‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 268 sur 278 · CHAPITRE IX. Îi · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. Îi

conducteur, le pôle négatif se décharge, tandis que le pôle positif acquiert le maximum de tension qu'il prend quand l'autre est en communication avec la terre.

Les efiets sont encore les mêmes quand on place dans le circuit de l'eau avec une éponge entre le savon et le fil négatif; mais si l'eau se trouve entre le fil positif et le savon, les deux pôles perdent leur tension. Dans ce cas, si un appareil décomposant fait partie du circuit, il y a dégagement de gaz.

Ermàn*, à qui est due la découverte de cette propriété, a prouvé que le blanc d'œuf desséché en jouissait également ainsi que la flamme de phosphore, tandis que les flammes de gaz hydrogène et de tous les corps combustibles qui renferment ce même gaz produisent un effet opposé, c'ést-à-dire, que le pôle positif se décharge, tandis que le pôle négatif acquiert sa plus forte tension quand on touche la flamme avec un corps bon conducteur. Les premiers ont été appelés corps unipolaires négatifs; les seconds, par opposition, corps unipolaires positifs.

i524. Fechner a critiqué avec raison cette classification tendant à donner un nom à chaque corps qui ne possède peut-être pas une propriété absolue; en effet, on a vu que le savon se change tout à coup en un conducteur également bon pour les deux électricités, aussitôt que l'on introduit de l'eau entre ce corps et le fil positif..Ce fait paraît entraîner la conséquence que l'inégalité d'action des deux pôles ne dépend pas de la nature du savon , mais d'une résistance particulière qui se développe au contact du métal positif et du savon par l'action du courant. Je passe sous silence les diverses théories qui ont été données des phénomènes unipolaires, pour exposer de suite les recherches de M. Ohm. Suivant ce physicien, la cause du phénomène n'existe pas, comme je viens de le dire, dans le savon, mais elle s'y développe par l'action du courant, dès l'instant où le circuit est fermé; ainsi le savon en communication avec la terre ne possède pas immédiatement la faculté que

^^S DES CAUSES QUI BÉTER. L^UKIP. DANS CERT. COND.

je viens d'indiquer, il ne l'acquiert que quelque temps après) voyons comment ce fait est établi par l'expérience. '

f5^§. On pt^itd un morceau de savon en communicktibn avëd lis sol au moyen d'une plaque de métal ; de la fàce inférieure du morceau de savon part Un fil de hiétal que l'on met en rapport avec le polê négatif, et de la fàee supérieure un fil en communication avec le pôle positif; on place ensuite entre ce dernier et le mareeatt dé savon une minoe <3oi}che de ternis isolant. Au meyed dà eette dispositi^il on reproduit fidèlet)lent toutes les (Propriétés unipoUirés du savon;

Voici d'autres expériences qui prouvent que l'unipolaritë n'existe pas dans lesavon^metisqu'eiley est produite, après là fermeture de la chaîne ) par l'action du courant :

M4 Ohm ayant pris une pile à colonne de cent couplés de quatre pouces carrés de surface, la partagea en deux parties. Les deux extrémités inférieures ayatit été réunies métalliquement| les deux extrémités supérieures formaient les deux pôles de la pile ; un éleetromètre de Bohnenberger fut mis en i^elation avec le p61e positif. On introduisit dans un morceau de savon trè^-friiis que l'ôH tenait eiitre les doigts^ deux fils de laiton poli^» les deux pointes se tirouvant à une distance de t pouce environ; l'un de ces fils fut mis d'abord en relation avec le plôle négatif; la feuille d'or prit aussitôt son maximum d ecartementi L'autre fil ayat^t été mis ensuite ert communication avec le pôle positif, en tenant toujours le savon etitre tes doigts^ la feuille d'or revint dans sa position naturelle; mais avant d'y arriver^ elle eut un temps d'arrêt^ et reprit ensuite sa plus grande élévation. En rdmpant de houveaU, quelques instants après, la cornmUtiieation aVfee le pôle positif et la rétablissant^ la feuille d'or revint insensiblenient de son plus grand écartement à sa |)osition naturelle.

6i Ion répète les mêmes expériences en retournant le savon ainsi que les filsj c'est-à-dire, en intervertissant l'ordre dé ces dernieirsi on trouve qu'à l'instant où

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