‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 75 sur 278 · CHAPITRE PREMIER. aUQ · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. aUQ

la heures; on a obtenu o^5-,ooi 5. Or, si l'on compare les quantités de cuivre réduites dans les deux expériences , on les trouve exactement proportionnelles aux intensités du courant. Diverses expériences du même genre ont été faites sur des solutions d'argent, en variant la densité de ces solutions et l'intensité du courant. On voit donc que lorsque la source reste constante, si Ion diminue l'intensité du courant, en introduisant dans le circuit des fils métalliques d'une certaine longueur, les quantités de métal réduit sont exactement proportionnelles aux intensités du courant.

Ces résultats sont parfaitement d'accord avec ceux qui ont été découverts par M. Faraday. Il y a cette différence entre les résultats du physicien anglais et ceux que nous rapportons ici , c'est qu'il fait abstraction de l'intensité absolue du courant , tandis que nous en tenons compte. Nous introduirons donc, dans les expériences, un élément nouveau qui peut avoir de l'importance.

1 260. Nous avons cherché avec la balance électro-magnétique, lorsque l'on soumettait à l'action d'un même courant, d'une intensité connue, des dissolutions de différents métaux, dans quel rapport se trouvaient les quantités de métal réduit. Nous avons introduit dans le circuit trois dissolutions, l'une de cuivre, l'autre d'argent et la troisième de zinc. Ces dissolutions se trouvaient dans des tubes en U, et chacune délies était en contact, du côté positif,, avec une lame de platine, et du côté négatif avec une lame du métal qui se trouvait dans la dissolution. Le tout était soumis à l'action d'un appareil composé de deux couples préparés comme il a été dit cidessus. Voici les résultats que nous avons obtenus :

L'intensité du courant faisak équilibre à un poids de Oj^'ooS.

Après 24 heures d'expérience, l'argent précipité pesait o,^'''o3o5; le poids du cuivre précipité o,^'oo9o; le poids du zinc précipité o,8^''oo9i2.0r, si l'on cherche le rapport des trois quantités de métal précipité, on trouve qu'elles sont proportionnelles aux poids atomiques de l'ar-

â3o CONSIDÉB. SUH LCf VikPP, QUI UIOfT LES AFF., ETC.

g€!rtt^ du cuivre et du zinc, puisr|ne qi»o si l'on c«onsîdàre les deux (>reinièivs, on a 3o5 t 90 ;: 108 poids atomique de Targent : 3i^8, nu lieu de 3i^6 poids atomique ducuivre. De même 3o5o 191 î* :: ïo8:i>,3)àulieu de 3>.,5 trouvé par M. Faraday. On voit donc que l'appareil à courant (*onstant, composé seulement de deux roupies, avec la balance ëlectro^maghétique, a permis de vérifier la loi relative à la nature définie de |a décoinpoêition électrû-chitnique, en tenant compte de riutensité de la force qui a produit la décomposition.

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