CHAPITRE IV. 8l
pas augmenter; il pourrait cependant y avoir un effet de cémentation analogue à celui qui change quelquefois les médailles de bronze en protoxide. Le sous-oxide est trèsdur et résiste mieux que le métal lui-même à Faction mécanique et à Tactiott chimique de divers agents. Ces qualités du zinc y outre son bas prix, doivent le faire rechercher pour la couverture des bâtiments.
M.' Berthier, qui a eu l'occasion d'examiner l'état d'une couverture en zinc faite depuis vingt-cinq ans, a constaté que le métal s'est recouvert d'une légère couche grisâtre, qui s'est maintenue en parfait état jusqu'à ce jour, sans que l'oxidation superficielle ait fait aucun progrès. Ou doit conclure de là que la couche grisâtre conserve le métal intact pendant de longues années.
L'étain se conserve longtemps à l'air sans altération ; mais avec le temps il prend une teinte jaunâtre et des nuances irisées qui indiquent un commencement d'oxidation. Nous possédons un vase en étain qui est resté pendant plusieurs siècles dans la terre et dont la surface est recouverte d'une couche assez épaisse d'oxide.
Davy a avancé que l'étain préservait le fer de l'oxidation de l'eau de mer, et que l'on pouvait se servir par conséquent de cette propriété pour garantir d'altération les chaudières des bateaux à vapeur.
M. Vanbeck a été conduit par l'expérience à une conséquence tout à fait opposée ; savoir, qu'un morceau d'étain placé dans l'intérieur d'une chaudière à vapeur contenant de l'eau de mer, au lieu d'empêcher l'oxidation du fer, contribue au contraire à sa prompte altération. Voici les expériences qui ont mis à même ce physicien d'émettre une opinion contraire à celle de Davy :
I® Une plaque de fer de 65 millimètres carrés, placée dans un verre cylindrique contenant environ un demi- Htre d'eau de mer, fut promptement corrodée; 4^^ jours après, la surface de la plaque était fortement oxidée, et une couche épaisse d'oxide s'était déposée au fond du vase;
8a A^LT^R. DE l'argent, DU 7fNp, ET DE h^ÉTAlN.
a^ Vne. ^embl^bjç pl^^m^ de fert à laquelle était sittaché ua p^tit morceau d'ét^ia poli , dç ^3 millimèU*^ çiirré^, fiit placée, pendant la même t^x^ps, dan< un# même qii^ntité 4'eau de mer; bientôt le fer fut fortemeat Qxi^éy tfindis que Fétaîa ^'éprouva aueupe fijtér^tioii bien $ep:^d)lf . Au hoiit dç 4^ l^^V^f ^^ qMaptité diç per** oxide de fer déposée 2|u fopd du vas^ égalait au moiii^ c^le qu'on avait ol^tenuç dans ia première expérience ;
3^ Une plaque d'étain, de 65 œiiUn)è|r^s qarrés» 4 laquelle étajt attaché un petit morceau di^ fer, de ^^ mil^r limètres carrés , fqt exposée à Taction de l'eau de mer ; le fer fut proipptemeat oxidé, tandis que la plaque d*é^ t^jn conserva constamment son poli^
4^ Deux lames d'étain et de ^r, ffisipQ^ée^ oomo^e ^au4 l'expérieDce précédente, au lieu d'être çtiises directeqi^nt en contact , furent séparées par une lame miûce 4^ v^\c% et placées dans de l'eau de mer ;• Tétaiii fut a^ts^qi^é , tan*^ di$ que i4 jours après Iç f^ç p'^vait encore éprp^vé qq'une faitile 0xidat;ion;
5^ Une plaque d'étaiq polie ^ p^pp^éfl k l'aption dç l'eau de mer, montre promptement de$ sigi^s évidents 4 'oxidation particulièrement ^ur les a;^péj?ité^.
Ces flivier^e3 e^çpériences prouvent que |e fer, qu^ éprouve une forte altération , quan4 il est; placé seul dauf l'eau de mer, n'est nullement pré^eriré par le contact de l'étaiu; tandis que ce dernier métal, qui est légère* inent pxidé par l'eaii de mer lorsqu'il est 9?ul , ^t pré- |.ervé par le contact 4u fer«
Ces iait^ i|qu§ ont par^ «^e:^ intérf^^ntJf p9W ^^HV^ place i|îî.
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