‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 232 sur 278 · GALVANOMÈTRE · texte numérisé non relu

GALVANOMÈTRE

CpII. i 46" E.

Cell. 2 45«» E.

Cell. 3 40» E.

Cell. 4 40° £.

C«ll. 6 40» E.

a 1 8 IITFL. DE LA CH AL. SUR l'aGT. BE LÀ PILE y ETC.

Le voltaïmètre ayant été enlevé , le circuit fut fermé avec un 61 court, puis les cellules exanninées séparémeilt donnèrent : ' ' ''' ''

Cell, I a5^ E

Cell. % . , . . , 2Q 0

CelL 3 30 Q

Cell. 4 a5 Ô

Cell. 5 ., a5 E

Lorsque ces 5 cellules étaient réunies ensemble, la déviation était de 3ô degrés 0; mais le courattî ne prûfduisait pas de dëçqtnpàsition dans lé Voltalmèii^fkîKatlt partie' du circuit. • '- . .. . •

En opérant avec la batterie chargée avec du sulfate de cuivre, on eut:

gi

TEMPS. INTERYALLE.

ÊLEGTROHÈTBE.

. vol laïque

MOTENNE de 5 munîtes.

GALYàNOMÈTRE-

Cell. I 42<' 1/2 E.

Cell. 2 450 E. Cell. 3 45*^ S.

Cell. 4 47* »/2 B.

Cell. S 47» 1/2 B.

Le circuit complété par un fil court donna

Cell. I ! . . aS" O • .

Cell. a 3o 6

Cell. 3 3o O

Cell. 4 .....;.... 3o E

Cell. 5 3o E

« ^ ta ^ *■ « «^

On voit que l'action du sulfate de cuivre a augmenté le pouvoir décomposant du courant, dans le rapport de 1,1 pouc. cub. à 5 pouc. cub.,' et la force du courant secondaire mesurée par la déviation du galvanomètre, de 40 a 47 degrés.

Oq voit encpre que lorsque le courant priqcipal tra*versait le long fil d'un galvanomètre, ou le liquide d'un électromètre , la direction du courant secondaire de chaque cfllùle séparée était toujours normale, oii dans la, inêm0 direction ; mais que lorsqu'on laissait le courant ;le la batteirie circuler avec le moins de résistance possible, en complétant également le principal circuit avec un fil court, le courant secondaire des cellules séparées se trouvait d^ns une direction opposée. On conçoit, d'après ceU 9 que la résistance puisse être combinée dé noatlière à ce que le courant secondaire disparaisse ou vari^ entre les deux directions.

Je ne pousserai pa$ plus loin l'exposé des observations faites par M. Daniell pour étudier les effets de la chaleur sur la pile; mon but ayant été seulement d'indiquer les principaux faits qu'il a obtenus, afin de mettre à même le lecteur de les étudier.

Il est bien certain que, d'après le procédé employé par M- Daniell pour élever la température de sa pile k pourant constant, toutes les parties dont se compose cette pile n'ont pas dû être échauffées égalem^BUti noflseulement lés parties liquides, mais encore les p^^rtiés métalliques. Or, on sait que lorsque deux liquides n'ayant pas la même température sont en contact, celui qui possède la température la moins élevée prend l'une ou l'autre des deux électricités, suivant la nature des liquides. P'un autre côté, lorsque deux métaux en communication métallique, étant inégalement chauffés, plongent dans un même liquide, les parties de ce liquide çoutiguës aux tnétaux sont inégalement échauffées, et il en résulte encore des courants électriques semblables aux précédents. Dès \6rs on doit obtenir dans la pile des courants secondairesqui cheminent dans le mêmesensqUe lecpurant principal, ou dans une direction opposée, suivant le| cas que je viens d'indiquer. En outre , l'inégalité de température dans les lames doit modifierl'actionchimiqueduliquidesur Tune des deux lames ou sur les deux. On conçoit bie^ qu'il est >

aaô INFL. DE LA CHAt. SUR l'aCT. DE LA PILE, ETC.

Utile d'étudier dans chaque élément la direction de ce courant secondaire dont la cause est parfaitement connue.

M< Delarive, au surplus, a présenté des considérations touchant l'influence qu'exerce la chaleur sur la Ëiculté que le courant électrique possède à passer d'un liquide dans un autre, qui servent à jeter quelque jour sur la question.

Cet habile et ingénieux physicien (i) a commencé d'abord par rappeler que la chaleur diminue la conductibilité électrique des métaux , tandis qu'elle augmente celle des liquides. Cela posé , il a cherché quelle devait être l'influence de l'élévation de température sur le passage d'un courant électrique, d'un courant métallique dans un conducteur liquide composé. On sait que dans une telle circonstance il y a toujours perte d'électricité au passage d'un corps dans un autre. U^ s'agissait de voir si, dans les mêmes circonstances, cette perte augmentait ou diminuait en chauffant les deux corps dans leur point de contact. Voici de quelle manière M. Delarive a fait cette détermination : il a plongé par l'une de leurs extrémités dans un vase plein d'eau acidnlée, deux lames de platine d'une certaine épaisseur, et dont une partie assez considérable de chacune d'elles se trouvait en dehors du liquide. Ces lames plongeaient verticalement aussi près que passible de la paroi du vase; elles étaient en outre recourbées horizontalement à l'endroit où elles sortaient dujiquide. Une forte lampe à' alcool était placée sous chacune des lames , de manière à réchaufîer et même rougir vivement leur partie horizontale. Par ce moyen la partie verticale se trouvait à une température plus ou moins élevée. On pouvait même, par ce moyen, faire bouillir la partie du liquide en contact avec les lames.

Avant de commencer l'expérience, les lames furent

(i) Biblib. univ. de Genève, Tom. vu.

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