‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 35 sur 278 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

exerce une influence déterminante sur la productiotx du phénomène, puisque le ligneux , Toxalate de potasse, celui de chaux , Facétate de chaux, donnent des quanti" tés sensibles d'ammoniaque, tandis que les acétates de potasse et de plomb, le tartrate de potasse, le sucre, la cire, la résine , l'alcool et Téther ne produisent aucun effet. Quant aux substances qui contiennent de l'azote, la quantité d'ammoniaque formée est d'autant plus grande que l'on a employé plus de potasse.

1 1 15. Nous devons faire remarquer que la chaux et la potasse bien préparées ne. donnent point l'ammoniaque en les chauflant seules, mais qu'elles acquièrent la propriété d'en produire quand elles ont été exposées à l'air pendant quelques instants. On voit par là que la présence d'un alcali et d'une matière organique est une condition essentielle au succès de l'expérience. L'alcali agit très« probablement en aidant à la décomposition de la matière organique qui fournit l'azote à l'hydrogène provenant de la décomposition de l'eau.

Dans l'expérience où l'on a fait agir du zinc, de la potasse contenant des traces de corps organisés, et de l'eau, il y a évidemment couple voltaïque, dont l'action sur le corps organisé aide à celle de la potasse.

1 1 1 6. Parlons maintenant des actions spontanées qui donnent naissance à l'ammoniaque, et voyons jusqu'à quel point les observateurs se sont mis en garde dans leurs essais contre les^éffets précédents, pour constater son exis* tence dans les divers cas que nous allons passer en revue,

Vauquelin a trouvé que là rouille qui se forme sur le fer, dans les* maisons habitées, contient ordinairement des vapeurs ammoniacales. U a constaté ce fait en chauffant la pièce d'essai dans un tube de verre fermé par un bout où il avait introduit une bande de papier de tournesol rougie par un acide et mouillée. Dès l'instant que la matière fut chaude, une vapeur jaunâtre s'en exhala et changea en bleu la couleur rouge du papier.

Le même chimiste a avancé que la rouille qui se forme

86 FORMATION SPOKTAN^B SS l'aMHONIAQUH.

9ur le fer dans l'intérieur des maisons absorbé les vapeurs animouiacUles qui s'y développent et les y retient asset fortement ; mais il n est pas nécessaire d'avoir recours à cette explication pour démontrer Teaiistencé de l'âmmonia)^ que dans la rouille, attendu qu'elle se forme, comme nous l'avons dit précédemment, toutes les fois que l'eau réagit sur le fer au contact de l'air^

II 17. Mé Chevalier a prouvé aussi, de la manière suivante, que le fer en s'oxidant au contact de l'eau et de l'air donne naissance à de l'ammoniaque* Ayant introduit de la tournure de fer, parfaitement décapée, dans de Vemu distillée renfermée dans un flacon dont l'ouverture ploa^ geait dans le mercure, du papier tournesol rougi par un acide introduit 10 heures après dans le flacon a été ramené au bleu< Quelques jours après, leau ayant été satU«> rée par l'acide hydroH^hlorique, on a obtenu une quantité eensible de chlorure d'ammoniaque*

M« Chevalier a reconnu aussi la présence del'ammo» niaquedans différents minerais de fer, tels que le fer oli* giste lamelliforme de l'île d'Elbe, la variété compacte def ramont^ le fer oxidulé, le fer hématite, l'hyénite, le fer oxidé terreux, enfin dans le résidu des eaux de Passy après révaporation.

La présence de l'ammoniaque dans les <^ided de fer naturel et les composés de ce métal est très«importante pour ta géologie, puisqu'elle nous semble ibdiqUer que eea oxides et ces composés proviennent de l'altération du fer par Teau. Aussi ne craignons" nous pas d'ajouter d'autres preuves à celles que nous venons de donner.

M. fioussingault a expérimenté sur des minerais de fer nouvellement tirés de terre et sur les lieux mêmes, afin de montrer que la formation de l'ammoniaque ne devait pas être attribuée au séjour prolongé de ces mi** aérais dans les maisons habitées, où l'on supposait qu'ils absorbaient dea vapeurs ammoniacales.

