‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 231 sur 278 · ÉLECTROMÈTRE · texte numérisé non relu

ÉLECTROMÈTRE

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Electromètre chauffé rapidement à I00^

La batterie elle-même fat ensuite élevée par la vapeur à 57**, 22.

On renferma ensuite une cellule dans le circuit, chargée Jacide froid et sans surface de cuivre.

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TEMPS

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ÉLBCTROMÈTRS ,

pouoescub. .

MOYENNE bs 5 min.,

pouces cub.

Cellule firolde enlevée.

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Cellule froide ranimée avec du sulfate de cuivre.

La température de la batterie fut ensuite élevée Jusqu^à 71*^.

On voit par là qu'un simple accroissement du pouvoir conducteur paraissait exercer dé Tinfluence sur TéïectFomètre Voltaïqueavéc lesélectrûdeft de platine , tandis

a l6 INFL. DE LA CHAL. SUR l'aCT. DE LA PILE , ETC.

que l'accroissement de l'énergie de l'affinité était détruit quand on enfermait dans le circuit une cellule dont les pouvoirs n'avaient pas été exaltés par l'accroissement de température communiquée aux autres.

1476. Je dois mentionner quelques phénomènes inattendus y produits quand on chauffait la batterie dans le vase à vapeur : il est fréquemment arrivé que lorsque le thermomètre avait atteint à peu près le point d'ébuUition, et que l'action de la batterie était à ^on maximum, cette action cessait tout à fait. Cette suspension durait pendant des heures, pourvu qu'on maintînt la température élevée. En chassant dehors la vapeur et refroidissant rapidement le vase qui contenait la pile, l'action recommençait aussi rapidement quelle avait cessé, mais en n'atteignant pas le même degré d'élévation , puisque cette action tombait de 20 à i4 ou i5 pouces cubiques. En faisant rentrer de la vapeur, elle s'arrêtait de nouveau, et ainsi de suite. Nul doute que la cause de ce phénomène ne fût due à l'action inégale de la chaleur sur les diïTérents éléments de la batterie , d'où résultaient des courants thermo-électriques et une excitation inégale de la part de la vapeur sur les deux métaux. J'entrerai plus loin dans quelques détails à cet égard.

M. Daniell a trouvé effectivement, en chauffant et refroidissant Ja batterie, une différence de 3 à 6 degrés entre la température du liquide en contact avec le zinc et celle du liquide en contact ?ivec le cuivre. En expérimentant de manière à faire naître des différences de température entre ces liquides^ il s'est convaincu que la chaleur n'était pas la seule cause qui produisait les effets; il a reconnu que le courant qui reste après la cessation de l'action la plus forte, circulait dans une direction opposée au courant primitif, qui par là se trouvait annulé.

En enlevant quelques-uns des fîls qui établissaient la communication entre les cellules, il restait encore une action dans l'aiguille et dads rélectrq,mètre , laquelle ne s'arrêtait qu'après que l'on avait enlevé les 4 fils; preuve

GHA.FITIIE III. a 17

de Texistence d'un courant dans le circuit, différent du .circuit principal de la batterie.

i477« Pour expliquer l'interruption du courant, M. Daniell a fait Texpérience suivante : la figure 76 représente la section de la pile, abcd est le vase de vapeur , et les 9 cellules avec leur fil de communication sont représentées par les '9 petits cercles. Dans les expériences dont il va être question, les électrodes eety n'étaient pas réunis. Chaque cellule était éprouvée par le galvanomètre de la manière indiquée en g. Les cellules de i à 9 faisaient dévier l'aiguille de 3o^ à 4o« E., la cellule 8 de 4° O. La communication «ntre les cellules 8 et 9 ayant été rom* pue, la même cellule faisait dévier l'aiguille de 35^ £.

Tout le circuit fut ensuite complété par la réunion de toutes les cellules au moyen d'un fil court.

On a eu , en essayant séparément les cellules :

Avec le n° 4 'aiguille oscillait tantôt d'un côté, tantôt de l'autre avec force. Les autres cellules ont donné,

Il était intéressant de reconnaître si ces différents cou^ rants avaient encore lieu avec le zinc amalgamé, le cuivre et une dissolution de l'acide sulfurique. 5 cellules furçnt réunies à cet effet en séries, avec un voltaïmèlre, et l'on éprouva séparément chacune d'elles, au moyen du galvanomètre. On a obtenu les résultats suivants :

TEMPS

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