‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 205 sur 278 · CHAPITRE PRCMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRCMIER

le n"" I et la déviation initiale étant de 63^, on a ajouté peu à peu de l'acide sulfurique dans la case zinc : la déviation a augmenté successivement jusqu'à 68^, qui est de^ venu un maximum qu'on n'a pu dépasser, en ajoutant un nouvel excès d'acide; tandis que quelques gouttes d'acide nitrique dans la case cuivre portaient l'aiguille aimantée à 80^. Je crois avoir rapporté assez de faits pour démontrer l'influence de Faction individuelle de chaque liquide sur les deux lames métalliques d'un couple voltaïque pour modifier l'intensité du courant, de manière à avoir des effets contraires*

J'ai cherché ensuite si les rapports précédents, obtenus avec un seul couple,, étaient encore les mêmes quand on en réunissait plusieurs de manière à former une pile. Lés résultats ont été des plus satisfaisants.

Une pile construite suivant les principes que je viens d'indiquer , réunit les conditions les plus favorables pour avoir des effets constants. Nous verrons plus loin le parti que M. Daniell a tiré de ces principes, pour construire la pile à courant constant qui est généralement adoptée aujourd'hui.

§ II. De la pile simple à dégagement doxigèney à

courant constant.

i443* J'sti déjà fait connaître (1) une pile à courant constant, qui éprouve peu de variations dans l'espace de viagt - quatre heures et dont on peut tirer de grands avantages dans quelques cas. Chaque élément de cette pile est formé de deux petits bocaux en verre; dont l'un renferme de l'acide nitrique concentré, et l'autre une solution de potasse caustique, également très-concentrée, et d'un tube de verre recourbé, rempli d'argile très-fine, humectée d'une solution de sel marin, lequel sert à établir la communication entre les deux so-

(i) Tom. v, i'* partie, laSa.

1 7Q I>S LA PILE SratP. A D^GAG. d'cOC. A CO UR. COKST.

luttons; dans le bocal où se troure ^alcali, plonge une lame dW, et dans l'autre une lame de platine. Si Tappareil est disposé de pianière que les solutions soient sépa^ réespar une couche mince d'argile, ily^a un dégagement abondant de gaz oxigène sur la lame qui se trouve dans l'alcali.

Je vais maintenant continuer à exposer les observa^» lions qui ont été faites avec cet appareil depuis la publication de la i^^ partie du V^ volume, oii se trouve la théorie que j'ai donnée de ses effets.

i449- ^' Jacobi de Dorpat a fait un travail assez étendu sur cet appareil : voici le mode de construction qu'il a adopté , et qui est à peu près le même que celui que j'ai décrit :

Dans un petit bocal, fermé à la partie supérieure par un couvercle de papier, plongeait à travers ce couvercle un tube de verre de cinq lignes de diamètre, ouvert par le haut et fermé à sa partie inférieure avec un tampon d'argile noh effervescente avec les acides, et humecté d'une solution concentrée de sel marin, dans laquelle on avait ajoute un peu de potasse caustique. Il importe beaucoup pour le succès de l'expérience que le bouchon ne ferme pas trop fortement, car autrement le» liquides qui sont , l'un dans le bocal , l'antre dans le tube, ne pourraient pas communiquer ensemble; il ne faut pas non plus qu'il soit trop aisé , dans la crairRe que la pression du gaz ne puisse faire passer le liquide dans le tube à travers l'argile. Le haut du tube était fermé avec un bouchon de liège, auquel était ajusté un petit tube de verre dans lequel passait le gaz qui se dégageait, ainsi qu'un fil de platine soudé à une lame de platine qui se trouvait dans le premier tube : une autre lame de platine plongeait dans le bocal; les deux lames de platine avaient été mises en communication avec le fil d'un multiplicateur très - sensible. Un tube divisé, dans la boule duquel on avait fait fondre un peu de phosphore, recevait le gaz qui sortait par le tube de dégagement et était recueilli sous l'eau. Les lames de platine, qui fiy^i^Qt deux pouces et

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