Il opéra sur du fer oxidé hydraté, qui se trouvait eH filons dans la mifte d'or de Cumba. {je minerai fut traité âvee dft Tenu diatiliéa fepferaïaiit ur peu d'aoide hydro-

CHAPITHS V. é'f

MùntfM. L'éau de kragè ayant été ériporie, le réAâu Ait introduit avec un fragtnMt de chau:È tive dans Un tube de verre fermé par une extrémités Le mélange, humecté et chauffé légèrement ^ laissa dégager de l*ammDnia(]tié<

On à cité encore quelques esieinpies de la présence dé rarninoniaque dans les minéraut^ entre autres dàni^ c5et^ taines substances argileuses , mais nous pensons en aTôir dit assez pour montrer qu'elle se forme dans un grandi nombre d'actions lentes | et principalemetit dans celles ôk I les courants électriquel^ prêtent un puissant appui éulc

affinités.

I 1 1 1 Ô. Oit preuve encore la formation spontanée de

Fammoniaque de la manière suivante !

On prend dea lames polies de fer^ de zinc, de plotrtb et d'étain, sur lesquelles on verse une couche très-mince dedu distillée, et l'on applique dessus des bandes de pa^ pier dé curcuma. tJne demi «^ heure apràâ y là eoulèur jaune passe au rongé dans quelques points, puis s'étenâ« La couleur rouge disparaît au feu. Si Ton remplace les bandes de papier de curçuma par du papier Joseph et qu'au bout di i sà heures on les expose à l'action dé là chaleur dans un tube au haut duquel on à ttiis du p^* ier à f éaetif humide , on a aussitôt là réaction aicame*

Il est prouvé par là qu'il j a formation d'ammoniaque toutes les fois qu'un métal facilement oxidable se trouve en contact avec l'eau et l'air.

1 1 19. Lorsqu'on répand une dissolution de sulfaté dé potasse sur une lame de fer «on obtient des effets élec^ tro«chimtqu6s qui êonduisent à des résultats analogues. L oxidation du fbr commence aussitôt , le métal prend Télectricité négative et la solution l'électricité positive ; quelques pairtiéë de la surface se recouvrent d'oxide, il en résulté de petite couples voltalques formés de fer, d'oxide et d'eau ; le métal est le pôle positif et son oxide le pôle négatif. Dès lors celui-ci doit attirer l'hydrogène de r«»u qui se combine aveô Faaote de l'air dissous dànS l'eau ; cette opération doit marcher d'autant plus vite

lu

86 FORMATION SPONTAWiE DE l' AMMONIAQUE.

qu'il y a plus d'oxide de formé. L'action voltaîque exerce encore son action sur le sulfate de potasse pour opérer sa décomposition; la potasse qui est mise à nu se combine avec Tacide carbonique de Tair, tandis que l'acide sulfurique forme avec Toxide de fer un sous-prolo«sul* fJEite de fer^ lequel se combine avec le sulfate de potasse. Cette combinaison se décompose peu à peu , à mesure que le métal passe à un état supérieur d'oxidation. L'expé* rience marche plus rapidement quand on opère avec de la limaille de fer, que l'on humecte de temps à autre. La dissolution acquiert alors promptement la faculté de rougir la couleur du curcuma, et l'on n'y reconnaît alors aucune trace de fer^ ce qui dénote que la combinaison du sous*suifaté de fer avec le sulfate de potasse est insoluble; dans ces diverses réactions il se produit également de l'ammoniaque.

. 11 ao. Peut-on employer ce procédé en grand, pour décomposer les sulfates de potasse et de soude et obtenir ainsi les carbonates de ces deux bases? Voici l'expérience qui a été faite à cet égard : sur une plaque de tôle, de deux décimètres de coté , nous avons mis huit décagrammes, de limaille de fer et 3 grammes de sulfate de potasse, avec suffisamment d'eau distillée pour humecter toute la masse, qui a été tenue constamment humide J 6 jours après on a lavé, à quatre reprises difiEérentes, la plaque et la limaille, puis Ton a filtré et évaporé ; le résidu salin pesait a*^' i5; traité avec le chlorure de barium, pour en précipiter tout lacide sulfurique, on a eu a*^' 1 5 de sulfate de baryte, qui représentent 0,^4 d'acide sulfurique. Cette quantité correspond à i^'ôo de sulfate de potasse ; en retranchant ce nombre de a*^' 1 5 , il reste o,55 de carbonate de potasse, qui provient de la décomposition de 0,70 de sulfate de potasse. Ainsi, dans l'espace de 6 jours environ , un quart de sulfate de potasse a été décomposé; on n'a retrouvé que a'' 1 5 de salin que parce qu'une partie du double sulfate qui est restée sur le filtre n'est décomposée que par de nombreux lavages*

