‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 85 sur 278 · CHAPITRE VII. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. a

d'une dent de métal et d'une dent de bois, elle agit pendant cette unité. D'un autre côté, l'intensité du courant n'agit que pendant qu'il passe, c'est-à-dire pendant un

temps — ' — T- ' en représentant par m l'arc de la dent

de métal et par b l'arc de la dent de bois. On a deux

forces opposées qui doivent se faire équilibre, et par

conséquent produire des vitesses égales et contraires dans

l'aiguille.

'Ces deux forces sont F sin. Xj qui agit pendant un

.' . . m ' temps I, et F sin. D, qui agit pendant H r*

Or, pendant le court espace qu'elles agissent, les vitesses imprimées étant proportionnelles aux forces et au temps de leur action, on a

F sm. x = t' F sm. D.

Sm. X = — sm. D.

Dans le cas actuel 772 = ^, on a sin. x = jj sin. D , comme l'indique l'expérience.

M. Pouillet a cru devoir conclure de là, que par cela même que la quantité d'action d'un courant est, pour des temps très-courts, proportionnelle à sa durée, il faut qu'elle soit aussi proportionnelle à la quantité d'électricité qui passe , attendu que celle-ci est proportionnelle au temps.

Il est bien visible, d'après ce que nous venons d'exposer, que puisque les intensités des courants produits par une source électrique quelconque, sont en raison inverse de la longueur du circuit, il faut que les quantités d'électricité produites par la source soient ellesmêmes en raison inverse de la longueur du circuit, et

inS WOTJV. DEVPXOP* SUR LA. MAN. D'ÉVAL.L'mT., ETC.

en raison ^irecte de la section et delà cofnduclibilitë, fhkïi il s'ôpèi-e tant de t^ecompoiitipns ëlectriqueâ au éôntâct dès surfuees agissantes , que la conséquence qu« àôus venons dé tirer n'est vraie que dans quelqnes^ cas particuliers.

Ces recomposition^ empêchent aussi que les tensions àé% électHdt^s dégagées, dans lés actions chimiques, §éîçnt ert rapport avec les affinités qui sont en jeu.

I a88. Quoi qu H en «oit , Mi Pouillet a chêrclié la quan-^ titë d'électricité qui est nécessaire pour décomposer un gramme d'^au. Il s'fst servi à cet effet i^ de la pile cloisonnée, dont nous avons déjà donné la description ; a^ d'une grande boussole à sensibilité variable, et d'un appfireil de décpipposition qui a de T^nalogip aveq les ÏPP^rpiU employés par JVIf Faraday,

La grande boussole à seasibîlité yariable est repré^ sentée dans la figure 17. Comme elle peut être utile dans d'autres expériences, nous filons en donner la description qu'il en a &it6 z

«Elle se compose d^un cercle vertical de laiton à « gorge carrée; la circonférence du fond de la gorge est «juste d'un mèti*«; «ne aiguille aimantée est posée sur ff un pivot, au centre du cercle; un repère, ajusté avec ce soin, forme une ligne de foi dans la direction du çjia- « mètre horizontal tracé dans 1^ plan vçrtical qui passe « par le milieu de la largeur de la gorge. Ainsi, quand «raiguille est spr la ligne de foi| le plan du courant a est exactement dans le plan du méridien magnétique. 9 Jje cercle k gorge est porté par urie alidade qui se «meut autour d'un piyol central, et dont Textrémité « parcourt un cercle horizontal. Quand le courant passe «et dévie l'aiguille, on fait mouvoir l'alidade pour ra- « mener la ligne de foi dans la direction de l'aiguille, et «l'angle qu*il faut décrire pour ipela est précisément « Vaqgle de déviation. »

Le cercle a gorge sert à enrouïer le fîl de manière à augmeqter ou k diminuer le nombre de tours. Avec cet instrument on' voit aisément que l'intensité de l'actiou

que Taiguille éprouve est rigoureusement proportionnelle au nombre de tours, ûet appeveil a ataes de aenf» libilité pour donner de^ dévjîfûçifs à oiiiq minute^ de degré près.

Quand PU reut opérer, on fait passer le courant dau Tappareil de décomposition et par tin fii de cuivre de 30 aEiètres de longueur, qu<e Ton enroule un certain noipbre de tours sur lé cercle de la boussole. On ftiarque exactement, avee un eofnptei|r , rSnst^ntoù la cominuoieatiea est établie, puis celui où Vuue des branches du tube renferme deunL centimètres cqbes d'hydrogène, quai)d la décomposition est lente, et six ou huit quand elle est xaptde r on observe eti ipême temps la djBviatiou de l'aiguille aimantée, pour avoir l'intensité du courant; déviation qui est toujours constante quand le métal qui forme les pôles n'éprouve pas d'action chimique variable. Voici le tableau J'une série d'expériences faites si|r la diécomposition de |'eau plus ou moins acidulée :

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