CHAPITRE PMMIBK* Sa
fttceeitîv^ment jusqu'à devenir nulle. En même temps le liquide contenu dans la branche positive prend une teinte rougQ» et celui qui se trouve dans la branche négative une teiote verte. Ces deux réactions nous accusent la ^iréseni^ d^un acide et d'un alcali dans les deux parties du liquide soumis à lactioo du couple. L'expérience sui«vanie tend encore à prouver que la polarisation provient bien du transport des éléments :
Prenons Téiément de la pile à intensité constante, et fiiisons communiquer la lame de platine qui se trouve daiis lacide avec le pdle négatif d'une pile de 3o éléments, cliargëe comme à l'ordinaire, et la lame de platine qui plonge dans la dissolution alcaline avec le pôle positif du la même pile; les deux lames vont se polariser par suite du iiiinspa|rt de l'alcali sur la lame négative et de l'acide sur la lame positive. Si, avant cette expérience, Ton a impure l'iotensité du courant produit par l'élémeat quand les deux fils de platine extrêmes sont mis en relation \s^^ le multiplicateur, et si o» la mesure de nouveau après que le monîe élément a été mis en communication pendant lo minutes avec la pile, on trouve que •dans l'un et l'autre cas l'intensité est la même. Cependant il j a eu transport d'éléments sur les lames de platine. Mais csette absence de polarisation vient de ce que l'alcali s'est combiné immédiatement avec l'acide, au fur et à mesure qu'il arrivait sur ta lame de ptatiue qui plongeait dans l'alcali; taudis que l'acide entrait immédiatemcsit ea combinaisott à l'instant ou il se déposait sur la lame «pii (>lottgeait dans l'alcali.
5 in. CoHsidéraiions sur les rapports qui Itenî les
affinités auxf&rces ileetréqm^.
tiS'j. La meswre des affinités est une des grandes
Î lettons qui occupent depuis Icmgtemps les phtlosopliAS. a théorie atomique a bi^ti jeté quelque pur stir leur mode dTîtction; mais elle n'a pu parvenir encore à coiiipmrer eMembk ki îiilc«isclés ifes fim» em wrtii de^
iaa4 CONSÏDÉR. SURLESRAPP. Qtll LTEWT LES AFF., ETC.
quelles une même substance se combine séparëment avec deux autres.
L'affinité chimique des corps est la faculté qu'ils possèdent'de se combiner les uns avec les autres, jusqu'à ce qu'ils se trouvent unis dans la proportion qui constitue . leur état de saturation , c'est-à-dire, jusqu'à ce qu'ils perdent leur affinité mutuelle et rentrent dans un repos parfait.
On a pris pour le rapport des affinités d'un corps pour deux autres, celui des quantités pondérables de ceux-ci que le premier peut saturer. Cette méthode, qui est rationnelle, ne donne pas néanmoins une idée exacte de la force qui mesure les affinités; il faut recourir pour cela à l'électricité. On conçoit effectivement qu'un courant électrique, qui opère la séparation des éléments d'une combinaison, peut représenter la force qui maintient cette combinaison, et par suite servir démesure à leur affinité réciproque; mais la difficulté est de déterminer rigoureusement l'intensité du courant nécessaire pour opérer la séparation des éléments. Toute la question est là.
Depuis les belles découvertes de M. Fara^lay sur la nature définie et l'extension de la décomposition électrochimique, nous savons que le pouvoir chimique d'un courant électrique est en proportion directe avec la quantité absolue d'électricité qui passe. Ce principe a été vérifié pour la première fois sur le proto-chlorure d'élain, qui ne renferme pas d'eau. L'appareil était tellement disposé, que le chlore développé sur la lame positive formait du bi-chlorure d'étain qui se volatilisait, tandis que Tétain se déposait sur la lame négative. Voici les résultats d'une des expériences que nous lui devons:
La lame négative pesait 20 grains, et après que le dépôt eut été effectué, aS grains 2. L'étain transporté pesait donc 3 grains 2. D'un autre côté, la quantité d'oxygène et d'hydrogène provenant de l'eau décomposée par le même courant pesait 0,4974^ grains. 11 résulte de là que le même courant qui décomposait ce poids d'eau ,