CHiPlTHE V, 89

§ n. Considérations sur la formation du nitrate de

potasse,

liai. Quoique nous n'ayons pas des raisons aussi péremptoires pour rattacher la foimation du salpêtre à des effets électriques que nous en avons eu pour y ramener , dans un grand nombre de cas , la formation de ^ammoniaque, cependant, comme l'un des éléments de ce sel, l'acide nitrique, se forme dans les temps d'orage par suite de la réaction des décharges électriques sur l'oxigène et l'azote dé l'air, ainsi que dans un grand nombre d'actions électro-chimiques où l'oxigène et lazote se trouvent l'un et l'autre à l'état naissant , il est convenable d'examiner le rôle que peut jouer cet acide dans la nature.

M. Liebîg (i) a analysé 77 résidus obtenus par Tévaporation d'autant d'eau de pluie : tous contenaient du chlorure de sodium sans trace de potasse ; le manganèse et le fer manquaient quand les eaux avaient été filtrées préalablement. Elles renfermaient également des ma-^ tières organiques.

Sur les 77 échantillons d'eau, il y en avait 17 qui prévenaient de pluies orageuses et qui contenaient tous de l'acide nitrique en quantité très-différente combiné avec la chaux ou avec l'ammoniaque. Parmi les autres échantillons, il n'y en avait que deux qui continssent des traces d'acide nitrique.

Il est bien prouvé par là , comme l'avait déjà observé Cavendish, que la foudre en éclatant dans l'air détermine la formation d'une quantité assez notal)le d'acide nitrique qui est entraînée par la pluie. Si cette eau est absorbée par des roches poreuses, sur lesquelles elle puisse réagir, il en résulte des nitrates qui produi-

(x) Annal, de Gh. et de Phys., t. xxxv^ p. 329.

^ CONSIDiR. SUR hk tORMAt* BU NlTïi.y ETC.

sent des efflorescences dans les endroits qiii sont à Tabri de la pluie et des injures d^ laîr.

iiâ'i.Yoilà une des manières d'expliquer la présence des nitrates dans des localités ou il n'existe ni matières animales ni matières végétales. Mais nous sommes bien éloigné d'admettre que telle est la cause des iiitrières ea général. Par exemple, le nitrate de chaux existe daas un grand nombre de puits en Suède, il est naturel de rap-* porter sa formation au voisinage des habitations j car Luiscîusy qui a analysé x % eaux de puits à Gessén, « trouvé dans toutes des nitrates, tandis que des eaux tirées de puits situés à quelques centaines de pas de la vitle n'en . renfermaient aucune trace. Il faut en conclure que la présence^ des matières animales a exercé une influence déterminante sur la production de ces nitrates.

iia3. Nous n'avons nullement l'intention d'exposer les diverses théories qui ont été données de la Bitrifîeation, attendu que nous nous éloignei'ions du but que nous nous proposons dans cet ouvrage; nous rapporterons seulement plusieurs des circonstances principales où le nitre se forme, afin que l'on puisse apercevoir quelques-unes des causes qui président à sa production.

M. John Davy à visité, dans l'île de Ceylàn, aa ca* vernes desquelles on extrait le nitre (i). Les roches dans lesquelles elles sont creusées contiennent toujours ^ au moins, du carbonate de chaux et du feldspath. Suivant le chimiste anglais, la décomposition du feldspath et la réaction du carbonate sur l'oxigèue et l'azote de Tair donnent naissance à du nitrate de qfaaux qui se change en nitrate de potasse, par suite de son action sur le silicate de potasse que perd le feldspath.

Le salpêtre se forme à la surface de ta roche, là ou Taira accès, et il est toujours accompagné de nitrate de chaux et de magnésie; de plus on n'en trouve pas sur

(i) Annal. de Ûl. «lito Ayl.f I. %%yf f. ao^.

hê fôchéâ qui lié l'eiifeniieiit ni chaut tti feldspith. Il est d'Autres eireènstAticed qui ÊiTorisent aussi la formàtioii du salpêtre, c'est l'existence d'un peu d'humidité et d'une f»etitè quatitité de matière animale. Nëàumobé M. JéhtI Davy n âdô^të|^Bs cette opinion, quoique dans le^ groiteé de Geylan on y trouve giinëraletnetit des e^icréménts dé chauYes^ouHs/A l'appui de son opinion^ il dite la ni** trière de Mémoti'A) où on trouve du nitre, quoiqu'il ti'existe aucune trace de matière animale.

