CHAPITRE VIL
fiES CARBONATES DE CHAUl.
§ l**"* Procédé pour recôrthaitre si Un ùàlcdire à uhe texture rhomboîdale ou prismatique.
1173. Lorsque le carbonate de chaux est cristallisé; rien n'est plus simple que de reconnaître s'il appartient au système rhomboïdal pu au système prismatique : il suffît pour cela du clivage, de la mesure des angles et de la dureté. Mais si cette substance a une texture seulement Cristalline et à graitîs plus ou moins fins, il deviéht impossible alors de détâcher les lames pour mesu^ér les ftngles. Il ne reste plus alors que la dureté pour ca-
« ractère distinctif , qui est souvent insuffisant ^ puisqu'il change d'une variété à l'autre. Voici le moyen que nous avons employé pour distinguer les deux espèces de carbonate de chaux :
Prenons d'abord «ne lame de spath calcaire et réduisons-la en poussière dans un mortier d'agate. Si l'on examine cette poussière au microscope, suf une lame de verre , on n'aperçoit que des petites niasses demi-opaques, dont il est difficile de déterminer les formes; mais en y ajoutant quelques gouttes d'eau pour diminuer la réflexion de la lumière et produire le même* effet que
^ dans rhydrophane^ on distingue alors siir plusieurs lamelles ia iPëritie rhomboîdale; Soumettons à la ^éme
ia4 FORMA.T. JÉLEGTRO-CHIM. DE l'aRRAGONITE.
épreuve un cristal d'arragonite qui n'a que deux sens possibles de clivage; on n'aperçoit plus alors de rhomboïdes, mais bien une foule de petites lames cristallisées , terminées par des lignes parallèles dans deux sens et ne présentant dans les deux autres qu'une cassure vitreuse. Voilà un moyen très-simple de distinguer le spath rhomboîdal de l'arragonite.
On trouva le clivage du rhomboèdre dans le flos-ferri, les dragées de Tivoli, le marbre blanc lamellaire, le marbre blanc saccharoïde, et le clivage de l'arragonite dans l'arragonite fibreuse de Vertaison, dans quelques stalactites fistulaires, l'albâtre de Montmartre et divers autres calcaires. On avait déjà reconnu que le flos-ferri devait être rangé dans la chaux carbonatée ordinaire, et l'on soupçonnait que l'albâtre de Montmartre appartenait à l'arragonite, mais on n'avait pas encore obtenu de preuves aussi directes pour opérer ce rapprochement que celles que nous venons de donner.
§ II. Formation électro^himique de Varragonite.
1 1 74. Pour former l'arragonite, on emploie l'appareil, figure 5, composé de trois bocaux tubulés A, A', A"; le
f)remier est destiné à dégager de l'acide carbonique par es procédés ordinaires de la chimie et communique avec A' au moyen d'un tube recourbé abc^ dans lequel passe* le gaz. La communication de A' avec A" est établie avec un autre tube recourbé a U c\ rempli d'argile humide et dont les deux bouts sont coiffés avec du linge pour empêcher la sortie de l'argile. A' est rempli d'eau pure, ou mieux encore d'une solution saturée de carbonate de chaux dans l'acide carbonique. Dans cette dissolution plonge une lame de platine, qui communique avec le pôle négatif d'une pile de 3o éléments, chargée avec de l'eau pure ou de l'eau renfermant une petite quantité de sel marin. Le troisième bocal contient une solution de chlorure de calcium , dans laquelle se trouve une lame de