CHAPITRE IV
£n comparant l^s résultats des expériences faites sur Je Benar^n aux mêmes poids et conditions que nous les ^vpnspresentecis relativement au rrolic , on trouve que le bronze a pprdu ^ onces i^*"-, et le cuivre ^ onces 3f • par pied dq surface; ce qui donne urie proporlion dé i ^ 9^f^^» On voit .donc que le. résultat de Texamen fait à Plym5,uth coQfirmç complètement lé résultat des rap-
Î)orts. faits à l'égard du Renard ^ non-seulémént sur la ongue durée,du bronze comparé au cuîvrp, mais encore sur les qualités nautiques qui auraient pu. laisser quelque incertitude jsi le Frolic n'avait pais navigué exclusivement dans, les mers .chaudes.
^ Ces expériences ne, sopt pas. les seules qui aient été faites pour comparer la durée du doublage en bronze à cçlle.du doublage en cuivre, Nous allons rapporter les résultats de celles qui ont été faites sur d'autres bâtiments (de l'État ^t du commerce.
^ .^^p88. Le gpuvernement /français .aésirai\t avoir une solution complète du doublage, ordonna de nouvelles expériences. . . '
M. Leroux, ingénieur à Cherbourg, fut chargé d'examiner, après deux ans de séjour dans l'eau de mer, le doublage ,moitié cuivre, moitié bronze de la corvette X^Ariane* Il résulte de cet examen que le dépérissement au, cuivre plongé est exprimé par le rapport -^^ et par rfir pour le bronze, et que la différence de déchet moyen par feuille est exprimée par o kil. 017 à l'avantage du bronze. ^ • . i -
L'ayantage obtenu gpar le hronze sur le cùïvre, au bout de deux ans de séjour dans une mer tranquille, est si peu marqué „ qu'on a lieu d'être surpris de la difïetence considérable qui existe (entre les résultats obtenus \, 7 reprises différentes sur lé Rçnard et confirmés sur le Frolic et celui signalé par M. Leroux. Cet habile ingénieur, en rendant compte de celte différence, fait ob- -server qutl -pourrait bien se faire que le dépérissement occasionné par le frottement à la mer modifiât les rapports obtenus dans une marche plus rapide, en raison
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de la plus grande rigidité du bronze sur le cuivre pur.
Î089. Sur celte même corvette, qui avait échoue dans le bassin du port de Toulon, le 20 mars i834, c'est-à-dire, environ ao mois après l'examen qui avait été fait par M. Leroux, M. Campaignac, ingénieur de la marine (i), a reconnu que le bâbord de la carène, doublé en bronze, était d'un aspect plus sale et présentait une plus grande quantité de plantes marines que le côté de tribord, doublé en cuivre. La cassure de bronze avait de la tendance en général à s'exfolier, ce qui n'avait pas lieu dans le cuivre rouge. Plusieurs feuilles de cuivre furent enlevées ainsi que celles de bronze correspondantes, pour être pesées après avoir été nettoyées. On trouva, comme précédemment, que le cuivre roùge se trouvait avoir un léger avantage sur le bronze.
j 090. De nouvelles expériences furent ordonnées par le ministre de la marine, qui engagea en même temps le commerce à en faire de son côté, pour savoir à quoi s'en tenir sur les résultats contradictoires obtenus sur le fienard et V Ariane.
Le brick le Bisson fut doublé, le 9 juin 1 83i , en cuivre rouge sur le côté de tribord , et en bronze sur le côté de bâbord. Les a3 et 24 avril i833, on donna à ce bâtiment une demi-bande , successivement de chaque côté, de manière à découvrir à peu près les deux rangées supérieures des feuilles de doublage, situées au-dessous de la ligne de flottaison. Le bronze parut partout en bon état de conservation, dépourvu de coquillages et de végétation ; il était seulement recouvert d'une couche assez épaisse de limon mêlé aux matières salines ou oxidées, provenant de l'action de Téau de mer sur le métal. On enleva facilement, au moyen du lavage, la couche de dépôt la plus superficielle, sans entamer la croûte inférieure, qui était plus tenace et de couleur verdâtre. Six:^ feuilles de bronze ayant été détachées, on aperçut un
(i) Annal, maritimes, t lui, p. 57$.
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petit nombre de parties isolées , où cette matière verdâtre reposait sur une couche friable de couleur rouge brun de protoxide de cuivre; en frappant avec un maillet , on fît tomber la couche verdâtre; en général, la couche intermédiaii*e n'existait -pas; mais alors la .couche verdâtre était tellement adhérente au métal que Ion avait de la peine à l'enlever. Ijes feuilles de cuivre correspondantes, placées à tribord, avaient une apparence moins limoneuse et étaient dépourvues également de co« quillages et de végétaux; elles étaient toutes percées d'un bout du bâtiment à l'autre; ces perforations ne présentaient aucune des apparences qui pouvaient les faire attribuer à une déchirure ou à un frottement. Les pesées des deux espèces de feuilles ont montre d'abord que les 6 feuilles de cuivre avaient été corrodées au point d'être hors de service au bout de a!2 mois et demi de séjour dans le port, bien qu'elles n'eussent éprouvé aucune faible perte absolue; il paraîtrait donc que l'action corrosive de l'eau de mer n'avait agi que sur des endroits isolés du métal, qui avait conservé presque toute son épaisseur primitive autour de chaque perforation. Les poids, moyens des douze feuilles ont été trouvés sensi* blement les mêmes.
logr. Un nouvel examen fut fait, le i3 mai i834, sur le même bâtiment, ainsi que sur le porte bateau du bassin. M. Thomeuf reconnut que les surfaces des deux métaux ne présentaient ni coquillages, ni la moindre tache de végétation; qu'elles étaient seulement recouvertes d'une légère couche limoneuse, extrêmement molle, qu'on a enlevée facilement au moyen du lavage. La surface de cuivre était recouverte d'une couleur rouge brun, tandis que la surface du second ne présentait que çà et là une couleur verdâtre.
Dans les expériences faites à Cherbourg sur le Renard^ le rapport de la détérioration du cuivre à celle du bronze a peu varié, puisque la moyenne a été de a,20. Les épreuves faites à I^rient, sur le porte-bateau, fixent ce rapport à i^ol\ , nombre qui s'éloigne peu du précédent,