CHAPITRE V
im LA FORMATION SPONTANEE BE t'AMMOmAOnE m DE QUEI^QUES AUTBES qOMPQSÉS.
§ V^. He Uè formation spontanée de fammonim^Ué,
1 1 1 1. On a pu voir, d'après tous les fiiits qui ont été oxpofté^ jusquHoiy et la marche que nous avons suivie, que notre but e^ d^emaminer ce qui se passe dans le ooa* tact de substances diverses réunies en tas, ou formant de^ magma; les effets produits devant être attribues n<>n-seulement au jeu des affinités, mais encore auK actions çleetrîques de contact, rentrent dans le domaine de Félectro-chimie et, sous ce rapport, doivent attirer toute BQlre attention.
I/ammoniaque se forme fréquemment dans lea déoompasitions éleetfo-»ehimiques , ainsi que dans certaines avions spontanées* Nous devons donc étudier les elr* eeoistanoes priacipiiles dans lesquelles cet alcali prend naîasaiice, afin d^établir une relation entre Tun et Tautro pode d'aeticm.
Kous savons que lorsque Pon soumet à IVietioii de la pile de l'eau distillée , au taojen de deux lames dé pta* tioe, il te forme de ^ammoniaque sur la lame négative par sotte de ta combinaison de l'hydrogène de l'eau dé^ composée avec l'azote de l'air ou des substances orga- I HÎques qui se trouvent dans l'eau. De même dans les ap-
I pareils eiectr6^chimiques simples, tels que celui qui sert
à produire des cristaux de protoxide de cuivre (53o), et qui esl Mmposé d'une lame de cuivre , de deutoxide et
84 FORMATION SPONt JLlxàE J)£ l'aMMON1AQU£.
d^ùne solution de nitrate du même métal, Feaù est de^ composée ainsi que l'acide nitrique, et il en résulte du nitrate d'ammoniaque qui cristallise en longues aiguilles. En général, dans'lès actions électro-chimiques lentes, oîi les éléments de Teau sont séparés, il y a également for* Qiation d'ammoniaque.
il 12. Cet alcali se produit aussi dans certaines circonstances qui ont été étudiées par M. Faraday et dont on doit tenir conîpte dans les expériences dont il sera question ci-après. Cet habile chimiste ayant soupçonné que plusieurs causes pouvaient contribuer à la formation de l'ammoniaque ^ a cherché à déterminer quelques-unes d'entre elles. Ayant mis un petit morceau de zinc à surface Inen nette dans un tube avec un fragment de potasse et ayant chauffé, l'extrémité du tube de manière à fondre l'alcali, le papier de curcuma placé à l'autre extrémité fut rougi. I^ formation de l'ammoniaque n'est pas due ici à la présence de l'azote de l'air, attendu que l'on a obtenu le même résultat en opérant dans l'hydrogène.
Iil3. Du sable chauffé au rouge dans un creuset, puis refroidi sur une plaque de cuivre , n'a donné aucune trace d'ammoniaque , en le mettant dans un tube de verre, avec de la potasse et opérant comme précédemment; mais on en a obtenu très-sensiblement en tenant le s£ible quelques instants dans (a main. La soude, la chaux et la baryte substituées à la potasse, ont donné le. même résultat. Le potassium, le fer, l'étain, le plonib, l'arsenic, les métaux oxidables enfin, substitués au zinc, ont donné beaucoup d'ammoniaque dans les mêmes circonstances, tandis que l'éponge de platine, l'argent, l'or, etc., c'est-à-dire les métaux non oxidables, ou peu oxidables , ainsi que les oxides niétalliques , n'ont produit rien de semblable.
. I ii4- Il résulte de là. que les métaux ou autres substances ne paraissent agir que d'après la propriété dont ils jouissent d'enlever l'oxigène à l'eau qui est indispensable au succès de l'expérience. La nature des substances