CHAPITRE II. l8l
3o Id 48
35 Id 47
4o Id 46,5o
45 Id 46
5o Id 45
55 Id 45
6o Id 45
L'appareil ayant fonctionné pendant une heure , le circuit fut interrompu pendant une minute et la solution agitée avec les lames qu'elle renfermait, puis, 1^ communication rétablie; l'aiguille, après quelques oscillations, s'est arrêtée à 47^, c'est-à-dire que le courant a repris son intensité première.
Le circuit étant resté fermé pendant une heure, l'aiguille était encore déviée de l\^^j au bout de la troisième heure , la déviation n'était pas changée. Je dois ajouter qu'un dégagement considérable d'hydrogène avait eu lieu sur la surface de platine pendant le premier quart d'heure.
Ces résultats sont bien différents de ceux que M. 5turgeon avait obtenus en opérant avec une solution d'acide nitreux, puisqu'ils montrent que les variations de l'intensijté du courant finissent par être nulles au bout de 4o minutes.
1454* Continuons l'examen que M. Faraday a fait des propriétés du zinc amalgamé.
Dans une solution formée d'une portion d'acide sulfurique et de 3o parties d'eau , une plaque de zinc ordinaire est attaquée énergiquement. Dans les mêmes circonstances le zinc pur ne reçoit en comparaison qu'une action bien faible. On est porté à croire que, dans le premier cas, toute l'action provient de petits couples voltaïques formés de zinc et de fer. En opérant avec le zinc amalgamé, l'action est nulle ou à peine sensible, comme on l'a vu (i45i), et'elle ne se développe qu'en le touchant avec un métal non oxidable. Pour savoir ce qui se passait dans les deux cas, M. Faraday a pris deux
tSiJt DES PROPRIÉTÉS DE ZmC AMA.LGAME.
plaques de zinc amalgamé, séchées et pesées avec soin, et une solution semblable à la précédente. Une de ces lames fut introduite avec une autre de platine, en communication avec elle, dans une éprouvette remplie de la solution. La seconde plaque fut mise en même temps dans une autre éprouvette remplie du même liquide, hors de tout contact métallique. Dans la i'® éprouvette , il y eut un fort dégagement de gaz autour du platine, et aucun^ bqlle sur le ^inc amalgamé de la seconde éprouvette. Au bout de dix minutes, les plaques furent lavées, séchées et pesées de nouveau; la seconde plaque pesait autant qu'ayant l'expérience, tandis que la première a^it perdu de son poids, comme cela devait être. Le gaz hydrogène dégagé ayant été mesuré, on trouva que , ppur IIP équivalent de ^nc oxidé, un équivalent d'eau .^vait été décomposé,
Jlelativement à l'observation de M. Delarive sur le zinc pur, il faut remarquer que lorsque l'acide agit sur du zinc ordinaire, des portions de cuivre, de plomb, de cadmium, ou d'autres métaux, sont mises en liberté à la surface et constituent, par leur contact avec le zinc, des paires découplés voltaïques très-petits, mais très-actifs.
Il résulte de cette multiplicité d'actions, qu'il y a beaucoup de zinc détruit, et que l'hydrogène se dégage en apparence sur la surface du zinc; tandis que ce dégagement n'a lieu réellement qu'à la surface des particules métalliques étrangères. Ces particules servent en même temps à décharger l'électricité du zinc, ou à l'y ramener, en diminuant'ainsi le pouvoir qu'a ce métal 4e produire un courant électrique, qui s'étendrait à une plus grande distance à travers l'acide; il en résulte que l'intensité du courant qui passe parle circuit métallique entier se trouve bien diminuée.
^ On évite toi^s ces inconvénients au moyen des lames de zinc amalgamé.
- Bien que le zinc amalgamé, quoique impur, ne décqmpose pas sensiblement l'eau acidulée, il conserve néanmoins une telle affinité pour l'ost^igène qu'il suffit