‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 23 sur 278 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

du cuivre n'était pas altéré alnài que celui du fer.

io8o. Davy voulut appliquer les observations précédentes à la préservation du cuivre qui forme le doublage des vaisseaux.

Des feuilles de cuivre en contact, sur -jV ttSt de leur surface, avec du zinc , du fer ou de la fonte, ayant été exposées pendant plusieurs semaines au mouvement de la marée, dans le port de Portsmoiitb , et leur poids déterminé avant et après l'expérience, on trouva que lorsque le protecteur métallique avait une surface de ^ à 7-5-5- des feuilles de cuivre, il n'y avait ni corrosion, ni diminution dans le poids de ce métal. Quand le métal

{préservateur n'était que dans la proportion de -j-^ à -j^, e cuivre éprouvait une perte de poids qui était d'autant plus forte que le protecteur était plus petit. £n employant de fer fondu , on préservait encore une certaine

quantité de cuivre.

Si l'on compare le doublage des bâtiments protégés à celui de bâtiments semblables qui ne le sont pas, on trouve que la surface du premier est brillante , tandis que celle du second éprouve une corrosion rapide; celleci devient d'abord rouge, ensuite verte, et perd une partie de sa substance en écailles.

Davy conseilla de préférer là fonte aux autres métaux oxidables, en raisoh de son bas prix et de sa durée; la plombagine qui se produit à sa surface par l'action de leau de la mer n'altère point sa première forme, et n'empêche pas l'action électrique du métal qui reste.

Voilà donc un moyen très-simple de préserver de toute altération le doublage en cuivre des vaisseaux; mais on devait s'attendre à un inconvénient grave que nous allons signaler, et ^ui résulte de l'action chimique du couple voltaïque sur les substances dissoutes dans Feau de n^er. On ne tarda pas à observer qu'il se déposait des substances alcalines et terreuses sur le cuivre négatif. Quatre feuilles de cuivre, défendues à peu près sur Fs à ^ de leur surface par du zinc ou du fer, avaient été exposées pendant 4 mois à l'action de l'eau de nser;

58 KSAIS POUR PRÉSERV. LE DOUBL. EN CUIVRE , ETC.

ces feuilles furent recouvertes d'une matijère blanche, composée principalement de carbonate de cKaii^, dé carbçnaje et d'hydrate de magnésie.

ïo8i. En mer, les feuilles de cuivre jpréservées de^ bâtiments se sont également recçuvertes d<ç carbonate de diaux et de carbonate de magnésie ; des plantés et des insectes s'y sont aussitôt rassemblés r'dès lors Tç

{)oids des bâtiments a été augmenté et leur niarôhe raentie. Davy, pour parer à cet inconvénient majeur, ^ fait diverses expérieîicés , d'après lesquelles il a crû devoir conclure que des feuilles de cuivre, défendues par des surfs^ces de' fonte ou de zinc dans là proportion de 7~^, ne se chargeaient pas de matières alcalines et que lés plantes n^y adhéraient pas. Cet effet, suïva^nt lui, est idû à ce queie cuivre .était moins négatif; nous ne psiTr tageons pas son opinion à ^sôn égard ,^ parce que i^ous n^dmettons pas l'action électro-motrice telle qu'il Ja concevait. Le fer ne garantit le cuivré que jusqu'à là lî^ mite oîi peuvent s'étendre les courants élefctriques .produits dans la réaction de 1 eau de mer sur l'un des Idéùx métaux; aussi le métal est-il d^autant moins préserve que l'on s'éloigne davantage des points de ^contact des deux métaux. ^

Quoi qu'il en soit, la ^çurface du cuivre étant restée parfaitement claire dans cette circonstance, Davy en a conclu que l'application d'une très-petite quantité de métal otidable serait plus avantageuse que celle d'une plus grande quantité. On aurait besoin d'e faire de nouvelles expériences pour confirmer ce fait. "

Davy 'a encore reconnu que de faibles solutions de sel agissent fortement sur le cuivre, tandis que de FQrtès solutions, comme la saumure, ne l'attaquent poii^t. Il attribue cette différence d'effet à ce que petté dernière renferme peu ou point d'air. *

1082. Lorsque le cuivre, armé avec de la fonte de fer, est placé dans un vase à moitié plein d'e^u de mer et ayant ses surfaces partiellement au-dessus* de la sui*- •facë de l'eau, il se recouvre de carbôpaté de soude, 3e

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