It*i4' Au volcan de Chalusset, dans les environs dd Pontgibaud^ département du Puy-de-Dôme, il enisté une coulée de lave, ejEcessivement poreuse, qui ferme ufi esearpement abrupt et très-élevé au-dessus de la Siouléi On trouve dans cette masse du salpêtre disséminé éd petites houppes cristallisées blanches.

I ia5. On sait que la betterave qui a crû dans un sol trop fumé contient une asseï grande quantité de tiitre, taodis que lorsqu'elle se trouve dans des terrains maigres et sablonneux , elle n'en renfermé pas sensiblement. M. Braconnot ayant pris des feuilles de cette dernière^ les ayant liées en botte et suspendues à des ficelles pour les dessécher dans un lieu médiodremetit éelairé, chaud et un peu humide , au bout de quelques moid, les pé^ tioles de ces feuilles étaient entièrement pénétrées et ôou^ vertes d'une multitude innombrable de petits cristaux de salpêtre. Il paraît que l'acide nitrique avait remplacé les acides oxalique et liialique^ qui avaient disparu entièrement. La quantité de salpêtre était si considérable que les pétioles brûlaient rapidement comme une mèche d'artifice, k l'approche d'un corps en ignition.

I I a6. A la Roche^uyon ^ k peu de distance de Paris^ il existe des nitrières qui sont l'objet d'une exploitation ; elles se composent d'une Craie très-poreuse , dont les couches coupées à pio se trouvent exposées à ractioii directe des rayons du soleil. La Seine coule au pied des collines où se trouvent les terrains crayeux. Les habitants grattent la surlace des ocMiches deux fois l'an* On enlève quelques millimètres d'épâiiseur que l'on tmit^ eommé

^% PRODUCT. DU DOUBLS PHQSPH. D AMMON. , ETC.

des plâtras salpêtres. Le résidu crayeux qui reste aprèâ les lavages est façonné en pains et abandonné aux influences atmosphériques , qui déterminent une nouvelle forma.tion de nitre. Suivant M. Dumas, qui a visité les lieux, il ne parait pas que la matière animale soit assez abondante pour qu'on puisse lui attribuer la formation presque indéfinie des nitrates qui y prennent naissance.

Suivant cet habile chimiste, la grande quantité d'eau qui s'évapore du sol voisin et même de la Seine, et qui renferme en dissolution des matières organiques, est absorbée par la craie et y dépose des résidus organiques qui aident à la formation du nitre. La craie serait donc une sorte d'épongé se desséchant à la surface et reprenant par la capillarité rhiimidité aux couches voisines, et qui de proche en proche fait'arriver de loin les matières animales déposées dans le sol.

Dans cette localité on a observé un fait qui est une forte objection contre les partisans de la doctrine qui attribue le rôle essentiel aux matières aiiimales; il existe dans ces nitrières des cavités creusées par les exploitants, qui servent de caves, d'écuries et même de pigeonniers, et dans lesquelles il ne se produit pas de nitre. Il faut dire aussi que les parois de ces cavités sont formés d'un calcaire, qui n'est pas poreux comme la craie.

5 IIL De la production du double phosphate d* ammoniaque et de magnésie dans les matières animales.

1 1 27. M. Mitscherlich a observé sur un calcul uripaire des criâtaux de double phosphate d'ammoniaque et de magnésie parfaitement caractérisés. Comment ontils pu être formés, ou du moins comment cette substance s'est-elle séparée de l'ûrine pendant le court séjour qu'elle a fait dans la vessie, de manière à pouvoir cristalliser? c'est ce que nous ne pouvons expliquer.

Nous avons constaté nous-même la formation spontanée du niême composé dans des matières fécales. Un

CfiAPITAB V. 93

morceau dé bois qui avait flotté pendant deux ans dans une fosse d'aisances, était recouvert dans la partie en contact avec le liquide , de cristaux de double phosphate d'ammoniaque et de magnésie de 3 ou 4 millimètres de longueur 9 formant des prismes droits rhomboïdaux. On conçoit comment cette cristallisation s'est effectuée : les matières fécales et surtout l'urine renferment un grand nombre de sels, particulièrement celui dont il est ici question , qui est retenu en dissolution par un acide. Cet acide vient-il h être enlevé par l'ammoniaque qui se forme aux dépens de l'urée , alors les sels insolubles se précipitent; aussi voit-on se déposer dans l'Urine abandonnée à ellemême pendant quelques jours le double phosphate en aiguilles par suite d'une cristallisation confuse.

