CHAPITRE IV. a
d'un centimètre entre la pile et le premier tube , et un pareil vide entre ce tube et le second, chacun d'eux bien clos dans la partie inférieure avec une bande de. papier collé; le second tube est fermé à sa partie supérieure par un disque en papier percé d'un trou assez grand pour laisser toucher la pile par la capsule, et en même temps pour clore l'intérieur en circonscrivant la capsule par son milieu. La fig. 16 donne une idée de l'appareil :
A, Disque en bois pour Soutenir les couples, et au-
quel on visse la tige qui le supporte et le fixe au socle.
B, B, B. Trois couples bismuth et antimoine, formant le
support thermoscopique.
C, Multiplicateur.
D, D. Capsule en' platine remplie d'eau distillée, qui
doit être placée sur les couples.
E, E. Cylindre de carton.
F, F. Récipient.
Lorsqu'on veut employer cet appareil comme hygromètre, on recouvre le tout d'un récipient à douille, afin de laisser un libre accès à l'air, tout en interceptant les courants qui augmenteraient l'évaporation en dehors. Ce récipient est lui-même entouré d'une chemise en papier afin d'arrêter les effets du rayonnement. On met de l'eau distillée dans la capsule, et la seule évaporation spontanée produit un abaissement de température qui varie ordinairement de 4o à 60°. Cet hygromètre est fondé sur le même principe que celui de Leslie, c'est-à-dire, sur le refroidissement produit par l'évaporation spontanée d'un liquide. L'eau du vase s'évapore moins dans les temps secs que dans les temps humides , il s'ensuit que les soudures supérieures de la pile sur lesquelles repose la capsule se refroidissent moins dans le premier cas que dans l'autre; l'intensité du courant thermo-électrique peut servir alors à apprécier la diffcr rence de l'évaporation.
^4^ PROC. POUR RECdIf . iftt f k ML. OU COMB., ETC.
Cé% appareils <tant fort sensiBlés^ raiguillt du mulfi^f pltéateur arrive ra|)l(l<»inent à C)c/; pour parer à cet iiif éonvénient, 6n plac6 dans ie d rouit dus condui^teupa Supplémentaires ^ui diminuent I intensité du courant et ramènent raîguille vers l^'i vingt premier» degrés; on forme enftuite des tables qui donnent les rapports eqtr^ ks déviations de Taiguille aimantée, les intensités du courant et les différeiice* de température qui leur don» nent naissance; on a ainsi une échelle fort étendue, qui peut coipmencer à i5o^ au-dessus d^ zéro^ et s'abaisser d*Mne manière indéHnie. Pour comparer cet instrument, on n'a besoin que de connaître l'extrême sécheresse qu'on produit avec du chlorure de calcium, placé souç vu récipient bien clos; q^iand la saturation de Tair ne produit plus de vaporisation, la capsule reste à |a température ambiante pt Taiguille à zéro. Dès lors lorsqu pn ft déterminé la force correspondante au nombre de degrés donnés par l'extrême sécheresse, on divise cette forcé ej^ cent parties correspondantes aux cent degrés ^es hygromètres ordinaires, et Ton peut ainsi toujours leur comparer les degrés que Ton a trouvés.
L'appareil que nous venons de décrire peut servir aveu avantage pour étudier les changements de température qui ont lieu dans les actions chimiques; mais il faut pour cela que la capsule qui repose sur la pile thermo-éî^ctri'» que soit une des d^UK qui se trouvent dans la circuit ëlectro-clilmique précédemment décrit. Au moyen de cet arrangement l'appareil i^çaferme deux multiplicateurs.
Pour savoir s'il y a combin^aisou ou simplement solution à Tinstant où deux liquides, dont Tun ef»t d^ l'eau distillée, sont fn contact, M. PeltiiTa fait un grand nombre d'expériences, dont les i^ésultats sont consignés dans le tableau qu^on Cithj vera ctaprès t nous rappellerons qu'il y a solution quand il y a production de froide et tombinaison quand il y a dégagement de phaleuf.
1173. Pour reconnatti*e les efFets électriques qui aè 'ttienifestent quand en élève ou qu'on abaisse la tentpit' rature d'un liquide^ on verse de l'eau- distillée dans les
tmit éftf &Ufêj^ r^ttnleâ par Puâ dés fpèls tilè^réflS {ttAI||Uite plus liant rten relation également avec un multiplicateur éleclro-chimiqne, puis on chaufîe Tune d'elles. On trf>ufa i|ue pendant tout le temps que la température s'élève,, il « a un cou^nt pasitif marchant de Teau diaud& ji |*e§i| froide, et que pendant te temp^ que le refroidisseipeul l'opère le courant $iiit une direQtion inversée Cet i^ffet dn r^overseniçHt ^u poi|4'a(}t a |jeu avgc i&k ^loalis et avec tous les corps qui se comportent çomipe tels. Les substances, au contraire, qui se comportent con)m|? le§ acides, ne présentant p^s cette inversion dans le sen$ du courant : j-acide froid joue toujpursle rélé d'^lcaji, #t Faeide chaud le réie diacide.
Cet effet produit dans la réaction cl^ dent substances Iiomogèncs ne différant que par l(*ur température, pst*il dû k une pombinaison chimique pu à une action thefmftlectrique? Pour décider rahgrnatjye, il taut se rappâ« 1er que les courants thermo-électriques étant produits par de I electrii^ité à faible tension et la moindre résistance }e^ affaiblissant, pour copstater leur rfisteiice il faut i»mployer les mMklpiiç'^teurs à fiU l^^ plun ji;aurts. Dans jes expériences ci-dessus,, les deux ç^psul^s ren|plies d eau distillée jetaient réunies par une mèche d'aibeste humectée de la même eau. et le mtdtipiicpteur était composé d-un fil fiti de 3>pciO tours, c^ qui fprnjie un circuit nullement fayorabje aux courante thermè* électriqiièç : liiàis pour Q(? point laisser de doutes sçir la cause d M pbénpmène,on a rem|>lacé le long multiplicateur par un autre de i5o tours/ et le courant est tombé de ^o à S*^, résultat conlratré apx effets tliisrmp-eél^ctrif ques.
i>s effets, et d'autres que nous ne rapparterpns pas ici , inpntrent bien que le phénornène électrique cjui a lieu dans le mélange de l'eali chaude avec Téau ^o)de 4 bien une ôHgiue chimique; mais quelle est ta oatufe d^ 1 Vlipn produite daiis çt^t^f^îrci^B^aiicpf Ç^^Xs^^ide nous
PROC. POUB REÇOIT. S IL T A SOL. OtT COMB., ETC.
23333332322223332322222 = 333233223= Ta s.1
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