DES PROPRIÉTÉS DU ZINC AMALGAMÉ
que du zinc amalgamé est positif relativement à du zinc pur y c'est-à-dire qu'il est plus attaqué que ce dernier. Davy s'est borné à annoncer ce fait, sans en tirer aucune, conséquence pour la construction des batteries voltaîques.
Il paraît que c'est M. K,emp, d'Edimbourg, qui a employé le premier le zinc amalgamé et le cuivre dans la construction régulière des appareils voltaîques, comme on le. voit dans le nouveau Journal philosophique du professeur Jameson, pour décembre 1828.
1452. Je vais passer maintenant en revue les expériences qui ont été faites successivement sur le zinc amalgamé par MM. Sturgeon, Faraday et autres physiciens. Commençons par le mode de préparation : on prend deux lames de zinc, et après les avoir polies avec du papier de verre, on étend du mercure sur la surface de l'une d'elles avec du linge, ou bien, ce qui est préférable, on la plonge auparavant dans de l'eau aiguisée par l'acide $utfurique. Ces deux lames, ainsi préparées et mises en com* munication avec un multiplicateur, sont plongées dans une faible^dissolution d'eau acidulée. La lame amalgamée agit comme le zinc et l'autre comme le ^cuivre , dans un couple voltaïque ordinaire. Mais ce qu'il y a encore de remarquable dans les effets que nous décrivons , c'est que l'action chimique, qui d'ordinaire est violente et intense sur le zinc qui plonge dans une solution d'acide sulfurique ou d'acide hydro-chlorique , est tranquille et uniforme sur des lames de zinc amalgamé. De plus, les pouvoirs électriques sont plus fortement exaltés et sont eu jeu pendant plus de temps qu'avec du zinc pur.
Avec une solution d'acide nitreux les énergies électrique^ des deux lames se montrent à un degré très-supérieur.
M. Sturgeon a fait. l'expérience suivante : deux lames de zinc, présentant chacune une surface de 10 pouces carrés, et dont l'une était amalgamée et brillante et l'autre non amalgamée, ont été plongées dans de l'acide nitreux dissous dans douze fois son volume d'eau, après avoir été
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mises en rapport avec un multiplicateur. L'aiguille, après plusieurs oscillations^ s'est arrêtée à 65°, après quoi on a obtenu les résultats suivants :
Minutes. DéviAtions de Vaigattle.
En 5 70''
ao 68
io5 40
En 4 heures. 25
Les lames n'ayant pas été dérangées, au bout de i5 heures, la déviation de l'aiguille était encore de 18*^. Le circuit ayant été interrompu, sans que les lames fussent dérangées de place, puis l'aiguille revenue dans le méridien magnétique, le circuit fut de nouveau complété; l'aiguille, après avoir été projetée à 3o**, s'arrêta à 9**.
1453. M. Faraday a fait de son côté les observations suivantes, avec une petite batterie de 10 paires de plaques , composées chacune d'une lame de zinc amalgamée et d'une lame de platine, présentant une surface de quatre pouces carrés, réunies l'une et l'autre au moyen d'un fil de platine. La pile avait la forme d'unebatterie à couronne de tasse; de plus un appareil décomposant faisait partie du circuit; le liquide employé était une dissolution d'dcidé sulfurique, d'une gravité spécifique de i,25. L'action était nulle sur le zinc amalgamé, quand les électrodes n'étaient pas en communication ; et lorsque celle communication était établie, l'action sur le zinc était en proportion avec la décomposition dans l'appareil décomposant; attendu que lorsque le courant était retardé dans ce dernier, il était retardé également dans la batterie. Quand une plaque de zinc amalgamé et une
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lame de platine, plongées Tune et l'autre dans une solution d'acide sulfurique, étaient mises en communication avec un multiplicateur, le courant était très- puissant, mais son intensité diminuait aussitôt, et elle n'était plus que le j ou le -^ de ce qu'elle était d'abord. Cet effet est dû, comme l'observe M. Faraday, à ce que l'action qui a lieu sur la surface de la lame de zinc étant régulière, l'acide qui est en contact avec le zinc neutralise rapidement l'oxide formé , de sorte que l'oxidatioh marche ensuite lentement. Quand on opère avec le zinc ordinaire , le dégagement du gaz sur le zinc ordinaire ]tend à mêler conlinuellement tout le liquide, et porte ainsi sur le métal de l'acide nouveau qui enlève l'oxide formé; ainsi de suite. Avec la batterie de zinc amalgamé, chaque fois que le courant cesse, la solution saline près du zinc est graduellement répandue dans le reste du liquide; et au renouvellement du contact avec les électrodes, 'on trouve que les plaques de zinc sont dans des circonstances les plus
^ fevorables pour la production d'un courant fort et puissaut, et cela avec d'autant plus de raison que le zinc
. amalgamé n'est pas attaqué quand le circuit est ouvert. J'ai dit plus haut que M. Faraday avait remarqué qu'avec un couple zinc amalgamé et platine, l'intensité du courant diminuait rapidement; des expériences faites postérieurement n'ont pas donné cependant le même résultat, comme on va le voir :
On a opéré avec un couple zinc amalgamé et platine; la surface de chaque plaque avait 4 pouces carrés , et le liquide intermédiaire était une dissolution d'acide sulfurique.
Dans le premier moment la déviation de l'aiguille a été de 62®, 5; puis
En 5 minutes 60®
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