‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 82 sur 278 · CHAPITRE VI. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. a

électriques la méthode d'investigation qu'il a employée pour les courants thermo-électriques^ La source d'électricité devant faire partie du circuit, il a dû se procurer une source constante , ce que n'a pas fait Ohm , afin d'être à Vàbvi des variations qui auraient empêché d'apercevoir la loi à laquelle sont soumises les intensités.

Il s'est servi à cet effet d'un appareil de construction anglaise, dont le principe a été découvert par nous (i). L'élément de cette pile ( fig. i6) se compose d'un cylindre de cuivre rouge, d'un autre de zinc fendu latéralement, d'un diamètre plus grand et d'une hauteur moindre, puis d'un vase de verre destiné à recevoir le système des deux cylindres. Le cylindre de cuivre est revêtu d'une vessie qui vient se lier vers sa base supérieure; mais, au-dessous de la ligature et au-dessus de cette base on a pratiqué 5 ou 6 ouvertures par lesquelles le liquide versé sur le cylindre peut s'écouler pour venir remplir tout l'espace compris entre la membrane de la vessie et la paroi latérale du cylindre. Le cylindre de cuivre, ainsi disposé, est placé dans le cylindre de zinc, et l'un et l'autre dans le vase de verre. On verse dans celui-ci une solution de sel ou de sulfate de zinc, et dans la vessie une solution plus ou moins saturée de sulfate de cuivre.

Pour empêcher l'affaiblissement du courant qui résulte de la réaction des deux liquides l'un «a» l'autre, on jette sur la base supérieure du cuivre des morceaux de sulfate de cuivre qui se dissolvent dans l'excès de liquide qui couvre cette base. De cette manière, la dissolution intérieure conserve à peu près la même saturation. La force de cet appareil est constante pendant 2 ou 3 heures.

1282. M. Pouillet mesure l'intensité des courants au moyen de deux boussoles; l'une qu'il appelle boussole des tangentes et l'autre boussole des sinus ^ dont s'est

(i) Annal, dé Ch. et de Phys., t. xli, p. 20,

Sf64 INTEINT. DES GOUBi ëL]SGTKO-€HIM..PROy. , ETC.

fl^rvîi il ya {)Iusieur8 annéeêj M. Dclârire» Il emploie ' la pt^Âiière quand il s'agit de courante trfes>'énergiqueB^ et la bouBsole dèb sidus quand il observe des dourabts plus fkiblëSi La boussole des tangentes (fig^ l 'J) est composée d'un grand cercle de 4 ^ ^ décimètres de diamètre^ formé par un ruban de cuivre de ao roillitilètres de longueur et de ut débimètres d'épaisàeuti Le rubail est revêtu de soie 4 et ses ejiii^émités, repliées converiablemènt^ viennent plonger chàc^une dàrts un godet contenant du nleréurbi Le cercle du courant est disposé verticalement sur un autre derde divisé hariséontal^ qiie parcotirt uàe aiguille de bousdole suspetidue à des fils de soie dans l'intérieur d'uiie cloGlie. Lé centre de Taiguille est le niéme que èelui du cercle du couranti Quand la longueur dé l'aiguille est pelite pdr t^apport aux rayons du cercle^ l'iiltensitë du courant est mesurée par la tangente dé U déviation.

La boussole des linus (fig. td) se cônipose d'un ree^ tângle fo^mé pnr un î^uban dé oulvl*e rouge, dans rin^tériëur duquel^ et Vers fcon milieu^ se trouve une aiguille aimantée qui ëe meut slir un pivot. Ge reotdngje eit adapté sur une alidade qtii se meUt sur uti cercle divisé de telle sbrte qUe le pivot de l'^tguille se trouve toujoura dans l'axe.dé rotation. Les deux extrémités de oe ruban de cuivre sont disposée^ de manière à cotnhiuniquer dVec la source d'où émane le couranti Quahd dn veut se servil* de ce dernier appareil^ on place le rectangle dans le plan du méridien Magnétique; et quand le courant produit; une déviation de l'aiguille^ du fait ihouvoir le rectangle d'iine certaine quantité peur le rtitnener dans le plati ver^ tical de l'aiguillei Quatid toutes ce6 conditions sdât rem^ plies, il est facile de prouver que l'intensité du cOtirMI est ptoportionrielié au sitius de la déviation.

