ALT1ÉRA.TION DU PLOMB
forme du carbonate de plomb sous forme de lamelles; si Tactiott est lente , on â des cristaux.
1 104. Nous avons différents moyens d'obtenir \e carbonate de plomb; nous allohs en indiquer plusieurs pour montrer les ressources dont disposé Télectro-chimie.
1^^ procédé.--: On prend un tube courbé en U au fond auquel se trouve de Targilé très-pure. Dans Tune des branches on met de l'eau et dans l'autre Une solution de bicarbonate de soude; dans la première plonge une lame de plomb en communication avec un appareil voltaïque fonctionnant sans interruption , et dans l'autre une lame de platine. L'appareil doit avoir assez d'énergie pobr opérer la décomposition du bicarbonate. L'oX:igène 6t racide carbonique se transportent sur le plomb et se combinent avec lui : le carbonate formé est en laittelles assez brillantes.
1* procédé. — 'M. Paillette est parvenu à l'obtenir en cristaux très-nets, en faisant usage de l'un denos apparels. Voici les circonstances qui l'ont mis àmême de reproduire ce composé : les empreinlës des cristaux de carbonate de chaux ayant été reconnues dans le fil d'Huelgoat a.U milieu de quartz amorphe, on a dû en conclure que ces carbonates avaient existé jadis dans ces portions de la veine métallifère. D'un autre côté, les carbonates de plomb existant en grande abondance près des places où se trouvaient les couches de carbonate de chaux, il était naturel de penser que les carbonates de chaux eux-mêmes , décomposés par le sulfate de fer et d'alumine, avaietit réagi en même temps sur des galènes déjà altérées, d'où était résulté du carbonate dfe plomb. Poqr rendre probable cette conjecture, M. Paillette a fait l'expériehce suivante avec l'appareil (557) déjà décrit. Le bocal A,fig. 3, contenait une solution de chlorure de sodium et une plaque de zinc ; le bocal B de l'eau distillée et du carbonate de chaux artificiel dans la partie inférieure; le bocal G du sulfate de cuivre et une lame de même métal en communication, au moyen d'un fil de cuivre, avec la lame de zinc. A et B communiquaient par l'intériAédiaire d'une
lame de plomb ^ B et G avee un tube i^dmpli d'dfgilè humectée avec tine solution de nitrate de potasse. L'acJtion du couple voltaïqué zmc ayant décomposé le sulfate de cuivre, le cuivre s'est précipité sur c?', tandis que l'oxigene et Tacide sulfurique ont été transportés vers b; ert traversant le tube , l'acide sulfurique a chassé l'acide nitrique et s'est combiné avec la potasse; l'acide sulfuriqtie et l'oxigène ont été transportés sur la lame de plomb, sur laquelle ils ont réagi; mais comme le carbonate dé chaux, en contact avec le métal , était soumis aussi à la réaction électro-chimique, il en est résulté du carbonate de plomb qui a cristallisé en jolis cristaux sur la lame, et du nitrate de chaux qui est resté en dissolution. Cet appareil aurait réagi avec plus de force encore, si^ au lieU de joindre A et B avec une lame de plomb , on eût employé une lame mi-partie de platine et de plomba le bout platiné plongeant dans A.
3« procédé. — Au fond d'un tube de verre fermé ^ de 4 millimètres de diamètre et de i décimètre de long, on met du carbonate de cuivre artificiel, -de manière à occuper deux ou trois centimètres en hauteur; on verse dessus une solution saturée de sel marin , et l'on plonge dedans une lame de plomb , qu'on descend jusqu'à l'extrémité du tube, puis on fermé le tube pour empêcher l'évaporation. Ije plomb n'étant pas attaqué également par le sel marin en haut et en bas , acquiert des propriétés électriques en vertu desquelles il réagit sur le carbonate de cuivre.
Ce composé est réduit lentement; la partie inférieure de la lamede plomb qui est recouverte de cuivre se trouve être le pôle négatif d'urt couple voltaïqué dont la partie supérieure est le pôle positif.
Pour interpréter les effets produits, il faut se rappeler* que lorsque le plomb est en Contact avec une solution de sel marin , il en résulte un double chlorure de plomb et de sodium ; la liqueur devient alcaline, par suite de la décomposition du sel. Dès l'instant que l'acide carbo* fliquè et roxigène^ qui prèviennéûl de h d^oôltiposition