CHAPITRE l>REMIER
L'acide hydro-chlorique substitué à l'acide nitrique, et employé en même quantité, produit à peu près les mêmes effets.
• Quaqd la case cuivre renferme une dissolution saturée de nitrate de cuivre, et la case zinc une dissolution saturée de sulfate de zinc , on a :
LIQUIDE
LIQUroB
fiURéE
DÉVIATION
cDntena dans la
ooDteDu dans la
de
de
case caivre.
case zinc
rimmersion.
Talguille aimantée.
Dissolation saturée
Dissolution saturée
de
de
15 min.
nlU^tedeeiiiTre.
sallate de zine.
Enfin considérons le cas où l'on met de l'acide nitrique dans la case ^iqc :
LIQUIDE
contenu dans la oase cuivre.
Eau et i/5o d'acide sulfurique.
LIQUIDE
contenu dans 1^ case zinc.
Eaq et i/So d'acide sulfurique et i/5o d'acide nitrique.
DURÉE
de rimmersion.
15 min.
DÉVIATION
de l'aiguille aimantée^
Quoique je ne rapporte pas les intensités des courants qui correspondent aux déviations de l'aiguille aimantée, ces déviations suffisent néanmoins pour tirer les con* séqqences suivantes, qui sont importantes pour la cons-» traction des piles à couraij^ constant :
Le maximum d'intensité s'obtient sensiblement quand le cuivre plonge dan^ une dissolution de nitrate de cui*
l6â PREMIÈRES RECHERCHES.
vre, et le zitic dans une dissolution de sulfate de zinc. La diminution de cette intensité suit à peu près la même loi que dans les tableaux n^' 2 et 3. Les résultats du n^ 5 sont ceux qui offrent le moins de variations. On peut même, avec certaines précautions, les rendre croissantes pendant une demi-heure; il suffit pour cela de ne mettre qu'un diaphragme dans la caisse, ou rapprocher tellement les deux diaphragmes l'un de l'autre , que l'acide nitrique de la case zinc puisse passer lentement dans la case cuivre, afin d'augmenter le pouvoir conducteur de la solution. Il m'est arrivé plusieurs fois d'obtenir une compensation telle que les déviations de l'aiguille aimantée étaient parfaitement constantes , pendant une heure et plus, avantage que l'on n'obtient jamais avec^les piles ordinaires.
i447« J^ dois faire observer qu'en général dès l'instant que la pile fonctionne, il s'opère des décompositions et des transports de substances qui polarisent les électrodes de manière à produire des courants en sens inverse du premier, de sorte que l'intensité de celui-ci diminue peu à peu. L'art consiste donc, pour obtenir om courant constant, à dissoudre les dépôts à mesure qu'ils se forment, avec des liquides convenablement placés. On y parvient à l'aide du procédé que j'ai décrit dans l'expérience n® 5. L'acide sulfurique qui est dans la case cuivre est employé en partie à dissoudre une portion du zinc qui est transporté sur la plaque cuivré; de même l'acide nitrique, qui se trouve dans l'autre case, s'empare d'une partie du cuivre de la dissolution qui a traversé les deux diaphragmes, et est réduit par le zinc. En diminuant par ce moyen l'intensité du courant secondaire , on arrive à des effets sensiblement constants.
. Pour compléter l'analyse des effets produits dans un couple voltaïque, par l'influence des actions électro-chimiques, il était nécessaire de déterminer jusqu'à quel .point ces actions cessaient d'agir pour augmenter l'intensité du courant. C'est ce que j'ai fait de la manière suivante : l'expérience étant disposée comme dans-