1363. Oh a d'abord opété avee un élément A^ pr&-^ dtti&ant sur la boussole des taâgëntés des déviaticmi^ comprises entré 5o et 74 degrés, et dont les forces variàienE a peu près comme-i est à a.

On a pris dive^rse» longueur» &vdk mêfOe fil depuis i

jusqu'à i6 inêlres. Chdqtie Ibngliéuf â lélé ëtit'ôUlée éiir elle-même et enfermée dans uttë petite boîte, de manière à ne laisser en dehors que les déUt extrémités qui devaient être plôiigdéS dané lé triercltre. On a ajouté sùcôesâivefnient au circuit, oU à la lotîgliëut de Téléhlent,' diverses longueurs du fil depuis zéro jusqu'à i6 mèti^eâ. Lêà ttingentes de dévijltionà dfe râiguîlle laimautëe dans chaque cas, indiquent que lorsqu'on tieiit cdtîipte de la lotîgueur dé réiémeilt lili-tnênié, oU du tiiôins dé là résistance qu'il opposé à là tircîulatioil du cburàrlt, leÈ iritensîtéâ du couhaut restent eottstairiment les mêmes pour des longueurs ^, ^ 4^ t, :t i^-.i, :t 4- 3} A; repré^ séUtàht le fcirduit primitif.

Pout* déterminer la valeur de a^, il fàUt àdthettré Uti irtStàntlà loi de la conductibilité éleetricjue, telle qu'elle a été recbhiiUe pour leâ sources Uiermô^lectHqUes.

En évaluant alors la résistance de l'élément en fonction d'une longueur du fil soumis à l'expérience, bh trouVeencôre que l'întetisité du eouratlt qui passe dans un circuit liydrd^éleetriqUe est eu ràisbtl inversé de la longueur du diruit, et ett ràisoU directe de la sfedfion, quels que Soient là tjature, les diamètres et Ifes longueurs des fils, jusqu'à cent mètres.

L'iîltëtiSitë du eout^ailt étatit prbpbrtibtinellè à la cîdnductiblllté , 11 en résulte que la résistatice de l'élément peut être exprittiée par des longueurs de fil qui sotit é|^àlénlerlt proportiofinelles à là conductibilité. On en déduit alors uiie formule dé Tîntensité du courant, * dûm laquelle se trdUVent la cohductibîlitë du circuit, sa section, sa longueur et là résistatice de l'élément poiit* un circuit dont la conductibilité et la section sont prises pour unité. Cette formule peut être exprimée par

csr-{- es €sr+l '

a66 INTEN. DES COUR. ÉLECTRO-CHIM . PROV. , ETC.

c. représentant la conductibilité du circuit;

s. id. sa section;

/. id. . sa longueur;

r. id. la résistance de l'élément pour un cir-

cuit dopt la conductibilité et la section sont prises pour unité.

Diverses expériences ayant établi que les intensités du courant dérivé sont sensiblement proportionnelles aux distances des points de dérivation, et que Tintensité du même courant est en raison inverse de la section du fil et en raison inverse de sa conductibilité, on peut j en combinant cette loi avec la loi sur l'intensité du courant principal , en déduire les formules générales qui expriment les intensités du courant principal, du courant partiel et du courant dérivé, en tenant compte de la longueur, du diamèjtre et de la conductibilité des fils.

A l'aide de ces formules , on peut aussi calculer dans tous les cas les intensités des courants qui se ramifient d'une manière quelconque dans autant de conducteurs que l'on voudra , pourvu que l'on connaisse les sections et les conductibilités de ces conducteurs, ainsi que leur positioir dans le circuit.

1284. Après avoir déterminé les effets produits par un seul élément, M. Pouillet a examiné le cas où l'on emploie des piles à petite ou*à grande tension. . Ayant disposé six éléments semblables à celui que nous avons décrit précédemment , il a déterminé d'abord leur intensité et leur résistance individuelles, comme on le voit dans le tableau suivant :

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