CHAPITRE X
que plus faible^ est plus élevé en hauteur et rend une note musicale distincte. Le son est dû en réalité aux décharges successives qui, arrivant chacune à des intervalles presque égaux , font entendre une note définie , dont le ton monte avec l'accroissement de rapidité et] la régularité des décharges intermittentes. Ce ton donne une mesure facile et exacte des intervalles.
Ainsi, lorsquen approchant la main d'une baguette ou d'une balle avancée, la hauteur du ton produit par la déchargée d'une aigrette s'accroît, l'efTet nous avertit que nous avons augmenté l'induction, et par suite la rapidité des alternatives de charge et de décharge. En général, si Ton fait usage de fils avec des extrémités plus fines , on obtient des aigrettes plus petites, et le son est à peine perceptible. Lorsque le sou cesse, la lumière devient continue comme une lueur.
1429. L'aigrette peut être considérée comm'e une décharge entre un corps mauvais conducteur et un corps non conducteur , ou bien entre un corps conducteur et un corps qui ne l'est pas. Dans des circonstances ordinaires, l'aigrette est une décharge entre un conducteur . et l'air.
Tout porte à croire, suivant M. Faraday, que l'aigrette est une étincelle de l'air, une diffusion de la force électrique dans la matière, non par conduction, mais par une décharge de rupture.
L'aigrette et létincelle se confondent graduellement l'une dans l'autre. En rendant une petite balle positive au moyen d'une bonne machine électrique , et approchant de cette balle une autre balle plus forte, non isolée, on peut suivre facilement le passage de l'étincelle à l'aigrette.
Quand une aigrette électrique d'un pouce à six pouces, ou plus, jaillit dans Tair, elle a la forme fîg. 56; mais si l'on appioche la main ou un autre corps, elle prend les formes fig. 57, 58, 59. On remarque dans ces figures la forme courbe des lignes de force inductive existant avant \a décharge.
Dans l'air raréfié , les apparences de l'aigrette varient