, varient en raison directe des distances. "Voici comment on le prouve : liri électromètre de décharge (fig. 49) est dispose de manière à pouvoir obtenir facilement des distances données entre les points les plus rapprochés des sphères c et c\ au moyen d'une vis micrométrique s. Cet appareil est fixé à une bouteille de Leyde D, ayant une armure de 5 pieds. On peut évaluer très-exactement, au moyen du mesureur u (précédemment décrit), la quantité d'électricité nécessaire pour opérer une décharge à une distance donnée entre les boules c et d. En opérant ainsi, on trouve que le nombre de mesures indiquées par la bouteille w, varie exactement avec les distances entre les points les plus

(i) Trans. phil. x834.

rapproches des boules c et cf. Il en^st encore de même de la décharge de deux conducteurs charges différent-* ment, que l'on met en présence; or, si Ton compare ces résultats avec cpux que j'ai donnés dans les chap. V et VI de ce livre^ on voit que, tandis que les distances de dé^ charge entre deux points augmentent dans le simple rapport de la quantité, les forces attractives ^atigmeri-^ tent comme le carré de cette quantité. '

M. Harris a trouvé qu'en général la distance de dé-^ charge est dans, un rapport simple avec la quantité d'électricité contenue sur une surface de communication qui est toujours la même. Dès lors, la distance à laquelle de l'électricité accumulée peut se décharger dans l'air d'une densité donnée, peut servir à mesurer ef^actement la quantité comparative d'électricité accumulée sur une surface, ou sa tension.

Si l'on prend pour- unité la force développée entre les deux points c et c'y au moment de la décharge, et que l'on place les boules avec la marne accumulation à une distance double, là force est réduite au quart, puisqu'elle varie en raison inverse du carré de la distance. La décharge ne saurait donc avoir lieu à cette distance; mais des accumulations doubles, triples, etc., développent des quantités libres ou des intensités qui sont comme les carrés de toute la quantité accumulée ; on a donc, avec des quantités accumulées doubles, triples, etc., des forces attractives qui compensent exactement lé décroissement de la force, en raison de l'accroissement de distance. Ainsi , avec des accumulations doubles, triples, la force est précisément la même; elle est donc suffisante dans chaque cas pour vaincre là pression atmosphérique, ci chaque distance dontiée.

1 409. M. Harris infère de ses recherches, que la résistance de l'atmosphère, au passage de l'électricité, n'est pas réellement plus grande à travers une distance de dé** charge qu'à travers une autre, et n'est jamais plus forte que la pression de l'air.

1 4 ï o. Pour connaître l'influence qu'exercent sur la dé-

y 2|4 1>ES CIRG. QUI AGCOMP. Là B^GHAR. l^LEC. , £TC.

charge lies variations de densité et de température de Tair, on opère comme il suit : on met en rapport nn électrothermomètre avec Télectromètre de décharge (fig. 5o) ; réiectro-thermomètre se compose d'une petite sphère de verre N, traversée par le fil de décharge, et en communication directe avec un thermomètre T. Les effets de quantités d'électricité déchargées à travers le fil sont observés avec soin , comme il a été dit précédemment. Le circuit m kjridcn varie avec l'étendue et la nature de la substance dans la portion id. Quelques essais ont montré que l'efFet dans le fil décroit dans un rapport inverse de la résistance à la transmission de l'électricité accumulée; ainsi l'effet est moindre avec un long circuit qu'avec un circuit plus court, et quand le circuit est composé de conducteurs imparfaits, comme le bois ou l'eau contenue dans un tube de verre, l'ins^ trument est à peine affecté.

En employant de longs circuits de fils métalliques, l'effet varie dans un rapport inverse de la longueur. Ainsi avec un fil de cuivre isolé, de 3oo pieds, la transmission d'une quantité donnée à travers l'électromètrc N , élevé la température de lo degrés; avec un circuit de 600 pieds, la résistance est telle, qu'elle ne s'élève que de 5 à 6®; avec 900 pieds, de 3® seulement.

i4i I • Pour déterminer le genre de résistance que fait éprouver un milieu non conducteur, comme l'air, ou dispose l'appareil comme il suit : une bouteille de Leyde £ (fig. 5o bis) est mise en rapport avec les boules de décharge cé^ placées dans le ballon R; la distance entre ces boules est mesurée au moyen d'un micromètre p. Le vide peut être fait dans le ballon qui est muni d'un thermomètre R et d'une éprouvette g. Une enveloppe (fig. 5i), munie d'une lampe D, permet d'élever à volonté la température. Ayant chargé d*une quantité donnée la bouteille E, on opère la décharge entre c et é. Voici les résultats que M. Harris a obtenus :

1° Les quantités respectives, nécessaires pour traverser un intervalle donné, varient dans un simple rapport

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