‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 27 sur 278 · RKSDLT. DES EXPER. COMPAR. FAITES SUR , ETC · texte numérisé non relu

RKSDLT. DES EXPER. COMPAR. FAITES SUR , ETC

Sur le brick le Bisson, ce rapport n'a été que de 0,6.

109a. Nous venons de voir que sur ce bâtiment on avait constaté qu'après a,% mois et demi de séjour à flot dans le port, la plupart des feuilles de cuivre, voisines de la ligne de flottaison, qui avaient été immergées, étaient persillées et quelques-unes entièrement hors de service, tandis que les feuilles de bronze étaient toutes en bon état. A la même époque , on fit appliquer 6 feuilles de cuivre et autant de feuilles de bronze , portant chacune des marques particulières. Ces 1% feuilles furent visitées , après 12 mois de séjour dans le port ; on troi|va que le déchet moyen , dans chaque feuille , était de

n4 grammes pour le cmvre, . . . . j 5^

et aai grammes ppur le bronze., . j ^^ '

En tenant compte de la coucha d'oxide qui adhérait déjà à chaque feuille, lors de son application sur la carène, les déchets dus à l'action de l'eau de mer n'^taiçni plus que de

io5 grammes pour le cuivre. , . . . | j.^ppQj.j. ^ gj et 166 grammes pour le bronze, • . j °" ' '

Ce rapport est le même que celui qui est énoncé plus haut.

iog3. Le Bisson ayant été remis dans le bassin , après 3 ans 4 tnois ^ de séjour à flot, les deux doublages n'offraient p^s de dépôts appréciables de coquillages ni de plantes marines. La couche de limon ayant été enlevée, on reconnut que le bronze ét^it couvert d'une matière pulvérulente d'un rouge très-vif, qu'on a enlevée facile* ment. Le métal placé au-dessou$ était dans un boa état de conservation.

Quant au cuivre, les £ipparences extérieures étaient à peu près les mêmes, c'est-à-dire, que le métal avait 3on écl^t naturel au-dessous de la matière pulvérulente rouge ^ il existait cependant d'autres endroits recouverts

d^une couche vertei qui adhérait fortemf^nt à la aMrface; les mêmes feuilles de cuivre étaient persillées dans beau** coup d'endroits de la carène^ tandis que pas uneiieulâ feuille de bropze n'avait été jugée impropre au service.

Les pesées ont montré que h mpport de l'usure di| cuivre à celui du bronze, dans la première période de 1% moisy.en ne tenant pas compte de l'oxide préexistant, était de OtSs, et. en tenant compte d^l'oxide préexistant 0,63, et pour une nouvelle période de 6 mois 3,o4. Ce dernier résultat donne une supériorité du bronze sur lo cuivre, qui dépasse tout ce qu'on avait déjà observé à Cherbourg, On voit donc qu'au bout de ^a mois ^ de séjour à flot dans le port, le cuivre du doublage, près de la flottaison , était déjà en mauvais état et en partie hors de service, tandis que les feuilles de bronze correspon«< dantes étaient bien conservées. Après 3 ans 4 niois ^, le doublage en cuivre s'est tellement avarié qu'il a fallu le changer en entier, tandis que pas une feuille de bronze n'a été remplacée* La matière rouge qui adhérait à la surface était composée ; de protoxide de cuivre, d'un peu de deutoxide , -de proto-chlorure de cuivre et d'une petite quantité d'oxide d etaip. Il est probable que cette matière, qui n'a pas été enlevée par le courant de la ma<» rée , l'aurait été par le sillage du bâtiment à la voile.

1094. Enfin un nouvel examen fut fait sur le mêma bâtiment, par M, Reich, sous-ingénieur de la marine (i). Après 5 mois ^ ^^ navigation, le Bisson est entré dans le bassin ; le euivre était alors tellement persillé qu'il ^ fallu le remplacer entièrement , tandis que le bronze était tellement bien conservé qu'on n'a pas changé une seule feuille; les déchets en poids obtenus des feuilles pesées et numérotées, s'éloignaient beaucoup moins de ceux qui avaient été obtenus à Cherbourg , de sorte que ces résultats concouraient à assigner au doublage en bronze une grande supériorité sur celui en cuivre.

(t) Annal, maritimes, t. lvji^ p. 90$.

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1095. De nouvelles épreuves, faites sur le brick T^ctéon (1), ont montré que pour le bronze, comme pour le cuivre, l'usure a été plus forte à l'avant qu'au milieu , et plus forte au milieu qu'à l'arrière. Le rapport de la perte totale absolue du cuivre à celle du bronze a été de a^25o.

joq6. La marine marchande s'es^t occupée aussi de l'emploi comparatif du cuivre et du bronze pour doublage des bâtiments (2). M. J. Winslow, armateur du Havre, est le premier qui ait fait des observations à cet égard. Il a fait appliquer sur. le baleinier le Bourbon^ en i832, 20 feuilles de bronze pesant chacune 7 livres, et à côté même nombre de feuilles de cuivre d'un poids égal à celles de bronze. Ce bâtiment a fait deux voyages pour la pêche de la baleine avec ce doublage. Le premier a duré 8 mois 2 3 jours et le second 6 mois. Au rétour, en mai i834, une partie des feuilles de cuivre étant usée, on fit dédoubler le navire et l'on pesa séparément les feuilles de cuivre et les, feuilles de bronze qui se trouvaient en contact les unes avec les autres. On a constaté qu'aucune feuille de bronze n'avait perdu plus de 4 onces de son poids primitif, tandis que chaque feuille de cuivre avait généralement perdu une livre et demie. La surface du bronze était très-nette et très-unie, et aucun corps étranger ne s'y était déposé.

M. Mortemar, armateur maritime (3), a fait également des essais avec le navire baleinier le Cachalot , qui a fait 19 mois de campagne, dont 17 sous voile.

Les personnes qui ont assisté à l'examen des feuilles de cuivre et de bronze, ont été partagées d'opinion sur l'état de leur conservation. Elles ont été d'avis que si les doublages en bronze présentaient toujours la supériorité sur les doublages en cuivre, elle était loin d'être aussi

(1) Annal, maritimes, t. lviï, p. 908.

(2) Annal, niarit. , t. liv, p. a5i.

^^^) Annal, mark., t. lvii, p. 74.

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