Dans la fosse d'aisances les mêmes phénomènes ont dû se reproduire, particulièrement à la surface du liquide; mais comme le sel , à mesure qu'il se déposait , était remplacé par d'autre venu de l'intérieur, on conçoit comment de gros cristaux ont pu se former, surtout quand il se trouvait là un corps étranger servant d'appui aux premiers rudiments formés de ces cristaux.

L'électro-chimie parvient à former également ce com-. posé. Soit PQN un tube récourbé en U (%. 4)> rc™plî dans sa partie inférieure d'argile humide; Fia branche qui communique, au moyen d'une lame de platine, avec le pôle positif d'une pile d'une vingtaine d'éléments, et N celle qui communique avec le pôle négatif. On verse dans celle-ci de l'urine fraîche, dans l'autre du chlorure de magnésium. L'eau eât d'abord décomposée, mais le dégagement d'hydrogène est à peine sensible, parce que ce gaz réagit sur l'azote des matières animales pour former de l'ammoniaque. Le chlorure de magnésium est également décomposé ; le chlore est mis à nu , et la magnésie se rend dans l'urine où elle donne naissance peu à peu à du phosphate ammoniaco-magnésien qui cristallise sur la lame de platine en prismes droits à base rhomboldale, comme la substance trouvée sur le calcul urinaire

§4 PROD. QUI SE FOmif • |Q19MB|<* BANS LES TOURB.

ft surk mor<:eau 4e bois. On voit par là que dès rii»9Uiit que la qiagué^ie arrive dans Tarine transportée par k courant, il y a aussitôt formation du double pboa* pbate.

£p substituant du eblorure de sodium à eelui de ma^ gaesium » il y ai formation abondante et eristallisatton do ^ospbfite ammoniaco-^pdique^

On conçoit parfaitement la differenee qui doit exister f ntre les eS!$ts produits dans Turine, quand on y ajonte înmi^iatçment de la magnésie ou de la soude pour sa^ l^rer re:|Ecès d'acide, et ceuic qui sontprçduits lorsqu'on y fait arriver pour ainsi dire une à une au moyen des iÇSQursmts Tufie de ees deux bases.

On peut également obtenir le double phosphate sans employer 4'urine, Soit toujours le tube PQNv disposé o^mme il a été dit : on verse dans h branche P une So* lution de ahlorure de magnésium et dans l'autre uiae l^lution de phosphate d amnu>niaque. Si la pile esl oom^ posée d'une douzaine d éléments , la magnésie est iransr l^iée d^^ns le tube négatif et y forme un double phoa^ phate d^ magnésie et d'ammoniaque qui se précipite peu à peu sans aucune apparenoe de oristallisation i mais À le phosphate d^ammoniaque est dissous dans l'acid? pttrique j il n en est plus d« même ; la eriatfillisaiion f e/ïeçtue ik^^s dif6euhé«

I ÏV. Pes produits qui se forment^oum^llement dans

tes tourbières.

imB.Jj^ tourbe qui ei^t fwmée de débris 4^ siibfr» lances herbacés ^u d'autres végétaux en déoompoftitîont ét^nt d'ime fopnation mederae ou peu ancienne^ donne l^îssanoe à 4ivei*s composes qui rentrent dans le cercle 4e nos investigations , puisque ces décompositions roj||ttlt«i)t du contact d'un grand nombre de corps,

O^ distingua deux espèces de tourbe, les tourbes des marais et les tourbes mannes* Les premières constituent

4eux y^ri^téfi, la tourbe fil^reqsa ppoipo^e de végétfLi^ fil;»Feu2^ détermipables , et la tourbe limoneux, CQiyir p^cte, <}u| ne eonserve ^uçqne trace de débris d^ v^r

lit%9. La tûiirbe des ^arai^ s§ trQ^vç^ comiqe #q^

Qpm Tindic^ue , dans les parties hm^e% qui put; servit de

foc^d detapg ou de laq d'^u doupe. let est recQuvçrtç

^'ua niètre au plus de tçrre végétale : el}e ren&ripe or?

diaairemeut dj^s substance^ nnoéral^s, des déblais d^

corps org^niççs qui f m réagissant s^r les substances enr

virei^nautes, produisent de^ pyrite^, du phosphate dii

fçr jpulyérii)ent aui çnvçloppe quelquefpis les racines m

Içs tîgi9S des végetau:;: 4ûU^ SQ compose c^ qpfabustiblei.

