ALTIÉRATIOWS DU CUIVRE
Nous avons déjà«xprimé notre opinion sur )a maniera âont nous concevons la cémentation, 0q lui attribuait une origine électrique (1061)^ ainsi AOU31) j r^vi^idiDons pas.
Quant à la présence des cristaux de protoxidc de cuivre sous la croûte, composée de sul^stances diverse^ qui recouvrent quelques objets antiques eu bronze^ ei qui tapissent les petites géodes que Ton trouve dans l'iur térieur des médailles, on ne peut guère attribuer leur formation au mouvement moléculaire dont jjious y^uojo^ de parler.
Les notions que nous possédons sur les -circonstances de leur production nous mettent à même de concevoir comment ils se trouvent déposés sur les objets antiques-: la croûte qui recouvre ces objets une foisformé^ le liquida placé au-dessous, ne communiquant que diflScilementayec celui qui est à l'extérieur, a dû se saturer davantage d^ sels de cuivre. D'un autre côté, les partions sur.lesqueUe<s il ne s'est pas formé d'incrustation ont. continué à être soumises à l'action des agents extérieurs. 11 est résulté de là que l'électricité négative provenant de cette dernièca action a été repo.ussée dans l'intérieur, de manière que la portion située sous la croûte qui n'était pas soumise |i une action aussi forte que celle <qui était à l'extérieur^, est devenue le pôle négatif d'un couple voltaïque qqi a réagi sur la dissolution enchâssée. Suivant l'intensité d^ cette action et le degré de concentration de Ja solution, on aura eu des cristaux de protoxide de cuivre ou .dp cuivre à l'état métallique.
'Nous ferons remarquer que les altérations qu'éprpuveiit, en général, les. médailles dépendent de, la .nature des terrains dans lesquels elles ont longtemps séjourné. Tous les antiquaires savent que dans les terrains volcaniques elles sont vert-émeraude ; c'est le sous-chlorure de cuivre qui domine. Dans le royaume de Naples, loin du Vésuve, elles sont bleues ; c'est alors le carbonate cjui les colore. Dans les Marais Pontins, elles ^ont jajuinç^; du côté d'Âgrigente, elles sont bUnchâtres. Npus.ne