Oa y rei^coutre au^s^ d^f pouehe^de sableet dp qiarne qui

oiit è\jé déposées par (es alluvions, des qoquilles Suviatiles

dçRt ks ^niw^Uîf^ ont été décamppsés, d^^ ^rrpps, de|^

QUtil§, etc

^ top. I^e§ tourbes en général ne se forpaent qu'autan(

que 1^ terr£iin inférieur est s^rgileu^^ e^ V^^ 1^^^^ ^ ^>^ disposition telle , que ('««^u s'y renouvelle peu à peu, quoiqu'il soit ppust^f^ment l^umide. Qn ^ remarqué qu^ lf( nature calcaire^ gypseuse ou argileuse des roches (MA ex.erpçnt une certaine influence sur \^ pureté d^ le^U tet; sur les propriété dis çpUe des végétaux ] pput s'opposer à lîn fofmatioq de 1^ tourbe ou k ^vorise^,

Les epnferve^, le§ prêles et les phafr^^ aix^si que plusieurs gr^^uii^ée^ k fig^ raqtpante, spnt le^ planiez qui pontribupnt Ip plus à t^ forqi^tion dp la toiJ^:bp.

1 1 3 1 • f^P9 marges marines sont çellps ^ns^ lesquelles QQ trouve d^s végétaux pi^riiis et ^^ cqrps organisés igf^ips^ Il ejp^(e aussi des tourbes ^u9-xu|u*inies ^ qui saut fofmées quelquefois d'une grande accumulntiû^ 4f végétaux ligneux, d arbres et de plantes qui croissent dans hf^ forêts, pileii renfern^ent aus^i des débri^ d'qni- ^ux terrestres.

II 32. La tourbe py ri teuse du département de l'Aisne est remarquable squs le rapport de quelques composés qui se forment souvent en peu de temps, jpes observa-

96 PROD. QUI SE FORM. lOURNEL. DANS LES TOURS.

tions suivies ont été faites à cet égard par M. Poiret (i). Cette tourbe, qui est plus ou moins compacte, est pénétrée de sulfure de fer qui s'enflamme spontanément à l'air et donne naissance à une grande quantité de sulfate de fer. Les couches qui la composent sont régulières et horizontales et alternent avec des lits de marne et d'argile; elles reposent sur un fond marécageux et renferment un grand nombre de coquilles fluviatiles dont les analogues se retrouvent vivants dans les étangs et les rivières environnantes. Les couches supérieures renferment quelquefois, au lieu de tourbe, des lits entiers de charbons fossiles , quelquefois pyriteux. Dans celles qui recouvrent la tourbe on trouve des couches alternatives de marne, de sable, d'argile et de terre végétale, un grand nombre de coquilles marines isolées, des bancs d'huitres, la plupart réduites en poussière et en fragments.

T 1 33. Dans cette tourbe on trouve confondus ensemble des bois fossiles, des troncs entiers d'arbres quelquefois pyriteux à l'endroit des nœuds , des bois pétriBés, beaucoup de pyrites , du succin de diverses couleurs , des os fossiles, des cristaux de quartz, des roches calcaires, diverses substances minérales, des ocres, du cuivre, du zinc probablement à l'état de sulfures, du sulfate de soude, de l'alun, des cristaux de gypse, qui acquièrent un volume assez considérable dès l'instant que les marnes qui les renferment sont exposées au contact de l'air. Elles sont ordinairement noirâtres , sulfureuses et un peu humides. Voilà un grand nombre de formations modernes qui doivent attirer l'attention de Télectro-chimiste. '

On conçoit parfaitement qu'il a dû s'opérer une foule de réactions dans un tel agglomérat de substances diverses. Considérons d'abord les substances végétales:/

1 134. Les plantes réunies en tas à l'air libre éprouvent, par l'effet de l'eau ^ de l'air et de la chaleur, une

(1} Journ. de Phys., t. li, p. 362.

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